Par Kahina B.-H. – Dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux, l’ancien diplomate Abdelaziz Rahabi a commenté les événements violent qui secouent le Mali depuis fin avril.
«Le Mali est confronté à une vague d’actions terroristes qui ne peuvent être ni justifiées ni légitimées, car la violence ne peut être le moyen exclusif de revendication», a-t-il écrit. «L’absence de dialogue inclusif, a-t-il ajouté, est en grande partie responsable de la persistance de l’impasse politique interne actuelle», avant de rappeler la dénonciation, en 2024, par le gouvernement malien actuel des Accords d’Alger, sacrifiant la paix malienne sans plan de remplacement.
«La dénonciation, en 2024, par le gouvernement malien actuel des Accords d’Alger de 2015 a acté la rupture de Bamako avec le nord du Mali et rompu un processus laborieux de réconciliation, seul garant de la paix dans ce pays voisin, sans proposer d’alternatives consensuelles», a déploré Abdelaziz Rahabi, précisant qu’Ibrahim Boubacar Keïta, président malien de l’époque, avait sollicité l’Etat algérien pour organiser ces négociations avec tous les belligérants.
Ces Accords, soutenus par l’Union africaine, les Etats-Unis et l’Union européenne, «réduiraient, selon les autorités maliennes actuelles, la présence de l’Etat au nord de leur pays et fragiliseraient le pouvoir central», a-t-il expliqué, soulignant que l’Algérie avait proposé d’ajuster les Accords, mais que Bamako avait choisi l’hostilité.
«L’Algérie leur avait proposé d’en rediscuter certaines dispositions, mais de conserver l’esprit qui avait permis de mettre fin à sept ans de guerre et de ramener la paix dans un pays frontalier dont les dirigeants actuels ont choisi de s’inscrire dans des dynamiques hostiles à l’Algérie, à sa sécurité et à ses intérêts diplomatiques», a-t-il fait remarquer.
Pour l’ancien ministre de la Communication, la crise malienne multiplie les interventions étrangères aux frontières sahéliennes et transforme la région en arène de confrontation des grandes puissances.
«Ces ingérences consenties rendent le règlement des crises encore plus complexe, à l’image de la situation en Libye, où l’Algérie et la Tunisie, voisins directs, ont été marginalisées dans la recherche d’un règlement de la crise au profit d’une douzaine d’autres acteurs», a fait savoir Rahabi, ajoutant que «des pays riverains de zones de conflits ont historiquement subi des effets collatéraux nombreux et multiformes de ces conflits sans avoir quelque responsabilité dans leur déclenchement».
Rahabi revendique pour l’Algérie un droit de vigilance légitime sur les arrangements sécuritaires régionaux à ses frontières, souvent hostiles à ses intérêts.
«A ce titre, l’Algérie a le droit de vigilance sur les arrangements sécuritaires régionaux qui se mettent en place autour d’elle et souvent contre elle», a indiqué Abdelaziz Rahabi, appelant à ce que l’autonomie décisionnelle engage l’Algérie à contrôler toute initiative à ses frontières selon ses intérêts.
«L’autonomie de sa décision, qui constitue le socle de sa doctrine en matière de diplomatie et de défense nationale, devrait la qualifier à prendre part à toute initiative à ses frontières dans la forme qui correspond le mieux à ses intérêts. En Afrique, les peuples réclament ces dernières années davantage de politiques souverainistes vis-à-vis des grandes puissances», a-t-il conclu.
Rappelons qu’au Mali, la situation sécuritaire est extrêmement tendue, avec une offensive majeure de groupes terroristes contre la junte au pouvoir. Bamako est sous blocus, un couvre-feu de 72 heures a été décrété et des combats font rage dans la capitale et au nord, Kidal étant sous contrôle des rebelles.
K. B.-H.




Tahya notre intrépide ANP, digne héritière de notre glorieuse ALN, rempart de la nation. Gloire éternelle à nos valeureux chouhada !
EXERCITUS POPULI ALGERINI CUSTOS IMPERII
Restez vigilant en sécurisant nos frontières avec ce pays. Et surtout ne pas s’ingérer dans les affaires internes du Mali. Que les protagonistes de la scène politique malienne s’assoient autour d’une table avec assimi goïta et sa clique. La solution ne peut être que politique.
Ce n’est pas tant les putschistes de Bamako ni les terroristes islamistes qui me posent problème, c’est plutôt l’alliance contre nature entre les Azawad et les terroristes islamistes. Je trouve cette duplicité de la part des Azawad inquiétante au point ou je crois qu’il impératif que l’Algérie revoit méticuleusement sa fiche concernant se sujet précisément.
je dis ca je dis rien
L’ALGERIE n’a pas le droit de vigilance elle a le devoir d’agir.
Le Maroc a parasité le processus de paix elle a fait des propositions non pas aux Maliens mais a ces guignols de la fast fashion militaire en leur proposant un accès a l’Atlantique mais la réalité est pourquoi un accès a l’Atlantique ?
Le Sénégal la Mauritanie sont plus proche ; en fait se sont des instructions des USA et de la France .
Le président Algérien a raison l’Afrique a des problèmes c’est aux Africains a trouver une solution.
Toujours est il que ce régime tombera , il a fait plus de mal aux Maliens que de ceux qu’ils ont destituer et cela uniquement pour des raisons de corruption , ce sont des prédateur , des vergognes .
« Ces ingérences consenties rendent le règlement des crises encore plus complexe, à l’image de la situation en Libye, où l’Algérie et la Tunisie, voisins directs, ont été marginalisées dans la recherche d’un règlement de la crise au profit d’une douzaine d’autres acteurs »
C’est ce qui est le plus grave, c’est inacceptable. L’Algérie doit impérativement s’imposer et reprendre le contrôle.
