Par Abdelkader S. – Lorsque le président Abdelmadjid Tebboune choisit d’employer un langage cru et direct pour évoquer la situation sécuritaire à nos frontières, l’analyse diplomatique cède le pas à la doctrine militaire. Lors de sa récente rencontre périodique avec les médias nationaux, le chef de l’Etat est revenu sur l’envoi inédit de quatre chasseurs bombardiers Sukhoï Su-30, d’hélicoptères de combat et d’un avion ravitailleur à l’aéroport de Niamey. Au-delà de l’annonce technique, c’est le ton employé qui résonne comme un avertissement sans précédent : «Tu me provoques ? Moi aussi j’envoie des avions de chasse, et bienvenue au tête-à-tête [ras b ras].»
Pour l’Algérie, en effet, il ne s’agit plus de bluffer ou de s’en tenir aux traditionnels communiqués appelant à la retenue. En assumant haut et fort le déploiement des vecteurs aériens pour contrer une tentative de coup d’Etat à Niamey, Abdelmadjid Tebboune lance un message limpide aux puissances étrangères et aux réseaux d’influence qui s’activent dans l’ombre du Sahel. L’Algérie ne tolérera plus que son voisinage direct, avec lequel elle partage plus de 950 kilomètres de frontière, devienne le terrain de jeu de déstabilisations orchestrées par des agendas extérieurs.
Le timing de cette crise nigérienne n’a d’ailleurs pas échappé à l’armée et aux services de renseignement algériens. «La tentative de coup d’Etat au Niger a eu lieu au lendemain de la visite du chef du gouvernement de Niamey en Algérie, ce que nous considérons comme une tentative de provocation à notre encontre», a martelé le président. Cette concomitance est perçue par l’Algérie non pas comme un hasard, mais comme un affront géopolitique délibéré mené par des «parties qui ont poussé trop loin leurs plans».
Ce déploiement marque une véritable révolution doctrinale. Historiquement adossée au principe de non-intervention hors de ses frontières, l’Armée nationale populaire (ANP) s’appuie désormais sur les récentes révisions constitutionnelles pour étendre son périmètre de sécurité nationale. Alors que le Sahel subit une recomposition géopolitique majeure, marquée par le repli des forces occidentales et l’incursion de mercenaires étrangers, l’Algérie sécurise également des intérêts économiques cruciaux, à l’instar du mégaprojet de gazoduc transsaharien (TSGP) liant le Nigeria à l’Europe via le Niger et l’Algérie.
En évoquant cette confrontation directe sans intermédiaire, Abdelmadjid Tebboune décoche une flèche vers ces capitales régionales qui s’imaginent intouchables, fortes d’une puissance d’emprunt glanée dans leur vassalité affichée à Israël. C’est un rappel à l’ordre cinglant de la part de l’Algérie. Les parrainages extérieurs et les alliances de circonstance avec Tel-Aviv ne pèseront rien face à la réalité du terrain saharien. Le chef de l’Etat réaffirme ainsi une vérité brute : l’Armée nationale populaire n’a besoin du soutien, de la validation ni de la technologie de personne pour défendre l’intégrité territoriale de l’Algérie, sa stabilité et ses intérêts vitaux. Face au mercenariat géopolitique, l’Algérie oppose une souveraineté militaire absolue et totalement autonome.
Le message du président Tebboune est dénué de toute ambiguïté. Si de telles provocations venaient à se répéter, l’ANP est désormais autorisée à frapper fort. En optimisant la force aérienne face à la manipulation politique, Abdelmadjid Tebboune trace une ligne rouge sang dans le sable du Sahara : quiconque touchera au Niger ou à un tout autre pays du Sahel pour nuire à l’Algérie devra faire face à la puissance de feu immédiate de l’Algérie.
A. S.




Tel Aviv c’es les USA , les gouvernements des pays concerné sont il conscient des problèmes ou sont ils préoccupé par leur propre égo ?
