La délégation algérienne a bouclé les trois premières journées de compétition des Jeux méditerranéens de Tarente (21 août-3 septembre-2026), avec un bilan de six médailles : une en or, une en argent et quatre en bronze, occupant provisoirement la 12e place au tableau général des médailles.
L’Algérie a progressivement construit son premier bilan depuis le début des épreuves, avant de connaître une troisième journée particulièrement fructueuse, marquée notamment par l’obtention de son premier titre méditerranéen à Tarente.
La performance la plus marquante est à mettre à l’actif du lutteur Abdelkarim Fergat, sacré champion méditerranéen en lutte gréco-romaine dans la catégorie des 60 kg. Cette médaille d’or constitue jusqu’ici le principal fait d’armes de la participation algérienne et permet à la délégation de lancer véritablement sa campagne sur une note positive.
La lutte gréco-romaine s’est d’ailleurs imposée comme la principale pourvoyeuse de médailles algériennes après trois journées. Outre Fergat, Fayçal Benfredj a décroché la médaille d’argent dans la catégorie des 67 kg, alors que Bachir Sid Azara et Fadi Rouabah ont remporté le bronze respectivement chez les 87 kg et les 97 kg.
A ces quatre médailles obtenues en lutte viennent s’ajouter les deux premières distinctions décrochées par l’Algérie dans les autres disciplines. Le taekwondoïste Nadhir Harbi a obtenu le bronze dans la catégorie des moins de 58 kg, tandis que le double mixte de badminton composé de Koceila Mammeri et Tanina Mammeri a également pris la troisième place (bronze).
Avec six médailles au total, l’Algérie occupe ainsi la 12e place du classement général, dominé pour l’instant par le pays hôte, l’Italie qui s’installe en tête du tableau des médailles avec 35 podiums, dont 13 médailles d’or, 16 d’argent et 6 de bronze. Elle devance la Turquie (9 or, 5 argent, 5 bronze), et la Grèce (5 or, 4 argent, 4 bronze).
Ce classement reste toutefois largement provisoire, compte tenu du nombre important d’épreuves qui restent à disputer. Les écarts entre les nations sont appelés à évoluer sensiblement au cours des prochaines journées, au fur et à mesure de l’entrée en compétition des disciplines et des athlètes à fort potentiel.
Une première moisson portée par les sports individuels
Le premier enseignement de ces trois journées est la contribution importante des sports individuels au bilan algérien. La lutte constitue incontestablement la locomotive de la délégation avec quatre médailles, dont le premier titre.
Le bronze obtenu en taekwondo et celui décroché en badminton témoignent également de la capacité de plusieurs disciplines à se hisser sur les podiums méditerranéens.
Cette première moisson permet ainsi à la délégation algérienne de disposer d’une base intéressante avant l’entrée en lice ou l’arrivée dans les phases décisives de plusieurs autres disciplines.
La délégation algérienne dispose encore de plusieurs possibilités d’enrichir son tableau de médailles. Les prochaines journées devraient notamment permettre aux représentants algériens engagés dans les disciplines à fort enjeu de faire leur entrée dans la course aux podiums.
L’objectif sera désormais de transformer cette première dynamique en une moisson plus conséquente et de permettre à l’Algérie de progresser dans le classement général.
Après trois journées, le bilan est encourageant, selon les observateurs, sans être révélateur du potentiel réel de la délégation algérienne. Avec cette moisson provisoire, l’Algérie a réussi son entrée dans le tableau des médailles de Tarente.
La suite de la compétition dira si cette première récolte constitue le prélude à une moisson beaucoup plus importante.
R. S.