Nous devons enfin reprendre le cours de notre histoire et commencer par consolider ce bloc civilisationnel et culturel historique que nous sommes avec la Tunisie et la Libye.
Là est notre cohésion première qui remonte à l’antiquité.
LE RÊVE DE CERTAINS ET SURTOUT DES USA C EST DE DETACHER LES TOUAREGS DES AUTRES ETATS , ZAAMA POUR LEUR BIEN ETRE SOCIAL CULTUREL LEUR CREER LEUR ETAT , DONC OU SONT LES TOUAREG????? HÉ OUI TOUT LE SUD ALGERIEN BIEN SUR, LE NORD DU MALI ,DU NIGER DU TCHAD DE LA MAURITANIE DE LYBIE , ALLONS DONC HUMMMMM Y ‘A BON !!!!!… GOOD !!!………….. IL EXISTE AUSSI DES TOUAREGS AU BURKINA FASSO SOIT 5 MILLIONS DE KM2 DE SAHEL SOIT 2 FOIS L’ ALGERIE !….. MORALITÉ, ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE, LES DIVISEURS ,LES COLONISATEURS ,LES RACISTES , LES SIONISTES ET LES PROFITEURS, MÊME PROFILS DE TOUTES LES FAÇONS
Les Accords d’Alger constituaient une base nécessaire, mais en aucun cas une solution suffisante. Leur logique reposait sur un postulat implicite : la capacité du pouvoir central malien à se réformer, à se renforcer et à intégrer durablement ses périphéries. Or, c’est précisément sur ce point que le processus a échoué.
La faiblesse structurelle de l’État à Bamako, combinée à une stagnation politique prolongée, a progressivement vidé ces accords de leur substance. En l’absence d’évolution réelle du centre, les tensions n’ont pas disparu — elles se sont simplement reconfigurées, jusqu’à rouvrir un cycle de confrontation.
Dans ce contexte, les choix opérés par Assimi Goïta traduisent moins une rupture isolée qu’une volonté de redéfinir les équilibres stratégiques du pays. La diversification des partenariats répond à une logique d’autonomisation, mais elle introduit également de nouvelles dépendances et complexifie davantage une situation déjà fragmentée.
La question centrale reste alors entière : comment stabiliser durablement un État lorsque ses orientations internes ouvrent la porte à des influences extérieures multiples, parfois concurrentes, et peu concernées par les équilibres régionaux à long terme ?
Car il serait réducteur de considérer la crise malienne comme un phénomène strictement interne. Le Sahel est devenu un espace de projection d’intérêts où se croisent puissances régionales et acteurs internationaux, chacun poursuivant ses propres objectifs. Dans cet environnement, les dynamiques locales peuvent être amplifiées, instrumentalisées ou détournées, au risque d’aggraver les fractures existantes.
Pour l’Algérie, directement exposée à ces recompositions, l’enjeu dépasse largement le cadre malien. Il s’agit avant tout de préserver la stabilité de son environnement immédiat et d’éviter tout effet de débordement vers ses régions frontalières. Cette réalité impose une vigilance accrue, tant sur le plan sécuritaire que diplomatique.
Dans ce cadre, le renforcement des dispositifs aux frontières apparaît comme une réponse logique face à une menace diffuse et évolutive. Mais au-delà de la dimension militaire, c’est la capacité à maintenir des canaux d’influence, à comprendre les recompositions en cours et à s’y adapter qui demeure déterminante.
La crise malienne illustre une transformation plus large : celle d’un espace sahélien devenu instable, concurrentiel et difficilement prévisible. Aucun acteur, aujourd’hui, ne dispose à lui seul des leviers nécessaires pour en maîtriser l’évolution. Et c’est précisément dans cette fragmentation que réside le principal défi pour la stabilité régionale.
Dans ton premier paragraphe tu as bien exposé la situation le souci est que ces accords sont tous les mêmes ils n’ont aucun accompagnement et il n’y a personne pour financer laissant la place a la corruption et cette vulnérabilité est repéré par certain pays les USA la France et par le biais du Maroc voila ce qui arrive .
MR Rahabi devrait être consulté dans le cadre d un « bétonnage » de la Diplomatie « Sécuritaire » de notre pays . Surtout par rapport à l Agitation plus que suspecte des Yankees concernant et le Sahel et le Sahara occidental : leur Salamecs et leur Danse du ventre devant nos gouvernants et autres intervenants concernés sont à mes yeux plus que des soporifiques…….plutôt du poison à effet prolongé……
Look Out Men !!!!
Face à l’escalade des tensions internationales, notre mot d’ordre est : vigilance, et même vigilance maximale. Des acteurs suspects cherchent à créer un climat de tension dans toute la région, des rivages de la Méditerranée jusqu’aux confins du Sahel. Les pays à l’origine de ces projets subversifs dans la région sont bien connus, les deux suplitifs : le Maroc et le Mali et ses alliés, Israël, les Émirats arabes unis et la France. Aujourd’hui, ils accusent l’Algérie d’être le bras droit de cette prétendue flotte russe, que la Russie utiliserait soi-disant pour contourner les sanctions occidentales. Ces accusations infondées sont le fruit d’un complot visant notre pays, principalement en raison de notre rapprochement militaire avec la Russie et la Chine , notamment depuis le début des conflits en Ukraine et en Iran. Nous sommes confrontés à un projet visant à plonger la région dans le chaos, comme ce fut le cas au Soudan et en Syrie entre 2010 et 2022.