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Soutien à Naâma Asfari : le groupe de Gdeim Izik se mobilise face au Maroc colonial

Par Kahina B.-H. – En signe de solidarité avec Naâma Asfari et pour appuyer ses revendications, les autres détenus du groupe de Gdeim Izik, disséminés dans plusieurs prisons marocaines, ont entamé un mouvement de protestation. Ces détenus, incarcérés arbitrairement par la justice coloniale marocaine, ont décidé d’une grève de la faim d’avertissement de 48 heures. Par cette action collective, ils entendent dénoncer à leur tour l’absence de suivi médical, le harcèlement continu des administrations pénitentiaires et leur dispersion géographique, tout en exigeant l’application immédiate du droit international pour l’ensemble du groupe.

Selon Claude Mangin, l’épouse du militant sahraoui, Naâma Asfari peut lui téléphoner brièvement, alors qu’elle-même n’a pas le droit de le joindre. Elle précise que ces échanges se déroulent systématiquement en présence d’un «gardien francophone». Bien qu’elle ait indiqué qu’«il se sent bien pour le moment», elle n’a pas caché son angoisse face à la durée de l’épreuve : «Les jours s’accumulent et je suis inquiète», a-t-elle confié.

L’organisation internationale Front Line Defenders et l’Association des Amis de la RASD (AARASD) avaient joint leurs voix pour dénoncer la détention arbitraire et exiger la libération immédiate du militant sahraoui Naâma Asfari. Ce dernier avait entamé une grève de la faim illimitée le 8 juin 2026 afin d’exiger l’application de l’Avis de l’ONU de 2023, qui exige la libération du groupe de Gdeim Izik, lourdement condamné en 2017 sur la base d’aveux extorqués sous la torture.

Les deux organisations avaient alerté sur l’état de santé critique du prisonnier qui, après avoir perdu plus de cinq kilos à l’infirmerie de la prison de Kénitra, faisait face à un isolement strict, à des représailles psychologiques et à des privations matérielles drastiques, comme l’absence de table, de chaise ou de lampe. Tout en soulignant la force mentale intacte du détenu politique face aux négligences médicales volontaires du Maroc, elles avaient exhorté la communauté internationale, et particulièrement la France, à exiger des explications urgentes et à imposer le respect de la Convention des Nations unies contre la torture.

Ce sursaut collectif vise à briser l’isolement imposé par les autorités marocaines et à rappeler la condamnation initiale de 2017, reposant sur des aveux extorqués sous la torture.

K. B.-H.

1 Commentaires

  1. Je ne sais pas quesque l’ONU ou autres peuvent faire une chose contre ces bourreaux , ils n’ont rien pour Gaza et vous croyez qu’ils peuvent quelque chose pour un sahraoui , le monde aujourd’hui vit sous les pieds du sionisme et les Emirats qui finance a coup de milliards les pays qui se mettent a genoux devant les sionistes et trumpette lui même élu par la grâce des sionistes américains , alors le makhnaz le pd fait ce qu’il veut et surtout qu’il a donné le quart du Sahara aux sionistes, dites moi qui va l’obliger a libéré ce pauvre Monsieur.

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