Qu’ils formulent clairement leur politique et avec l’ALGERIE ils le savent c’est du gagnant gagnant . Partant de là un grand continent qu’est le Sahel et l’Afrique en particulier décoléra .
C’est valable pour le mak aussi et ses maitres!
Gloire et éternité à notre inébranlable ANP
Nos ennemis sont à présent prévenus.
À bon entendeur.
La donne a changé.
Les royaumes soumis reçoivent et achètent pour des milliards de $, tout un armement de dernière génération d’un pays genocidaire. Pour, ne serait-ce , gonfler un peu leur poitrine. Néanmoins, l’efficacité fonctionnel de ces armes reste au bon vouloir de l’entité . Jusqu’au jour où le genocidaire décide, pour une raison quelconque , d’appuyer sur un simple bouton, il rendra leur armement totalement obsolète et inoffensif. Peut être meme, le retournera contre eux. Le cas des « bipers » du Hamas. Que deviendraient ils ces vassaux ? De simples et faibles royaumes, démunis, valets et soumis à qui veut.
Apprécions l’avantage tactique et sécuritaire de l’armement algérien. Le pays posséder le privilège d’être seul maître de son fonctionnement et de son efficacité.
Malheureusement ce n est pas en envoyant des chasseurs qu on règle ces problèmes de coups d état tous les 6 mois dans ces régimes Africains
Les proxys sont des entreprises prive qui emploient des mercenaires pour spolie les richesses qui ne sont plus le pétrole ou le gaz mais les métaux rares
Ces pays sont infecte de L intérieur au plus haut niveau l argent sale y circule
Attention à l’engrenage,il est toujours plus facile d’envoyer des troupes que de les retirer si le résultat escompté n’est pas atteint,de plus cela incitera les forces islamistes du Sahel à frapper le territoire Algérien avec la complicité de sympathisants de l’intérieur
En politique comme à la guerre, la meilleure défense reste l’attaque.
Nos adversaires ne s’embarrassent d’aucune règle ni d’aucune éthique …. leur unique obsession est d’affaiblir l’Algérie, d’asphyxier ses ambitions économiques et de torpiller ses alliances stratégiques en Afrique.
Attendre sagement les coups, les bras croisés, n’a jamais été une stratégie, c’est une reddition programmée… qui aiguise l’appétit des prédateurs !!!
Évidemment, l’offensive comporte des risques !
Entre l’audace stratégique et l’attentisme, le choix est vite fait.
« quiconque touchera au Niger ou à un tout autre pays du Sahel pour nuire à l’Algérie devra faire face à la puissance de feu immédiate de l’Algérie. » Conclut A. S..
En effet, nous devons être craints par nos ennemi (quels qu’ils soient), et quoi de plus pertinent que de montrer notre puissance de feu à nos ennemis pour qu’ils comprennent qu’ils seront anéantis s’ils s’avisaient à nous provoquer.
Wa el fahem yefhem.
{.. .Ton martial de Tebboune : la doctrine militaire de l’Algérie ne tolère plus l’ingérence au Sahel.. .}
L’Afrique aux Africains !!
Ceci passe pour être un slogan, mais ce fut l’idée déclaré par le roi Massinissa (roi de Numidie) paix à son âme et à celle des chouhada.
Ceci, aujourd’hui, n’est plus un « »slogan » », mais une réalité de terrain, réalisé par le président TEBBOUNE, président de l’Algérie et donne la réalité de nos objectifs, à savoir l’Afrique aux Africains… .
.. .C’est juste que nous avons perdu plus de 2000 ans dans des guerres aux profits de puissances étrangères et lorsqu’on les regarde, qu’on les étudie, ils n’avaient rien de plus si ce n’est qu’ils ont eu la bonne idée de .. . » » » »mutualiser » » » leurs violences contre nous, et avions cédés face à cette barbarie venu du nord de la mer méditerranée.
Il est impératif aux pays africains, libres et souverains, de signer entre eux, un traité d’alliance défensive ou, plus communément, un pacte de défense mutuelle, pour préserver leur souveraineté .Seul on est faible, mais ensemble on est forts et craints.
