Une contribution d’Ali Akika – Tous les moyens ont été utilisés pour mettre à genoux l’Iran, qui a supporté des coups et des agressions de toutes natures. Les dites «victoires» tactiques de l’ennemi ont bercé ses illusions mais n’ont pas empêché la seule victoire qui vaille, celle qui revient à l’Iran, qui a conçu et appliqué avec intelligence une stratégie ayant porté ses fruits. L’accord-cadre, signé entre l’Iran et les Etats-Unis contre l’avis et sans l’accord d’un Israël marginalisé, est le résultat d’un rapport de force que l’Iran a réussi à imposer à Donald Trump. C’est du reste la raison de la fureur d’Israël et du vent de panique qui souffle dans la société israélienne. Fureur et panique sont des signes, des preuves que l’Amérique est le bouclier d’Israël, sans lequel cet Etat ne se permettrait pas de massacrer femmes et enfants et de narguer le monde.
Signe aussi que la dissuasion de l’armée «invincible» ne peut empêcher le bombardement, à coups de missiles iraniens, des bases militaires qui protègent le complexe atomique de Dimona. Ainsi, avec l’Iran, c’est une autre histoire qui s’écrit face à l’Empire américain. Quant à Israël, les yeux et les oreilles de l’Oncle Sam, il est et restera le proxy des guerres incessantes qui défendent les intérêts de ces deux puissances liées par un lien qui ressemble fort à la fameuse théorie du maître et de l’esclave du grand philosophe allemand Hegel (1). Israël, installé en Palestine, a bénéficié de la protection des Etats-Unis au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, qui vit l’Oncle Sam prendre la relève de la Grande-Bretagne dans ce Moyen-Orient toujours convoité par un Occident âpre au gain.
Le présent article n’a pas la prétention d’embrasser 3 000 ans d’histoire de l’Iran, qui expliqueraient la nouvelle stratégie de dissuasion ayant tenu en respect Israël et les Etats-Unis. Plus modestement, il s’inscrit dans le champ de la politique et de l’art de la guerre, moteurs de l’histoire, que l’Iran a déployés depuis 47 ans pour construire une dissuasion produisant aujourd’hui ses premiers effets visibles.
Depuis sa naissance, la République islamique d’Iran ne pouvait que «patienter» et s’allier avec le temps pour se forger des «armes» de sa stratégie de dissuasion. L’Iran se «contentait» de résister, dépourvu d’atouts suffisants pour s’imposer sans tomber dans l’humiliation ou la dépendance, s’appuyant sur une base sociale élargie et sur l’histoire du pays ainsi que ses diversités ethniques et religieuses (2).
Le concept de dissuasion est aujourd’hui souvent associé à l’arme nucléaire. Pourtant, il est aussi ancien que la guerre elle-même. On en trouve des traces chez Sun Tzu : «Le summum de l’art de la guerre est de soumettre l’ennemi sans verser une seule goutte de sang.» L’Iran est ainsi passé d’une dissuasion défensive à une dissuasion de réponse aux agressions, notamment depuis les événements liés au bombardement de son consulat en Syrie.
Les éléments constitutifs de la dissuasion iranienne
Paradoxalement, c’est Israël lui-même qui a contribué à pousser l’Iran à élaborer une nouvelle grammaire de la dissuasion. La République islamique a confirmé son adhésion au traité de non-prolifération nucléaire, interdisant aux Etats de développer l’arme atomique. Khomeiny a, de son côté, émis une fatwa interdisant la fabrication de bombes nucléaires.
Il est important de rappeler qu’Israël, qui entretenait de bonnes relations avec le Shah, n’avait pas critiqué le développement du nucléaire civil iranien avec l’aide de la France. La rupture est intervenue après la révolution, dans un contexte régional marqué par la guerre Iran-Irak, où l’Occident a soutenu Bagdad. L’Iran a alors intégré la possibilité d’une confrontation durable et a construit une posture de défense anticipée.
Cette anticipation, qui s’est révélée efficace dans les conflits récents, a été interprétée par ses adversaires comme une posture agressive. Mais dans les faits, elle repose sur une logique de dissuasion classique : empêcher la guerre en se préparant à la subir et à y répondre.
La géographie et le temps : socles de la stratégie iranienne
Les stratèges iraniens ont exploité deux ressources fondamentales : la géographie et le temps. L’immensité du territoire, les contraintes régionales et les points de passage stratégiques comme le détroit d’Ormuz constituent des leviers majeurs de contrôle et d’influence.
La maîtrise du temps s’inscrit dans une logique d’usure et d’adaptation. Les Iraniens ont privilégié des systèmes de défense économiques, adaptés à leurs contraintes, notamment les drones et les missiles, tout en développant des infrastructures souterraines pour protéger leurs capacités militaires.
