Les travaux de la deuxième rencontre internationale sur la «préservation des sites d’art rupestre du Tassili n’Ajjer», organisée dans le cadre de la première édition du Festival international de l’art rupestre à Djanet, ont été clôturés, vendredi, par l’adoption d’un document de référence fondateur sur la protection de l’art rupestre africain, sa connaissance et sa transmission aux générations futures.
Ce document, adopté sous l’intitulé de «Déclaration de Djanet», comprend d’importantes recommandations, lues par l’inspecteur du patrimoine culturel au ministère de la Culture et des Arts, Salah Amokrane, en présence du wali de la wilaya de Djanet, M’Hamed Moumen, du commissaire du festival, Abdellah Bouguendoura, ainsi que de plusieurs chercheurs participant au festival, venus d’Algérie et de l’étranger.
Ces recommandations portent sur «l’inventaire, la protection et la préservation du patrimoine rupestre africain», ainsi que sur «le renforcement des efforts visant à le protéger, à l’étudier et à le valoriser, et la coordination des efforts africains et internationaux dans ce domaine».
Dans ce cadre, il a été souligné l’importance de «renforcer les travaux d’inventaire en tant que priorité permanente, en s’appuyant sur les moyens, méthodes et technologies modernes d’enregistrement et de gestion de l’information, en sus de création de bases de données et de soutenir les recherches pluridisciplinaires fondées sur la documentation et l’analyse au moyen de techniques d’imagerie et de numérisation, outre les analyses
archéométriques appropriées tenant compte du contexte archéologique local».
Les participants ont également mis en avant l’importance de «soutenir la recherche scientifique et la formation en encourageant la coopération entre les établissements scientifiques, les responsables de la gestion des sites et les détenteurs des savoirs locaux, ainsi qu’en renforçant les moyens consacrés aux travaux de documentation et de recherche et au suivi de l’état des sites», outre la nécessité «d’accorder la priorité à la conservation préventive en renforçant le suivi des facteurs de dégradation liés au changement climatique et en anticipant les risques naturels et humains qui menacent les sites».
Ils ont, en outre, appelé à «renforcer la mise en œuvre des mesures de protection juridique et la coopération dans la lutte contre le vandalisme, le pillage et le trafic illicite des biens archéologiques, tout en veillant à garantir la protection des sites de l’art rupestre et des paysages qui les entourent dans le cadre des politiques d’aménagement et de développement».
Les recommandations ont, par ailleurs, souligné «l’importance d’accorder la priorité aux sites et aux éléments exposés aux risques ou menacés de dégradation ou de disparition, sur la base d’une évaluation scientifique du niveau de risque, ainsi que de renforcer les capacités des institutions communautaires et des acteurs locaux, notamment les guides et les agents issus des communautés locales chargés de la surveillance des sites et du suivi de leur état, à travers la formation, l’appui technique et la sensibilisation à la protection du patrimoine rupestre».
A noter que la première édition du Festival international de l’art rupestre à Djanet, organisée par le ministère de la Culture et des Arts sous le haut patronage du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a été clôturée par la tenue de la rencontre internationale sur «la conservation des sites de l’art rupestre du Tassili n’Ajjer», à laquelle ont pris part des experts et des chercheurs algériens et internationaux.
R. C.


