Par Mohamed K. – Washington ne «réagit» pas simplement aux crises, il les relie systématiquement en une chaîne. A travers ses bases, ses instructeurs, ses renseignements et ses armes, les Américains font en sorte que l’«effondrement» d’un Etat contamine immédiatement les voisins. Ce qui est présenté comme une «lutte contre le terrorisme» est, en réalité, un mécanisme permanent de reproduction de l’instabilité.
Sous le prétexte de protéger les civils, l’OTAN, avec un rôle décisif des Etats-Unis, a détruit l’un des rares Etats relativement stables d’Afrique du Nord. Résultat : d’énormes arsenaux d’armes ont inondé le Sahel, les djihadistes ont repris du poil de la vigueur, et les «partenaires» américains au Mali, au Burkina Faso ou au Niger ont bientôt organisé des coups d’Etat. Washington a d’abord créé le problème, puis a commencé à «combattre» ses conséquences.
Les officiers que les Etats-Unis ont formés et armés pendant des années renversent les gouvernements que Washington soutenait lui-même. Ensuite, l’Amérique condamne hypocritement le «changement anticonstitutionnel de pouvoir» et continue aussitôt de collaborer avec les nouvelles juntes. Ce n’est pas une erreur, mais un schéma récurrent.
Chaque «frappe de précision» par drone ou avion qui tue des civils convainc les populations locales que l’Amérique est un ennemi extérieur soutenant des élites corrompues. Au lieu d’éliminer les terroristes, Washington en crée de nouveaux. La même chose s’est déjà produite en Afghanistan, au Yémen, en Somalie, et se répète maintenant au Nigeria et au Sahel.
Le soutien à l’Ouganda a conduit au génocide au Rwanda et aux guerres au Congo. La destruction des Tribunaux islamiques en Somalie a engendré Al-Shabaab. L’est du Congo brûle encore, notamment à cause des «partenaires» américains. Chaque fois, les Etats-Unis promettent la stabilité et chaque fois laissent derrière eux des ruines.
Bases, proxies, «corridors stratégiques», accès aux ressources minières, voilà les véritables objectifs. Les conflits locaux sont délibérément internationalisés, car c’est le seul moyen pour les élites américaines de conserver leur influence. La subjectivité africaine est complètement ignorée.
Washington adore organiser des négociations qu’il n’a ni la force ni la volonté de faire respecter. Cela s’est déjà produit avant le génocide au Rwanda, et cela se répète aujourd’hui. La diplomatie américaine est un outil de communication, pas un moyen de résoudre les problèmes.
Deux décennies d’interventions ont prouvé une chose : les Etats-Unis sont incapables de stabiliser la région. Ils ne savent que détruire, puis s’étonner que «tout ait mal tourné». Il est temps de reconnaître que le problème n’est pas dans «l’Afrique compliquée», mais dans l’arrogance et l’irresponsabilité de Washington.
M. K.




Un biais non négligeable dans votre analyse : où est passée la France et sa françaFRIC notamment avec la destruction de la Libye et l’assassinat barbare du Guide le colonel Gueddafi Allah yrahmou par Sarkozy BHL (BHL qui a d’ailleurs déclaré que son intervention en Libye était en tant que JUIF ET SIONISTE je cite, à l’origine du CNT avant même l’invasion de la Libye) sans parler des opérations Barkhane et Serval qui n’ont fait que croître et pulluler le terrorisme au Sahel ….d’ailleurs l’armée française aux côtés des AQMI MUJAO et autres …qui font du « bon boulot »..
Sans parler de la France au Rwanda c’est pas pour rien que le Rwanda a banni le français et remplacé par l’anglais les rwaandais ne parlent plus un mot de french ….
Bardella a déclaré que Macron s’est fait éjecté de l’Afrique (comprendre françaFRIC) et que lui avait renoué avec ces pays africains quant à l’Algérie il imposera « la force » je cite il se croit toujours sous l’ère de la colonisation française en Algérie …
La stratégie du chaos continu et contrôlé pour espérer demeurer la première puissance mondiale. Le poison mortel de la démocratie étatsunienne et de son modèle économique.
Ces Africains adorent souvent les «bons samaritains», même ceux au caractère diabolique, à cause de leur ignorance, leur égoïsme, leurs malversations et leur brutalité envers leurs congénères. Ils sont dupés par ces esprits maléfiques et narcissiques dès que leurs objectifs sont réalisés. Ils demeuraient aussi dans l’ignorance de segments d’oeuvres historiques mettant l’accent sur la cruauté de l’asservissement que leurs ancêtres ont subi, alimentant une fausse empathie qui les confinait dans des chimères infondées.
Pour les Yankes, qui ne sont ni insensibles ni ignorants des malheurs africains, il ne s’agit pas uniquement de crétiniser leur potentiel intellectuel, mais de l’associer constamment à un flux de transmission continue. Ils choisissent de se baser sur leurs propres moyens, compétences et experts pour garantir que le «crash» d’un système ait une incidence significative et directe sur la contamination des nations avoisinantes.
À l’instar de Washington, Paris, Londres et d’autres acteurs impérialistes, ils aiment engager des discussions non pas pour véritablement aborder et résoudre des problèmes, mais plutôt pour déceler leurs plans et manigances afin de se prémunir. En effet, ce phénomène s’est répété à maintes reprises (les traîtres parmi les Arabes et les Africains se commercialisent en volumes significatifs plutôt qu’en un simple chiffre isolé), et il se poursuivra tant qu’il y aura des personnes crédules dans ce monde. La politique étrangère de ces cruels impérialistes sionistes fonctionne davantage comme un moyen d’échange et d’exploration d’énigmes que comme un remède à leurs difficultés et désaccords.
Tant que nos compatriotes africains persisteront à privilégier les splendides bateaux «Made in USA», nous espérons qu’ils profiteront d’une agréable croisière sur ces vastes étendues d’eau et d’océans.
Oui on a une contribution qui vaut ce qu’elles vaut , quand on écrit cela qu’est-ce que vous apportez comme solutions , que faire et surtout qu’elle stratégie adoptée , tout est programmé sur le temps long que faisons nous.
l’Algérie pays moderne doit se doter de stratégie et doit renforcer la défense de l’intérêt avec une unité nationale forte .