Allah irahmou ou iouessaa aalih inchallah!! Quelle bien triste nouvelle pour l’Algérie entière. Sa voix suave manquera à jamais à tous les algériens d’où qu’ils soient. Pour ma part, du Canada je continuerai jusqu’à ce que je le rejoigne à l’écouter avec bonheur et reconnaissance tous les jours car il a toujours apporté le soleil d’Alger (où je suis née comme lui Allah irahmou) dans ma vie d’exilée inconsolable avec ses textes chaleureux, plein d’amour sincère pour cette ville que nous aurons tojuours dans la peau. Allah irahmek Laaziz Lafhal! Nous ne t’oublierons jamais car tu étais un artiste de cœur, sensible et fier d’être Algérien. Ina liallah oua ina ilayhi radjioun et que Dieu puisse aider ta famille à traverser cette période difficile Allah yaatti lahoum essbar inchaallah!
Allah yarhamhou. Ce sont des chanteurs dont le talent ne se reproduit pas facilement, parce qu’ils ont grandi dans un milieu artistique fécond, structuré par des traditions populaires vivantes et une véritable culture urbaine.
Comme je l’écrivais dans un précédent commentaire, je reviens d’Algérie, et notamment d’Alger. Une ville qui, malheureusement, a perdu une partie de sa couronne et de ce qui faisait le caractère typiquement algérois : la sociabilité, le raffinement populaire, les codes de transmission entre générations.
Car dans toutes les sociétés, ce sont les classes moyennes et bourgeoises qui assurent la continuité des traditions, des usages sociaux et de la mémoire historique dans les grandes villes. Depuis le drame de la décennie noire, cette bourgeoisie algéroise qui s’était construite au fil du temps a quitté le pays. Chose que même la colonisation n’avait pas réussi à provoquer à une telle échelle.
Pendant plus d’un siècle, cette classe a été la gardienne des codes sociaux algérois, des traditions familiales, d’une certaine morale urbaine, d’un tissu économique et culturel. Elle portait l’héritage d’Alger en tant que capitale historique depuis des siècles.
Avant la décennie noire, les migrations intérieures vers Alger fonctionnaient autrement : on arrivait d’un village ou d’une autre région, puis on adoptait progressivement les codes de la ville, ses traditions, ses manières, sa culture. Alger absorbait et transformait ceux qui venaient à elle.
Mais durant les années noires, le phénomène s’est inversé. La bourgeoisie instruite, patriote et socialement établie a fui ou s’est exilée, et une grande partie n’est jamais revenue. À sa place est arrivée une nouvelle population venue des quatre coins du pays, trouvant une capitale vidée de ses transmetteurs culturels. Sans cadre solide, sans continuité sociale, une autre culture urbaine s’est installée : plus opportuniste, moins raffinée, parfois sans profondeur historique.
Or, dans toute société, l’élévation sociale suit normalement des étapes : on vient d’un milieu populaire, puis par le travail, l’éducation et la reconnaissance, on gravit progressivement les échelons vers une bourgeoisie cultivée, avant éventuellement d’atteindre l’élite intellectuelle ou économique. Cette mécanique sociale a été brisée pendant la décennie noire.
Voilà pourquoi Alger peine aujourd’hui à retrouver l’âge d’or des grands artistes, des grandes familles, des grands intellectuels et des grandes réussites culturelles. Une capitale est la mémoire vivante d’un peuple. Lorsqu’une partie de cette mémoire disparaît, il devient extrêmement difficile de la reconstruire.
Et c’est aussi pour cela que les générations de chanteurs, d’acteurs, d’intellectuels ou d’hommes de théâtre qui ont fait la grandeur culturelle de l’Algérie après l’indépendance semblent aujourd’hui irremplaçables. Alger les avait façonnés avant de les offrir comme gloires nationales.
Rabi Yarhmou et Wessae elih c’était Ya Dzaïr ya 3açima un refrain magique que j’avais toujours en tête que j’ajoutais au refrain d’Ahmed Wahbi. Ya Dzaïr zinek khtaf 3aqli ..
