L’exposition collective «Quatre regards» a été ouverte, vendredi, à la Galerie, Nect’Art à Alger, rassemblant les œuvres prolifiques de quatre artistes plasticiens qui ont déployé leur créativité autour d’une vision thématique existentielle abordée sous des angles différents.
Visible jusqu’au 30 du mois en cours, la trentaine de pièces exposées dans des formats dits «raisins» (standards), présente les œuvres du photographe, peintre et fondateur de la Galerie, Nect’Art, Rachid Nacib, des peintres plasticiens, Slimane Ould Mohand, Amar Briki et Adlane Samet, tous issus d’anciennes promotions de diplômés de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-arts d’Alger.
Parmi les nombreux visiteurs venus assister au vernissage de cette nouvelle exposition, plusieurs artistes-plasticiens et universitaires, à l’instar de Rachid Djemai, Naget Khedda, Moussa Bourdine, Farid Izemmour, Ratiba Ait Chafa, Abderrezak Hafiane, Saliha Hachemi et Mustapha Nedjaï.
Ainsi et à travers une succession de quatre créations, Rachid Nacib, qui se situe à la frontière de la photographie et de la peinture, explore la mémoire et la contemporanéité au moyen de belles réalisations «photo-picturales».
De son côté, Slimane Ould Mohand fait preuve d’une maîtrise remarquable, à travers dix portraits gravés où la rigueur technique se mêle à une délicatesse poétique peu commune.
Pour sa part, dans «Femme qui rêve», Amar Briki propose, en huit tableaux, une immersion dans un univers intérieur empreint de poésie, où des figures féminines épurées et au regard effacé évoluent entre mémoire et silence.
Adlane Samet a, quant à lui, choisi de se déployer à travers huit toiles, surgissant d’un territoire intime où enfance, rêve et vertige dialoguent dans un même souffle.
Exposées sans titres, la plupart des œuvres «semi-figuratives» des quatre artistes, réalisées dans des techniques mixtes, acrylique ou pastel, sont parvenues, à travers autant de regards et de récits variés, à «interroger l’espace, la présence humaine et les traces du réel, avec un lyrisme poétique intense et une liberté formelle affirmée», peut-on lire, en substance, dans le document de présentation.
«Grâce à la peinture, la photographie et la gravure, cette exposition a permis le dialogue entre quatre écritures visuelles distinctes où, couleur, lumière, matière et signe deviennent autant de territoires sensibles de réflexion et de mémoire», a expliqué Rachid Nacib.
«Quatre univers différents, mais animés par une même nécessité intérieure : faire de l’Art un moyen d’habiter le monde et d’écrire la vie», a conclu le fondateur de la Galerie Nect’Art. Les artistes plasticiens présents ont enfin, partagé leur vision du «développement d’un marché de l’art», le considérant comme un «levier pour renforcer leur reconnaissance professionnelle, accompagner la diffusion de leurs œuvres et accroître la visibilité de leurs parcours».
R. C.