Dans ce cadre, la guerre ne repose plus uniquement sur la supériorité aérienne ou technologique classique, mais sur la capacité à absorber une attaque et à répliquer de manière asymétrique. Cette logique est également visible dans d’autres théâtres de conflit contemporains.
L’Iran a aussi transformé ses contraintes régionales en outils stratégiques, en jouant sur les équilibres avec ses voisins et en limitant l’usage des bases militaires étrangères dans la région. Cette approche lui permet de renforcer sa profondeur stratégique et d’augmenter le coût potentiel de toute intervention.
Conclusion
Israël, qui a longtemps imposé sa dissuasion dans la région, se trouve aujourd’hui confronté à une logique de réponse différente, plus lente mais structurée. L’équilibre régional évolue vers un système où la capacité de riposte devient un facteur central.
Dans le champ médiatique, les discours sur la victoire ou la défaite se multiplient, mais ils restent souvent déconnectés des dynamiques militaires et politiques de fond. Les interprétations dominantes tendent à simplifier des réalités beaucoup plus complexes.
Enfin, concernant le Hezbollah, les analyses divergent fortement entre perception médiatique et situation sur le terrain, notamment dans le sud du Liban, où les opérations militaires restent intenses et structurées autour de contraintes tactiques fortes.
A. A.
(1) Théorie du maître et de l’esclave chez Hegel : résumé schématique d’un rapport de domination où les équilibres se maintiennent tant que les intérêts centraux du pouvoir ne sont pas menacés.
(2) Référence à la diversité ethnique et religieuse de l’Iran, souvent mobilisée dans les dynamiques de cohésion nationale.




Une victoire iranienne ???
Oui, surement!!!
La victoire ou la defaite se mesure, se mesure par rapprt aux objectifs declares ou non declares des belligerants.
Les objectifs des USA+ ont ete de soumettre l Iran et lui oter toutes capacites de defense et de changer son regime.
Aucun de ses objectifs n a ete atteint.
Par contre l objectif de l Iran a ete de register et celui-ci a ete atteint a Merkel!
Si bien que les pays occidentaux eux memes sont obiges de le reconnaitre.
Dans l accord de paix, il est question de suspendiert toutes les sanctions contre l Iran, de lui octroyer 300 milliards de $ US comme il l avait demande etc…
Si ce n est une victoire de l Iran, c est quoi alors!?
S
Les USA ,israël et les occidentaux ont voulut faire abdiquer et détruire l’etat Iranien ,mais voilà ils sont à la table de négociation en face seulement des USA sans ses proxys pour l’arrêt de la guerre sans abdiquer et ça c’est une grand victoire pour les Iranien ….actuellement aucun pays ne tient face aux USA ……..que voulez vous de plus.
Cet accord entre les états-unis et l’Iran reste fragile. Il vaut mieux encore attendre avant de tirer des enseignements de ce conflit. Sans oublier que l’entité sioniste continue ses attaques au Liban.
« Tous les moyens ont été utilisés pour mettre à genoux l’Iran, qui a supporté des coups et des agressions de toutes natures. » avance A. A..
Permettez moi de prendre le contre-pieds de l’auteur.
Supposons que les objectifs de la coalition impérialo-sioniste n’aient pas été pas la destruction de l’Iran des mollahs mais soient, essentiellement :
1- le renforcement du régime de l’Iran des mollah accompagné de son retour dans la sphère d’influence américaine, en imposant à ce régime d’utiliser le dollar comme moyen d’échange, utilisation qui renforce le marché des pétrodollars. qui sert, essentiellement à éviter le naufrage de l’économie américaine.
2- la consolidation du régime des mollah en tant que régime basé sur la religion qui ne peut que faciliter l’intégration de l’entité sioniste dans la « normalité », i. e. ne pas être appréhendée comme un anachronisme. En effet, entourée de régimes basés sur la religion, l’entité sioniste apparaîtrait comme un avant-poste de la « civilisation » occidentale et dissimulerait sa nature de vestige colonial doublé d’un régime raciste basé sur le religion.
3- de dissimuler la matérialisation actuelle du « Grand Israël », objectif proclamé par une grande partie des politiques sionistes, objectif qui est en cours, via la destruction de Gaza, la colonisation observable de la Cisjordanie, l’occupation d’une partie de la Syrie et l’annexion en cours du sud du Liban et …….
