Par M. Aït Amara – Quelle farce ! Voilà désormais que des gamins à peine sortis de l’adolescence s’imaginent investis d’une mission quasi céleste : décréter ce que les autres ont le droit de porter, de faire, de montrer ou de cacher. A les entendre, ils seraient les nouveaux gardiens de la vertu publique, les sentinelles autoproclamées de la morale, les vigiles de la décence. Et avec quel aplomb ! Comme si quelques lectures, quelques vidéos pieuses et deux sermons appris par cœur suffisaient à transformer un jeune homme en mufti.
On pourrait en rire si la plaisanterie ne portait pas en elle quelque chose de profondément inquiétant. Car derrière ces vocations improvisées se profile toujours la même tentation : faire descendre la religion dans la rue sous la forme d’une police des mœurs et de l’habillement, traquer les «écarts» – après les femmes sans voile, les hommes en short –, sermonner les passants et distribuer des certificats de bonne conduite morale à une société qui ne leur a rien demandé.
Le tableau serait presque attendrissant si les conséquences n’étaient pas aussi graves. Nos petits censeurs, encore bercés dans les langes de leur maman, les dents de lait à peine remplacées, arborant un duvet qui tient lieu de moustache et deux poils naissants au menton, veulent déjà administrer la conscience des adultes. On les imagine, le matin, réveillés par l’odeur d’un lait au chocolat et d’un croissant fumant, croustillant à peine sorti du four ; quelques heures plus tard, les voilà transformés en ayatollahs de trottoir, prêts à décréter la longueur réglementaire des pantacourts et la largeur acceptable des manches.
Mais ont-ils seulement conscience de ce qu’ils invoquent lorsqu’ils rêvent de coercition morale ? Ont-ils ouvert les livres d’histoire autrement que pour y chercher des citations ? Ont-ils compris ce que furent les années de plomb, la peur, les menaces, les violences et cette décennie noire où tant de familles ont appris, dans leur chair, le prix exorbitant des fanatismes lorsqu’ils prétendent régenter la société entière ?
S’ils avaient connu cette époque, peut-être hésiteraient-ils avant de jouer aux apprentis policiers de la chasteté.
M. A.-A.




L’hypocrisie ne se mesure pas, elle se constate. C’est la fausse chasteté qui se visite. Et finit par faire la manche. Sur le macadam.
MONSIEUR AIT AMARA….
J’AI PEUR !….VOTRE ARTICLE ME FAIT PEUR.
PEUR DE QUOI OU DE QUI ? ME DIRIEZ VOUS.
JAI PEUR DE L’INACTION DES AUTORITES, QUI S’ELLES LAISSENT FAIRE LE PHENOMENE SE DEVELOPPERA ET PRENDRA DE L’AMPLEUR ET IL SERA DIFFICILE DE L’ENRAYER.
C’EST AUJOURD HUI ET DES MAINTENANT ET NON « DEMAIN » QUE LES AUTORITES DOIVENT AGIR AVANT QUE LE MONSTRE NE « GROSSIT » LE DANGER C’EST DE CROIRE QUE CELA S’ETEINDRA AVEC LE TEMPS.
AGIR ET SANS TARDER. ARRETER ET FAIRE PARLER CES APPRENTIS CHIOTS POUR SAVOIR QUI EST DERRIERE EUX. CAR SI LE PHENOMENE SE DEVELOPPE C’EST QUE CELA EST BIEN PLANIFIE PAR DES ADULTES MALVEILLANTS.
DIEU MERCI DANS MA VILLE CELA N’EST PAS ENCORE ARRIVE MAIS SI L’ETAT NE FAIT RIEN ET RESTE PASSIF CA ARRIVERA TOT OU TARD.
L ETAT DOIT ADMETTRE QU’AUJOURD’HUI C’EST VERBAL MAIS DEMAIN CE SERA AVEC VIOLENCES.