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Comment les Verts peuvent s’adapter à des adversaires très différents pendant les qualifications

Une campagne de qualification ne demande pas toujours la même équipe. L’Algérie l’a déjà constaté en ouvrant son parcours vers la CAN 2027 par une victoire 3 à 1 contre la Zambie. Dans le groupe I, les Verts devront aussi gérer le Burundi et le Togo, avec des profils de match qui peuvent changer radicalement.

Contre une équipe qui accepte de jouer

La Zambie a offert un premier exemple utile. Elle possède assez de vitesse et de qualité offensive pour obliger son adversaire à défendre des espaces, mais elle laisse aussi des possibilités lorsqu’elle avance. L’Algérie en a profité très tôt, puisque Jaouen Hadjam a marqué dès la deuxième minute après un mouvement impliquant Ibrahim Maza et Mohamed Amine Amoura.

Ce genre de rencontre favorise les joueurs capables d’attaquer rapidement après une récupération. Les supporters qui suivent les compositions, les absences et les rapports de force avant les rencontres peuvent aussi retrouver ces informations autour des matchs sur Linebet. Sur le terrain, le problème reste le même pour Hemdani: trouver l’équilibre entre accélération et contrôle.

La Zambie a égalisé à la 57e minute, preuve qu’un bon départ ne règle rien à lui seul. L’Algérie a pourtant répondu vite, avec un but de Maza à la 66e minute puis celui d’Anis Hadj Moussa huit minutes plus tard. Cette réaction donne déjà trois repères intéressants:

  1. Amoura peut créer du danger sans forcément terminer lui même l’action.
  2. Maza peut intervenir entre les lignes et arriver dans la surface au bon moment.
  3. Le banc peut changer le rythme, comme l’a montré Hadj Moussa après son entrée.

Le dernier point mérite presque d’être souligné deux fois. Presque.

Quand l’espace disparaît

Tous les adversaires ne vont pas accepter un match aussi ouvert. Une équipe plus prudente peut défendre plus bas, réduire l’espace dans l’axe et forcer l’Algérie à déplacer le ballon pendant de longues séquences. Dans ce scénario, courir vite sert moins. Il faut surtout déplacer le bloc adverse avant d’attaquer la zone libérée.

Que peut faire Hemdani face à ce type de match? Le premier réflexe consiste à éviter les centres trop précoces. Si cinq défenseurs attendent déjà dans la surface, leur envoyer le ballon directement ressemble davantage à un cadeau qu’à une solution.

Trois mécanismes deviennent alors particulièrement utiles:

  1. Faire circuler le ballon d’un côté à l’autre pour obliger le bloc à coulisser.
  2. Chercher Maza ou un autre milieu entre les lignes plutôt que forcer systématiquement les ailes.
  3. Utiliser les montées des latéraux après avoir attiré plusieurs adversaires vers l’intérieur.

L’Algérie possède des profils capables de jouer dans de petits espaces, mais la patience compte autant que la technique dans ce genre de rencontre. Une passe supplémentaire peut sembler lente depuis les tribunes. Sur le terrain, elle peut simplement déplacer le dernier défenseur qui bloquait l’action.

Gérer un déplacement sans transformer le match en combat

Le contexte change encore à l’extérieur. Pour la deuxième journée, l’Algérie doit se rendre à Bujumbura face au Burundi. Le groupe a voyagé avec 24 joueurs après les forfaits annoncés d’Amine Gouiri et de Rayan Aït Nouri. Voilà un rappel assez concret: l’adaptation commence parfois avant même le coup d’envoi.

Un déplacement africain peut imposer une autre gestion du rythme. L’équipe locale cherche souvent à exploiter son environnement, son public et les premières minutes. L’Algérie n’a donc aucun intérêt à transformer chaque attaque en course vers le but.

Le plan peut alors suivre quelques règles simples:

  1. Les milieux doivent sécuriser les premières relances avant de chercher une passe verticale.
  2. Un latéral peut monter pendant que l’autre garde une position plus prudente.
  3. Les attaquants doivent conserver assez de largeur pour empêcher le bloc adverse de se resserrer complètement.

Rien de spectaculaire. C’est justement le principe.

Une qualification se gagne aussi en changeant de registre

Le groupe I ne présente pas quatre versions du même match. La Zambie peut ouvrir des espaces, le Burundi peut demander davantage de patience, tandis que le Togo possède encore ses propres caractéristiques. Hemdani devra donc éviter de figer trop vite son onze et ses habitudes après un premier succès.

L’Algérie a commencé avec trois points et trois buts, mais la donnée la plus intéressante se trouve ailleurs. Trois buteurs différents ont marqué contre la Zambie, dont un remplaçant. Cela donne au sélectionneur plusieurs solutions pour modifier un match sans bouleverser toute son organisation.

La bonne équipe de qualification n’est pas forcément celle qui répète le mieux son plan préféré. C’est souvent celle qui reconnaît assez vite le match qu’elle est réellement en train de jouer.

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