De Paris, Saliha Fayez – Depuis plus d’un an, le journaliste Shahin Hazamy fait face à une répression d’une ampleur exceptionnelle en France. Son tort ? Avoir exercé son métier de journaliste et dénoncé, à travers son travail, le génocide en cours à Gaza.
La liste des pressions qu’il subit est vertigineuse : perquisition violente de son domicile, confiscation de son matériel journalistique, poursuites judiciaires, gel de ses avoirs et blocage de ses comptes bancaires. Lors de la perquisition menée par la BRI, ses enfants ont eux-mêmes été traumatisés. A cette pression judiciaire et policière s’ajoutent des menaces de mort, des intimidations jusque devant son domicile, ainsi que des menaces visant directement sa famille et ses enfants.
Comme si cela ne suffisait pas, Shahin Hazamy fait également l’objet de campagnes de diffamation dans certains médias stipendiés. Une stratégie qui vise à discréditer un journaliste avant même de répondre au fond à ce qu’il documente et dénonce.
Cette affaire intervient dans un contexte où la liberté de la presse est de plus en plus mise à mal dès lors qu’il est question de Gaza et de la politique criminelle menée par Israël. Depuis le début du génocide, les voix qui dénoncent les crimes commis contre les Palestiniens font l’objet de pressions croissantes. Journalistes, militants, associations et citoyens sont confrontés à des interdictions, des procédures et des tentatives d’intimidation qui contribuent à installer un climat de peur et de silence dans la France de Macron.
Le cas de Shahin Hazamy est particulièrement alarmant. Lorsqu’un journaliste voit son domicile perquisitionné, son matériel professionnel saisi, ses comptes bloqués et sa famille exposée à des menaces, ce n’est plus seulement son travail qui est attaqué, mais la possibilité même d’informer librement.
Shahin Hazamy a besoin de soutien. Un rassemblement est organisé ce jeudi 10 septembre à 12 heures devant le tribunal judiciaire de Bobigny pour dénoncer la répression qu’il subit et lui apporter un soutien public. «Parce que faire taire un journaliste, c’est aussi tenter d’empêcher que son travail soit vu, entendu et discuté. Défendre Shahin Hazamy, c’est défendre le droit d’informer sur Gaza et la liberté de la presse», dénoncent les défenseurs des droits humains qui n’ont pas été contaminés par le virus de la servilité au lobby sioniste.
S. F.


