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Un perroquet à l’ONU

Par Mehenna H. – Il faut une singulière dose d’insolence pour prétendre parler au nom de la diplomatie tout en racontant sur l’Algérie des énormités que dément la première carte venue et que l’histoire élémentaire suffit à pulvériser.

Affirmer que l’Algérie n’aurait que soixante ans d’âge n’est pas une audace intellectuelle, mais une sottise. Une confusion grossière entre l’existence historique d’un pays et la souveraineté d’un Etat indépendant. En 1962, l’Algérie ne naît pas, elle se libère d’un système colonial et accède à l’indépendance. Nuance apparemment inaccessible à un colonisé qui préfère réciter les slogans de l’extrême-droite française plutôt que d’ouvrir un livre d’histoire.

Le spectacle serait presque risible s’il ne se déroulait pas à l’ONU. Voilà donc un diplomate, Omar Hilale, qui, au lieu de défendre une position avec des arguments, recycle les vieilles rengaines de la nostalgie coloniale. Même refrain, mêmes approximations, même mépris des faits : l’Algérie n’aurait été qu’une invention administrative française et, avant 1962, il n’y aurait donc rien eu à voir, rien à comprendre, rien à connaître.

Quelle indigence !

La fonction diplomatique exige pourtant un minimum de rigueur. On attend d’un représentant international qu’il connaisse les territoires dont il parle, qu’il distingue colonisation et souveraineté, administration et identité historique, conquête et création. Pas qu’il se comporte comme le porte-voix d’un comptoir réactionnaire.

Le plus embarrassant n’est finalement pas que la voix de son maître Azoualy puisse ignorer l’histoire de l’Algérie. L’ignorance, après tout, peut se corriger. Le véritable problème est de transformer cette ignorance en certitude, puis cette certitude en doctrine, avant de l’exhiber dans une enceinte internationale.

Il serait donc grand temps que notre distingué spécialiste de la géographie imaginaire retourne sur les bancs de l’école. Une carte, un manuel d’histoire et quelques notions élémentaires sur la colonisation lui seraient infiniment plus utiles que les antiennes de l’extrême-droite française qui «se sert» dans son royaume du libre-service.

A l’ONU, on est censé représenter une diplomatie, pas une ignorance. Et lorsqu’on n’a rien à opposer aux faits qu’une rengaine idéologique, le plus digne serait encore de se taire. Ou de retourner étudier.

M. H.

1 Commentaires

  1. C’est omar hilale alias horace horsecollar. Le pote de mickey des années 30. Ignorance dûe à son ignorace. Encore le fameux syndrome du « papa perdu ».

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