Reposez-en paix qu’Allah vous accorde sa Sainte bénédiction et repos éternel Inchallah
ان لله وان اليه راجعون
Allah irahmou ou iouessaa aalih inchallah!! Quelle bien triste nouvelle pour l’Algérie entière. Sa voix suave manquera à jamais à tous les algériens d’où qu’ils soient. Pour ma part, du Canada je continuerai jusqu’à ce que je le rejoigne à l’écouter avec bonheur et reconnaissance tous les jours car il a toujours apporté le soleil d’Alger (où je suis née comme lui Allah irahmou) dans ma vie d’exilée inconsolable avec ses textes chaleureux, plein d’amour sincère pour cette ville que nous aurons tojuours dans la peau. Allah irahmek Laaziz Lafhal! Nous ne t’oublierons jamais car tu étais un artiste de cœur, sensible et fier d’être Algérien. Ina liallah oua ina ilayhi radjioun et que Dieu puisse aider ta famille à traverser cette période difficile Allah yaatti lahoum essbar inchaallah!
ان لله وان اليه راجعون
Allah y rhamo et condoléances à sa famille et proches.🤲
Allah ya rahmo.
Allah yarhamhou. Ce sont des chanteurs dont le talent ne se reproduit pas facilement, parce qu’ils ont grandi dans un milieu artistique fécond, structuré par des traditions populaires vivantes et une véritable culture urbaine.
Comme je l’écrivais dans un précédent commentaire, je reviens d’Algérie, et notamment d’Alger. Une ville qui, malheureusement, a perdu une partie de sa couronne et de ce qui faisait le caractère typiquement algérois : la sociabilité, le raffinement populaire, les codes de transmission entre générations.
Car dans toutes les sociétés, ce sont les classes moyennes et bourgeoises qui assurent la continuité des traditions, des usages sociaux et de la mémoire historique dans les grandes villes. Depuis le drame de la décennie noire, cette bourgeoisie algéroise qui s’était construite au fil du temps a quitté le pays. Chose que même la colonisation n’avait pas réussi à provoquer à une telle échelle.
Pendant plus d’un siècle, cette classe a été la gardienne des codes sociaux algérois, des traditions familiales, d’une certaine morale urbaine, d’un tissu économique et culturel. Elle portait l’héritage d’Alger en tant que capitale historique depuis des siècles.
Avant la décennie noire, les migrations intérieures vers Alger fonctionnaient autrement : on arrivait d’un village ou d’une autre région, puis on adoptait progressivement les codes de la ville, ses traditions, ses manières, sa culture. Alger absorbait et transformait ceux qui venaient à elle.
Mais durant les années noires, le phénomène s’est inversé. La bourgeoisie instruite, patriote et socialement établie a fui ou s’est exilée, et une grande partie n’est jamais revenue. À sa place est arrivée une nouvelle population venue des quatre coins du pays, trouvant une capitale vidée de ses transmetteurs culturels. Sans cadre solide, sans continuité sociale, une autre culture urbaine s’est installée : plus opportuniste, moins raffinée, parfois sans profondeur historique.
Or, dans toute société, l’élévation sociale suit normalement des étapes : on vient d’un milieu populaire, puis par le travail, l’éducation et la reconnaissance, on gravit progressivement les échelons vers une bourgeoisie cultivée, avant éventuellement d’atteindre l’élite intellectuelle ou économique. Cette mécanique sociale a été brisée pendant la décennie noire.
Voilà pourquoi Alger peine aujourd’hui à retrouver l’âge d’or des grands artistes, des grandes familles, des grands intellectuels et des grandes réussites culturelles. Une capitale est la mémoire vivante d’un peuple. Lorsqu’une partie de cette mémoire disparaît, il devient extrêmement difficile de la reconstruire.
Et c’est aussi pour cela que les générations de chanteurs, d’acteurs, d’intellectuels ou d’hommes de théâtre qui ont fait la grandeur culturelle de l’Algérie après l’indépendance semblent aujourd’hui irremplaçables. Alger les avait façonnés avant de les offrir comme gloires nationales.
Excellent commentaire auquel j’adhère pleinement!
Rabi Yarhmou et Wessae elih c’était Ya Dzaïr ya 3açima un refrain magique que j’avais toujours en tête que j’ajoutais au refrain d’Ahmed Wahbi. Ya Dzaïr zinek khtaf 3aqli ..
Reposez-en paix qu’Allah vous accorde sa Sainte bénédiction et repos éternel Inchallah