Moralité de l’histoire : il n’y en a aucune, à part que l’analyse concrète de la situation concrète montre qu’au bout du compte, le vrai perdant de cette agression de l’Iran des mollah par la coalition impérialo-sioniste n’est ni l’Iran des mollah qui s’en sort renforcé , ni les impérialistes yankees auxquels s’ouvrent un immense marché à reconstruire, ni l’entité sioniste qui consolide son statut de puissance régionale incontestable mais ……. le peuple iranien en particulier et les peuples de la région qui subissent et qui continueront à subir le joug du Grand Capital dont les différents régimes qui les dirigent n’en sont que les représentants.
Wa el fahem yefhem.
@Abou Stroff
« En effet, entourée de régimes basés sur la religion, l’entité sioniste apparaîtrait comme un avant-poste de la « civilisation » occidentale » 》》》 mais l’entité sioniste est basée sur la religion juive et l’idéologie RACISTE judéoSIONISTE. D’ailleurs les dirigeants actuels du gouvernement de l’entité sioniste ne s’en cachent même pas en tête Scheatanyahou.
L’entité sioniste, régime raciste basé sur la religion entourée de régimes arabo-musulmans, i. e des régimes racistes (tous les régimes arabo-musulmans du Golfe le sont, malgré les dénégations des idéologues des service) basés sur la religion, n’apparaitrait pas comme une « anormalité » mais s’intégrerait parfaitement dans un « univers » où la religion, peu importe laquelle, sert à gérer la « cité » en tant que référence ultime.
Dans un même mouvement et l’entité sioniste et les régimes arabo-musulmans du Golfe dissimuleraient leur essence, i. e. des vestiges coloniaux qui s’inscrivent, au moment présent, comme représentants régionaux du Grand Capital qui asservit et exploite tous les peuples, quelle que soit leur religion.
Moralité de l’histoire: il n’y en a aucune, à part que les régimes arabo-musulmans du Golfe et la mouvance islamiste (sunnite ou chiite, peu importe) ont, malgré les apparences, des intérêts convergents, pour ne pas dire identiques, avec l’entité sioniste, en particulier et la mouvance sioniste, en général, d’où la conclusion incontournable que je ne cesse d’avancer:
le projet sioniste continuera à s’imposer tant que les régimes arabo-musulmans (des vestiges coloniaux doublés de régimes racistes basés sur la religion) et l’entité sioniste (un régime colonial doublé d’un régime raciste basé sur la religion) ne seront pas « déconstruits » par les peuples (quelle que soit leur religion) qui subissent l’asservissement et l’exploitation du Grand Capital dont le régime sioniste et les régimes arabo-musulmans ne sont que les « représentants régionaux ».
En termes crus, je pense que, pour neutraliser le projet sioniste, les peuples de la région doivent commencer par neutraliser les régimes arabo-musulmans (maillon faible du ………… réseau) compradores qui justifient, directement ou indirectement, l’existence même de l’entité sioniste en tant que telle.
Wa el fahem yefhem.
Peut-on valablement accorder du crédit à la signature d’un papier sur un coin de table, à la façon du café du Commerce, dans le tohu-bohu d’un fastueux banquet et du cliquetis des couteaux et des fourchettes ?
Outre le fait que cette occasion inespérée permet au larron Emmanuel de frétiller du popotin devant son maître et seigneur amerloque et lui prêter allégeance sous les ors de Versailles, cet « événement » est à considérer surtout comme un break dans la wargame que mène Trump avec son acolyte Bibi au proche -orient, histoire de calmer les turbulences politiques internes des USA, pour passer sans trop de problèmes le cap du « midterm » qui arrive à grands pas en Novembre.
Une pax-americana temporaire et salutaire en somme pour beaucoup d’acteurs politiques et économiques mondiaux. A suivre ….
Lors du retrait des USA de l’accord JCPOA le président Iranien ou Ali Khamenei Allah yrahmou a dit ne jamais signer un accord avec les USA ils ne tiennent jamais leurs engagements !
Juste un rappel
Chekh Naïm Qassem a déclaré dans son discours que le Hezbollah rejetterait toute proposition liée au désarmement. Il a affirmé que les négociations avec l’entité sioniste devaient porter sur la sécurité mutuelle et sur la restauration de la souveraineté libanaise. Il a accusé l’entité sioniste de vouloir éliminer la présence militaire, politique, sociale et populaire du Hezbollah au Liban. Il a aussi présenté le conflit avec l’entité sioniste comme une lutte existentielle, dans laquelle le parti dit défendre l’avenir, le territoire et la population du Liban.
Le Liban le pré carré de la France n’est pas aidé !!!
Mr Akika j’attends un article sur le Yémen dont on ne parle plus depuis le « fameux 07 octobre ».
