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Lutte antiterroriste : le Conseil de paix et de sécurité de l’UA salue le rôle de Tebboune et l’approche algérienne

Le rôle de l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent a une nouvelle fois été mis en avant au sein de l’Union africaine. Réuni à New York au niveau ministériel, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’organisation continentale a salué l’action du président Abdelmadjid Tebboune.

Dans un communiqué consacré au renforcement du bon voisinage et aux réponses régionales face aux menaces sécuritaires et terroristes, le CPS a notamment relevé la contribution du chef de l’Etat algérien à la promotion de l’agenda africain de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

Le Conseil a également appelé la Commission de l’Union africaine à accélérer la mise en place de deux instruments destinés à renforcer la coopération entre les Etats membres : un mécanisme continental de mandat d’arrêt et une base de données africaine recensant les personnes impliquées dans des activités terroristes.

L’objectif est de faciliter la coopération judiciaire entre les pays, de mieux entraver les réseaux qui alimentent les groupes terroristes et de limiter leur capacité à profiter des zones de refuge existant au-delà des frontières nationales.

Autre priorité mise en avant par le CPS : l’adaptation des dispositifs antiterroristes aux nouvelles technologies. Le Conseil a renouvelé son appel à la Commission de l’Union africaine pour élaborer un cadre continental destiné à lutter contre l’utilisation des technologies émergentes par les organisations terroristes.

Le dispositif devra notamment prendre en compte l’utilisation des drones, des plateformes de communication chiffrées et des outils de financement numérique. Il devra s’appuyer sur les «Principes directeurs d’Alger» et tenir compte des normes internationales applicables.

Cette orientation intervient alors que les groupes terroristes cherchent à diversifier leurs moyens d’action et à tirer parti des évolutions technologiques, aussi bien pour leurs communications que pour leur financement et leurs opérations.

Intervenant lors de la réunion, le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a réaffirmé la priorité accordée par l’Algérie à la lutte contre le financement du terrorisme.

Il a particulièrement insisté sur la nécessité d’empêcher les organisations terroristes de tirer profit des technologies avancées, tout en rappelant l’importance des «Principes directeurs d’Alger», adoptés par le Conseil de sécurité des Nations unies en janvier 2025.

Pour l’Algérie, la lutte contre le terrorisme ne saurait toutefois se limiter aux opérations sécuritaires. Ahmed Attaf a défendu une approche plus large, estimant que l’action militaire et sécuritaire doit être accompagnée par des politiques de développement, de réconciliation et de renforcement des institutions de l’Etat.

Le ministre a également mis l’accent sur la nécessité de s’attaquer aux facteurs susceptibles de favoriser le recrutement et l’implantation des groupes terroristes.

Cette vision, portée par l’Algérie au sein des instances africaines, place la coopération régionale, la lutte contre les circuits de financement et l’adaptation aux nouvelles technologies au cœur de la réponse continentale au terrorisme.

La réunion du CPS intervient alors que l’Union africaine cherche à renforcer ses mécanismes communs face à des menaces qui dépassent de plus en plus les frontières nationales et qui évoluent au rythme des nouvelles technologies.

R. I.

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