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DZ Mania

Par Mrizek Sahraoui – Le phénomène peut échapper aux études sociologiques et aux analyses des politologues. Pourtant, il suffit juste de regarder en face la vérité historique. Dire que Xavier Driencourt, Bruno Retailleau, les agents Boualem Sansal et Kamel Daoud, ainsi que le syndicat des aboyeurs médiatiques de tous bords, qui ont fait de l’Algérie leur principal sujet, en sont pour quelque chose est tout à fait vrai.

​Nous n’en disconvenons pas, mais leur apport à ce regain de patriotisme est minime. Car, dans la réalité, le phénomène trouve sa source dans l’histoire et le prix payé. L’Algérie n’est pas uniquement une nationalité, un pays de naissance ; elle est l’héritage sacré légué par 1,5 million de martyrs morts pour une Algérie libre, souveraine et indépendante, dont le peuple a juré de défendre l’intégrité. L’intégrité : ce mot qui délimite la ligne rouge au-delà de laquelle aucun franchissement n’est permis.

​Là où les aboyeurs professionnels tentent de salir l’image de notre pays tout au long de ces dernières années, en le mêlant à l’infamante dénomination «DZ Mafia», le peuple, lui, dans son immense fierté d’être algérien, leur répond par l’ardente ferveur de la DZ Mania. Un sacré pied de nez aux agents doubles, à l’aigri Driencourt et au nostalgique haineux Retailleau, dont le programme pour la présidentielle française de 2027 repose essentiellement sur le dénigrement de l’Algérie et des Algériens vivant en France. 

​Dans les rues et les stades américains, au pays, tout comme au sein de la diaspora éparpillée aux quatre coins de la planète et, surtout, sur les réseaux sociaux, la DZ Mania est partout. Un regain d’amour pour la patrie, viscéral, presque magnétique, s’est emparé de tout le peuple conscient des périls qui guettent notre pays.

​Partout, dans un battement de cœur collectif, le «One, Two, Three, viva l’Algérie» résonne. Ce n’est plus seulement un slogan sportif, c’est un hymne à la patrie, un code d’honneur partagé par des millions de personnes.

On le voit match après match dans cette Coupe du monde, mais aussi lors d’événements culturels et associatifs organisés par la communauté algérienne établie en France notamment, au cours desquels les sbires du Makhzen ont tenté, en vain, de jouer aux trouble-fête.

​On le constate enfin dans l’intérêt manifeste que la diaspora porte aux élections législatives du 2 juillet prochain – les préparatifs vont bon train et nous y reviendrons. A l’évidence, les Algériens partagent tous la même certitude : on peut quitter l’Algérie, mais l’Algérie ne vous quitte jamais. 

A l’image de cette famille algérienne qui a fait dix heures de route pour venir assister au match entre l’Algérie et la Jordanie. La preuve est ainsi faite que la distance n’éteint pas la flamme patriotique. Alors, disons-le haut et fort : One, Two, Three, Viva l’Algérie !

M. S.

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