Mr Akika j’en ai oublié la politesse et pour qu’il n’y est pas de malentendu ce n’était pas une injonction mais j’apprécie vos contributions et serais ravie d’avoir votre analyse sur le Yémen qui ont disparu des radars médiatiques arabes je parle,
MERCI
à Dr Kelso, je ne l’ai pas pris pour une injonction mais venant d’un esprit ouvert à des horizons nouveaux. A propos du Yémen, je n’oublie pas qu’il a été agressé par l’Arabie saoudite et a été défendu par Nasser. L’occasion se présentera avec la nouvelle et probable carte qui se dessine dans la région et m’offrira l’occasion de parler de ce fabuleux pays. Bon courage, vos post interrogent et enrichissent le débat dans AP. Ali
Le gouvernement Iranien a peut être gagné mais le peuple Iranien à perdu tout espoir en un futur meilleur
Donald Trump aime bien signer.
Il fait du coloriage. Sa guerre suscite un complément financier de 80 milliards de dollars mais comme il n’a pas d’argent, la FED va imprimer 80 milliards de dollars en billets de banque et va les injecter dans l’économie.
Ensuite, Donald Trump va débloquer les avoirs financiers gelés de l’Iran afin que ce pays ne puisse acheter que des produits américains.
Sa politique ne repose que sur des calculs financiers, le gain, le bénéfice, il se fiche éperdument des personnes décédés, Donald Trump ne veut que de l’argent, des intérêts, du cash pour accroître sa puissance et pour payer les ardoises de son pays moins 40 000 milliards de dollars de dettes.
Versailles n’était qu’une étape pour valider ses crimes, sa guerre balayant la mort de 155 petites filles écolières d’Iran en échange de gains.
Après, l’Amérique vous dira : Démocratie, droit de l’homme, état de droit, la loi, la justice
En attendant les prochains missiles
Quand Trump et MUSK voudront affolé les bourses mondiales on en reparlera..de la victoire iranienne..ce Mic mac arrange tout le monde…meme les Les Mollahs qui se remplissent les poches avec les turcs comme financier et banquiers et les chinois comme soutien
..de loin
L’entité sioniste, régime raciste basé sur la religion entourée de régimes arabo-musulmans, i. e des régimes racistes (tous les régimes arabo-musulmans du Golfe le sont, malgré les dénégations des idéologues des service) basés sur la religion, n’apparaitrait pas comme une « anormalité » mais s’intégrerait parfaitement dans un « univers » où la religion, peu importe laquelle, sert à gérer la « cité » en tant que référence ultime.
Dans un même mouvement et l’entité sioniste et les régimes arabo-musulmans du Golfe dissimuleraient leur essence, i. e. des vestiges coloniaux qui s’inscrivent, au moment présent, comme représentants régionaux du Grand Capital qui asservit et exploite tous les peuples, quelle que soit leur religion.
Moralité de l’histoire: il n’y en a aucune, à part que les régimes arabo-musulmans du Golfe et la mouvance islamiste (sunnite ou chiite, peu importe) ont, malgré les apparences, des intérêts convergents, pour ne pas dire identiques, avec l’entité sioniste, en particulier et la mouvance sioniste, en général, d’où la conclusion incontournable que je ne cesse d’avancer:
le projet sioniste continuera à s’imposer tant que les régimes arabo-musulmans (des vestiges coloniaux doublés de régimes racistes basés sur la religion) et l’entité sioniste (un régime colonial doublé d’un régime raciste basé sur la religion) ne seront pas « déconstruits » par les peuples (quelle que soit leur religion) qui subissent l’asservissement et l’exploitation du Grand Capital dont le régime sioniste et les régimes arabo-musulmans ne sont que les « représentants régionaux ».
En termes crus, je pense que, pour neutraliser le projet sioniste, les peuples de la région doivent commencer par neutraliser les régimes arabo-musulmans (maillon faible du ………… réseau) compradores qui justifient, directement ou indirectement, l’existence même de l’entité sioniste en tant que telle.
Wa el fahem yefhem.
Le Livre des Dispositifs Ingénieux (arabe : كتاب الحيل, romanisé : Kitāb al-Ḥiyāl, persan : كتاب ترفندها, romanisé : Ketâb tarfandhâ, litt. « Livre des Tours de Magie ») est un ouvrage illustré de grande taille consacré aux dispositifs mécaniques, notamment aux automates.
Il a été publié en 850 par les trois frères d’origine perse, les frères Banū Mūsā (Ahmad, Muhammad et Hasan ibn Musa ibn Shakir), qui travaillaient à la Maison de la Sagesse (Bayt al-Hikma) à Bagdad, en Irak, sous le califat abbasside.
C’est pas la coupe du monde…
Ce sont les obsèques d’Ali Khamenei Allah yrahmou et sa famille je crois (petit cercueil sa petite-fille..), sont présents la Russie Dimitri Medvedev, et l’Arabie Saoudite !