Une nouvelle photographie du Dr Abu Safiya, diffusée après plus d’un an sans image publique, relance la mobilisation internationale en faveur de ce médecin palestinien devenu le symbole de la détresse du personnel soignant à Gaza. Le cliché, pris lors de sa comparution devant un tribunal, montre un homme calme et digne, mais dont l’apparence laisse entrevoir, selon ses soutiens, des signes de mauvais traitements subis durant sa détention.
Médecin reconnu pour son engagement auprès des enfants et des nouveau-nés de Gaza, le Dr Abu Safiya s’est retrouvé au cœur de la crise humanitaire qui frappe l’enclave palestinienne depuis le début du génocide commis par le régime nazi de Tel-Aviv. Jusqu’à son arrestation, il dirigeait un établissement hospitalier dans le nord de Gaza, où il poursuivait son travail malgré les bombardements, les pénuries de matériel médical et les conditions extrêmes imposées par le conflit.
Son arrestation a suscité une vive émotion au sein de la communauté médicale internationale. Des organisations et des professionnels de santé estiment qu’il a été arrêté alors qu’il exerçait ses fonctions et dénoncent une détention sans inculpation. Ils demandent également qu’une enquête indépendante soit menée sur les conditions dans lesquelles il est détenu.
Selon la campagne menée par plusieurs collectifs de médecins, près d’une centaine de soignants palestiniens sont actuellement détenus par l’entité sioniste. Les organisateurs de cette mobilisation affirment que plusieurs d’entre eux auraient subi des violences en détention et que certains y ont perdu la vie. Ces crimes appellent, selon eux, à une réponse urgente de la communauté internationale.
Plus de 600 000 personnes ont déjà rejoint cette campagne, qui exhorte les Etats membres de l’Union européenne à exercer une pression diplomatique sur Israël afin d’obtenir la libération du Dr Abu Safiya ainsi que celle de l’ensemble des personnels médicaux détenus.
Au-delà du cas individuel du médecin palestinien, cette mobilisation rappelle le rôle essentiel des soignants en temps de guerre. Le droit international humanitaire prévoit une protection particulière pour le personnel médical et les infrastructures de santé, afin de garantir la prise en charge des civils pris dans les conflits armés.
Les initiateurs de la campagne appellent enfin les citoyens à signer et à relayer leur pétition, estimant qu’une forte mobilisation internationale peut contribuer à maintenir la pression en faveur de la libération du Dr Abu Safiya et de ses collègues, et à rappeler que les médecins doivent pouvoir exercer leur mission de sauver des vies, même au cœur de la guerre.
M. K.



