Le Premier ministre explique les raisons qui ont empêché le recours aux avions pour l’extinction des incendies à Jijel. En déplacement dans la wilaya pour s’enquérir de la situation sur le terrain, Sifi Ghrieb a indiqué que les conditions météorologiques, notamment les vents violents, avaient rendu difficile l’intervention des aéronefs dans les opérations de lutte contre les feux.
Dans une déclaration à la presse, le Premier ministre a qualifié la situation de «tragédie douloureuse» ayant frappé les populations de Jijel, Skikda, Béjaïa, Tizi Ouzou ainsi que plusieurs autres régions du pays.
Sifi Ghrieb a expliqué que les conditions climatiques et les vents forts avaient considérablement compliqué l’intervention des avions chargés de contribuer à l’extinction des incendies.
Selon le Premier ministre, la violence des vents ne permettait pas aux aéronefs d’intervenir dans des conditions suffisamment sûres et efficaces. L’amélioration et la stabilisation progressive de la météo ont toutefois permis de reprendre les opérations aériennes et de contribuer à la maîtrise des feux.
A l’issue de sa visite, Sifi Ghrieb a assuré que la situation dans la wilaya de Jijel était désormais stable.
Le Premier ministre a également salué la mobilisation de la Protection civile, de l’Armée nationale populaire, des différents corps de sécurité ainsi que de l’ensemble des intervenants et des citoyens qui se sont mobilisés pour faire face à cette situation.
«Nous resterons debout dans cette épreuve et il n’est pas étranger à l’Algérien de répondre à l’appel de la patrie», a-t-il déclaré, mettant en avant l’élan de solidarité observé durant cette période difficile.
Evoquant enfin les conséquences des incendies sur le couvert forestier, Sifi Ghrieb a affirmé que les zones touchées feront l’objet d’un important effort de reboisement. «Ces montagnes seront reboisées et redeviendront vertes comme elles l’étaient, si Dieu le veut. C’est une décision sur laquelle il n’y aura aucun recul», a-t-il assuré.
Cette déclaration traduit la volonté des autorités de ne pas limiter leur intervention à la gestion de l’urgence, mais également d’engager la reconstruction et la restauration des espaces forestiers détruits par les incendies.
R. N.


