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Le penseur Jacob Cohen : «Le sionisme est entré dans une crise historique profonde»

Invité d’une émission animée par Raphaël Berland, l’écrivain et essayiste Jacob Cohen a livré une charge sévère contre l’évolution du sionisme et de la société israélienne contemporaine. Pendant plus d’une heure, l’auteur est revenu sur l’histoire du mouvement sioniste, les accords d’Oslo, la guerre à Gaza, les relations entre Israël et les Etats-Unis ainsi que les fractures internes qui traversent aujourd’hui l’Etat hébreu.

Dès le début de l’entretien, Jacob Cohen développe une thèse centrale : le projet sioniste originel a profondément dévié de ses ambitions initiales. Selon lui, les fondateurs du sionisme cherchaient à créer un «juif nouveau», détaché du modèle diasporique traditionnel, enraciné dans la terre, le travail et la défense nationale. «Mais, estime-t-il, cette vision a progressivement laissé place à une société dominée par un nationalisme religieux de plus en plus radical.» «Israël s’est engagé dans une dynamique de fermeture idéologique et de durcissement politique», explique-t-il.

Revenant sur les accords d’Oslo signés sous le gouvernement de Yitzhak Rabin, Jacob Cohen les qualifie de «plus grande arnaque diplomatique du XXe siècle». Selon lui, le mouvement sioniste n’a jamais véritablement accepté l’idée d’un Etat palestinien souverain. Il rappelle notamment les tractations menées à la veille du partage de 1947 entre certains dirigeants sionistes et la monarchie jordanienne afin d’empêcher l’émergence d’un nationalisme palestinien autonome.

L’entretien dresse également le portrait d’une société israélienne profondément transformée. Pour Jacob Cohen, la gauche israélienne qui représentait autrefois une part importante du débat public a quasiment disparu. Il cite le journaliste Gideon Levy comme l’un des derniers représentants d’une voix critique devenue marginale dans le paysage politique israélien. Les intellectuels et universitaires opposés au génocide à Gaza sont désormais confrontés, affirme-t-il, à des formes croissantes de pression et d’ostracisme.

La guerre à Gaza et ses conséquences internationales constituent un autre temps fort de la discussion. Jacob Cohen estime que le conflit a profondément dégradé l’image d’Israël dans le monde occidental, en particulier aux Etats-Unis. Selon lui, une rupture est en train de s’opérer au sein de l’opinion américaine, notamment chez les jeunes générations et jusque dans une partie de la communauté juive américaine.

Les échanges reviennent aussi sur le rôle de Benjamin Netanyahou dans les tensions régionales actuelles, notamment face à l’Iran. Les intervenants commentent plusieurs articles de presse américains décrivant les efforts du dirigeant israélien pour convaincre l’administration de Donald Trump d’adopter une ligne plus offensive contre Téhéran. Jacob Cohen affirme que de nombreux responsables américains étaient initialement hostiles à une escalade militaire avant d’être progressivement convaincus par l’entourage pro-israélien de Trump.

Au fil de l’émission, l’essayiste décrit un Israël traversé par une crise profonde : montée du nationalisme religieux, radicalisation du débat public, perte d’influence internationale et départ croissant de citoyens israéliens vers l’Europe ou l’Amérique du Nord. Il évoque même une «fuite des cerveaux», estimant qu’une partie des élites israéliennes cherchent désormais des solutions de repli à l’étranger.

L’entretien se conclut par un retour sur un épisode historique controversé : les accords Haavara conclus dans les années 1930 entre certaines organisations sionistes et l’Allemagne nazie pour faciliter l’émigration de juifs allemands vers la Palestine mandataire. Jacob Cohen y voit l’illustration des ambiguïtés historiques du mouvement sioniste et établit des parallèles idéologiques entre certains aspects du nationalisme sioniste et d’autres mouvements nationalistes européens du XXe siècle.

Au terme de cet échange dense et polémique, Jacob Cohen défend l’idée que le sionisme est désormais confronté à une impasse historique. Selon lui, les tensions internes de la société israélienne, la guerre à Gaza et l’évolution de l’opinion internationale fragilisent durablement les fondements du projet sioniste.

K. M.

9 Commentaires

  1. Déambulation massive de BOUSBIRIENS : TRAFIC, DROGUES, ESPIONNAGE et CRIMES menacent notre SÉCURITÉ NATIONALE

    À chaque arrestation de trafiquants, passeurs ou blanchisseurs d’argent, des Bousbiriens sont systématiquement découverts. Passeports et billets de monnaie Bousbiriens, diffusés à la télévision, les rendent facilement identifiables, malgré que leur visage ne soit jamais montré.

    Et pourtant, aujourd’hui, plus de 1,2 million de Bousbiriens clandestins — véritables chevaux de Troie et épées de Damoclès suspendues au-dessus de nos têtes — déambulent librement sur notre sol, impliqués dans le trafic de drogue, le trafic humain, la diffusion de toutes sortes de drogues et psychotropes, et agissant également comme espions, saboteurs et pyromanes. Ils commettent tous types de crimes, tandis que les demandes légitimes des citoyens de les expulser immédiatement vers Bousbir, chez  leur gay kinglet Moh el Rondilla, restent sans effet.

    Nous ne pouvons que répéter ce que nous dénonçons depuis des décennies, notamment durant l’ère funeste de Bouteflika : cette situation est inacceptable et met directement en péril notre Sécurité nationale ainsi que la cohésion même de notre société, tout en conservant l’espoir que nos voix soient enfin entendues.

    ZÉRO BOUSBIRIEN SUR LE SOL ALGÉRIEN !!

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  2. Sécurité absolut chez nous cgaque citoyens doit ouvrir grand les yeux sur le danger qyi guette l’Algerie allah idjib el kheir ou hafd amine

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  3. Le sionisme ou plutôt le racisme politique, est anti dieu. Dieu ne peut pas s’en servir afin d’être ce qu’il est . Aucun prophète ne sera envoyé à la rencontre de cette philosophie stérile et très abasourdie , … Moshé rabenou sera là pour reprendre sa terre, ce faux pays d’israël, et lui donner son nom

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  4. David Grün alias David Ben Gourion créateur de l’État d’Israël :
    « Si j’étais un leader dirigeant arabe je ne signerai jamais un accord avec Israël.
    C’est normal nous avons volé leur pays.
    Certes notre dieu nous l’à promis mais notre dieu n’est pas le leur.
    Certes il y a Auschwitz Hitler…mais était-ce leur faute ?
    Ils ne voient qu’une chose nous sommes venus et nous avons volé leur terre ».
    Ariel Sahron à Chirac « c’est comme vous en Algérie sauf que nous on restera ».
    Allah yarham Chouhada
    FREE PALESTINE

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  5. Tout le monde a fait le même constat. À moins d’être un sioniste invétéré enflé d’orgueil et refusant de voir la réalité en face.

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  6. Le Régime Sataniste Sioniste et toutes les inversions de genres et autres officient pour un nouvel ordre mondial sous l égide du Mal ,
    Leurs objectif est une désacralisation de toutes les religions faisant des humains des êtres sans repères , pour un culte Unique ,

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