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Deux coupables de l’attentat raciste de Trappes identifiés : Eric Zemmour et Jordan Bardella

Par Kamel M. – L’horreur a frappé Trappes et La Verrière ce vendredi, plongeant la France dans la sidération après qu’un homme a tiré en rafales sur des passants, faisant un mort et quatre blessés graves. Parmi les victimes se trouve une jeune fille de 12 ans, atteinte par plusieurs tirs, dont le pronostic vital est engagé. Alors que le parquet national antiterroriste s’est saisi de l’enquête pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste avec la circonstance de motivations racistes ou islamophobes, cet acte effroyable remet brutalement sur le devant de la scène la responsabilité des discours haineux désinhibés.

De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer le climat délétère entretenu par des figures de l’extrême-droite. Des critiques ciblent notamment Jordan Bardella, président du Rassemblement national, et Eric Zemmour, leader de Reconquête, accusés d’avoir, par leurs déclarations successives, désigné de longue date la communauté musulmane comme une cible symbolique dans cette localité et à l’échelle nationale.

Pour plusieurs organisations de terrain, les sorties médiatiques régulières de ces deux responsables politiques participent activement à une atmosphère de haine décomplexée. En matraquant les théories du grand remplacement, de l’invasion ou en dépeignant systématiquement les banlieues populaires comme des zones de non-droit hostiles à l’identité française, ces discours finissent par armer idéologiquement des profils radicalisés.

Des réactions vives au sein de la gauche et d’institutions rappellent avec force que le racisme n’est pas une opinion, mais un délit. Les observateurs déplorent que les obsessions identitaires d’Eric Zemmour et la normalisation de la rhétorique portée par Jordan Bardella banalisent la suspicion généralisée envers les citoyens de confession musulmane ou perçus comme issus de l’immigration. Trappes, ville régulièrement érigée en symbole par ces mouvances, subit de plein fouet les conséquences de cette focalisation médiatique malveillante.

Face à ce drame, le cri d’alarme de la société civile est unanime : on ne peut dissocier la violence des mots de la violence des actes. En installant un climat de guerre culturelle et en désignant des boucs émissaires au quotidien, les entrepreneurs de la peur portent une lourde responsabilité morale dans la fragmentation du pays et l’émergence d’actes terroristes racistes.

«La France se trouve aujourd’hui à un tournant. Pour éviter que le venin du racisme et de l’islamophobie ne fracture définitivement le pays, il devient impératif de faire bloc autour des valeurs de fraternité et d’exiger une condamnation ferme et sans concession de ceux qui soufflent sur les braises de la discorde», dénonce Abdallah Zekri, président de l’Observatoire de lutte contre l’islamophobie, dans une déclaration à Algeriepatriotique. «L’heure est au recueillement et au soutien total envers les familles brisées de Trappes, mais aussi à un sursaut politique majeur contre l’extrême-droite», conclue-t-il.

K. M.

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