Le ton Martial est une chose, de préparer et faire la guerre en est une autre.
Je fais entièrement confiance à notre noble ANP sur ce sujet et si le président Tebboune parle ainsi c est que l ANP lui en assuré les capacités de notre noble armée et services compétents à affronter n importe quels defits ou menaces venant de l extérieur contre l Algérie et ces intérêts.
TAHIA DJAZAÏR ANTISIONISTE vive l’ANP ALLAH YARAHM CHOUHADA
Ils n’ont que trop profité de notre patience et de notre retenue.
L’heure est venue pour l’Algérie de rebattre les cartes au Sahel,désormais tous ceux qui veulent semer le chaos à nos frontières subiront l’enfer
Je trouve l’analyse intéressante, notamment sur un point essentiel : vous soulignez que l’Algérie n’est plus seulement dans le registre des déclarations diplomatiques lorsqu’il s’agit de la sécurité de son environnement immédiat, mais qu’elle a désormais démontré sa capacité à traduire certaines de ses lignes rouges en actes concrets. Le déploiement de moyens aériens au Niger mérite effectivement d’être analysé à ce niveau.
Mais je pense qu’il faut donner à cette évolution une profondeur historique que votre analyse n’explore peut-être pas suffisamment.
À cet égard, un ouvrage de Louis Blin,* L’Algérie, du Sahara au Sahel : route transsaharienne, économie pétrolière et construction de l’État * , publié en 1990, me paraît particulièrement éclairant.
Blin montrait déjà, à la fin des années 1980, que le Sahara algérien ne pouvait être considéré comme une simple périphérie désertique. Il constituait pour l’État algérien un espace stratégique où se rejoignaient les hydrocarbures, l’aménagement du territoire, la construction de l’État et surtout la projection des intérêts algériens vers le Sahel. La route transsaharienne n’était donc pas seulement une infrastructure routière : elle participait à l’organisation d’un espace économique et stratégique reliant l’Algérie à son environnement sahélien.
Trente-six ans plus tard, cette grille de lecture conserve une étonnante pertinence.
La route transsaharienne est désormais accompagnée de projets énergétiques, de connexions numériques, de corridors commerciaux et surtout du gazoduc transsaharien Nigeria-Niger-Algérie. Le Niger n’est donc pas pour Alger un simple voisin méridional de plus de 950 kilomètres : il constitue un maillon essentiel d’un espace saharo-sahélien dans lequel l’Algérie cherche depuis longtemps à préserver ses intérêts, sa sécurité et ses capacités d’influence.
C’est pourquoi je serais plus prudent sur l’idée d’une « révolution doctrinale ».
Le recours à la puissance militaire constitue incontestablement une évolution importante. Mais il peut aussi être interprété comme l’extension sécuritaire d’une politique saharienne beaucoup plus ancienne.
Autrement dit, ce qui change aujourd’hui, ce n’est peut-être pas la perception algérienne de son environnement sahélien, mais les moyens employés pour le protéger.
Chez Blin, on trouvait déjà l’enchaînement : hydrocarbures → construction de l’État → aménagement du Sahara → route transsaharienne → ouverture vers le Sahel.
Aujourd’hui, on pourrait presque prolonger cette chaîne : énergie → infrastructures → corridors transsahariens → intérêts économiques → sécurité → projection stratégique.
C’est précisément ce qui rend les événements récents au Niger particulièrement intéressants.
Il serait donc réducteur de ne voir dans la réaction algérienne qu’une démonstration de force ou un avertissement adressé à telle ou telle puissance étrangère. Elle peut aussi être comprise comme la manifestation sécuritaire d’une conception beaucoup plus ancienne de l’espace algérien : pour Alger, la profondeur stratégique du pays ne s’arrête pas nécessairement à sa frontière méridionale.
Et c’est peut-être là que Louis Blin, écrit il y a plus de trente ans, permet de mieux comprendre l’Algérie d’aujourd’hui.