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Ségolène Royal recadre la presse française et exige le respect de la souveraineté algérienne

De Paris, Saliha Fayez – Invitée ce lundi matin sur France Inter au lendemain d’un débat politique intense, Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste, a délivré un plaidoyer fort en faveur d’un rapprochement diplomatique et économique majeur avec l’Algérie. L’ancienne ministre a défendu une vision humaniste et souverainiste des relations internationales, invitant la France à dépasser les postures critiques pour bâtir un partenariat mutuellement bénéfique avec son voisin maghrébin.

Interrogée sur la qualification politique du pouvoir en Algérie, Ségolène Royal a opposé une fin de non-recevoir rigoureuse aux grilles de lecture restrictives. «Ce n’est pas à moi de qualifier politiquement un pays. C’est au peuple algérien de se définir», a-t-elle affirmé avec force, érigeant le respect de la souveraineté nationale en principe cardinal.

Face aux relances du journaliste concernant des dossiers judiciaires spécifiques, la candidate a refusé de stigmatiser l’Algérie en rappelant judicieusement que chaque nation, y compris la France, fait face à ses propres défis internes et à ses propres contradictions. Elle a notamment invité à une prise de recul salutaire face aux leçons de gouvernance souvent adressées à l’étranger.

Pour Ségolène Royal, le statut international de l’Algérie ne souffre d’aucune contestation. Elle a rappelé la légitimité d’un Etat qui dialogue d’égal à égal avec les plus hautes autorités mondiales : «Si l’Algérie était ce que vous dites, vous croyez que le pape serait allé en Algérie ?» Elle a également mis en avant l’activisme des grandes puissances européennes comme l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne, dont les ministres de l’Energie se sont récemment déplacés à Alger pour sceller des alliances stratégiques.

C’est sur le terrain du co-développement économique que la candidate a porté ses arguments les plus percutants. Qualifiant de décision de bon sens le rétablissement de relations diplomatiques fluides, elle a insisté sur l’opportunité cruciale d’importer du gaz algérien et de s’associer aux grands projets d’hydrogène vert initiés par le pays. Elle s’est dite convaincue que ce partenariat est une clé pour soutenir le tissu entrepreneurial français.

En conclusion, Ségolène Royal a appelé à substituer la barbarie des tensions par une profonde empathie, plaidant pour une union solide et respectueuse avec l’Algérie.

S. F.

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