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Razika Adnani : «Le débat sur l’islam en France est faussé par une profonde confusion»

De Paris, Saliha Fayez – Pour Razika Adnani, philosophe et islamologue, le débat français autour de l’islam souffre avant tout d’une profonde confusion. Interrogée sur la montée apparente du rigorisme religieux chez les jeunes musulmans, elle appelle d’emblée à la prudence. Selon elle, ce que certains interprètent comme une radicalisation relève surtout d’un retour au religieux, comparable à ce que l’on observe dans d’autres traditions, notamment catholique. La chercheuse souligne que les pratiques spirituelles comme la prière ou le jeûne ne sauraient, en elles-mêmes, être assimilées à un durcissement idéologique.

Razika Adnani met surtout en cause la manière dont la France interroge l’islam. Elle dénonce, dans un entretien au Journal du Dimanche, l’usage de notions mal maîtrisées – frérisme, islamisme, wahhabisme, salafisme – dont ni les sondés ni parfois les enquêteurs ne saisissent réellement le sens. Cette imprécision produit, selon elle, des lectures biaisées qui nourrissent des polémiques plus qu’elles n’éclairent la situation. «On ne peut pas tirer des conclusions solides lorsque les concepts eux-mêmes ne sont pas compris», insiste-t-elle.

Pour la philosophe, la crispation attribuée aux jeunes musulmans s’explique davantage par le contexte politique que par un mouvement théologique autonome. Elle décrit une France déchirée entre une gauche et une droite qui se radicalisent mutuellement et utilisent l’islam comme instrument d’affrontement. La droite préfère exhiber l’islam comme problème sans encourager les réformes internes susceptibles d’affaiblir l’islamisme. La gauche, de son côté, rejette toute idée de «solution», y voyant une stigmatisation implicite des musulmans. Pris entre ces deux postures, les jeunes ne bénéficient d’aucun accompagnement pour penser leur rapport à leur propre religion.

Razika Adnani rejette également l’idée selon laquelle la crispation identitaire expliquerait le regain de conservatisme. Ce phénomène, rappelle-t-elle, traverse toutes les sociétés musulmanes. Quant à la sécularisation de l’islam, elle ne surviendra pas d’elle-même. Elle nécessite un travail de réforme visant à adapter la compréhension de la religion aux valeurs contemporaines, sans renoncer aux pratiques spirituelles.

Elle estime, par ailleurs, que les islamistes, notamment les Frères musulmans, ne gagnent pas tant une bataille culturelle qu’une bataille politique. L’islamisme, entendu comme islam politique, mêle depuis toujours stratégie religieuse et ambition de pouvoir. Selon Adnani, la marginalisation, parfois involontaire, des voix prônant un islam des Lumières a laissé un espace que les islamistes ont su occuper.

S. F.

8 Commentaires

  1. Au cours des dernières années, le phénomène religieux a fait un retour spectaculaire. Réputé obsolète, au moins à terme, il est apparu curieusement résistant, voire de nouveau conquérant. Loin de reculer, les grands religions monothéistes – Christianisme, judaïsme, islam – ont vu croitre constamment le nombre de leurs adeptes. Le besoin de spiritualité a débouché, en occident, et surtout en Europe et aux Etats-Unis, sur de nouveaux mouvements religieux connus sous le nom générique de « sectes ». D’une manière globale, les religions, autrefois références de l’identité des peuples, se conjuguent aujourd’hui avec les nationalismes. C’est dans cette perspective qu’il convient d’apprécier le rôle du fondamentalisme catholique en Pologne ou de l’intégrisme musulman en Iran.

    La victoire de la révolution iranienne s’est traduite par une accélération de la montée de la vague islamiste, du Maroc à l’Indonésie ; Cette vague est cependant extérieure. Elle coïncide avec. La défaite de l’Egype face à l’entité sioniste dans la guerre des Six-jours (1967) et la mort de Gamal Abdel Nasser, qui avait combattu durement les frères musulmans. Leur organisation, fondée en 1927, a donné naissance à la plupart des mouvements sunnites et chiites. Les causes de ce radicalisme sont multiples. Si l’on ne peut écarter l’aspect spirituel, les facteurs idéologiques, politiques, économique, social et culturel sont effectivement prépondérants. L’islamisme apparait comme une idéologie politique qui s’appuie sur la religion, en réaction contre le matérialisme des sociétés occidentaux capitalistes et contre le marxisme. Les islamistes dénoncent également le modèle de développement de type occidental qui a prévalu dans les pays musulmans ayant accédé à l’indépendance après 1945. La pénétration des islamistes s’appuie sur un discours moral et égalitaire qui met l’accent sur les principes coraniques d’équité, de justice sociale et de solidarité. Ce faisant, ils ont réussi à mobiliser les déshérités et une partie des classes moyennes en plein désarroi, notamment en Algérie. Néanmoins, dans les pays où ils ont accédé au pouvoir, les islamistes se sont révélés incapables d’améliorer le sort des populations.

    A Lahore, lors de la Conférence des pays musulmans, H. Boumédiéne affirme. Au grand scandale des plus rigoureux : « Les hommes ne veulent pas aller au paradis le ventre creux, un peuple qui a faim n’a pas besoin d’écouter des versets. Je le dis avec toute la considération pour le Coran que j’ai appris à l’âge de dix ans. Les peuples qui ont faim ont besoin de pain, les peuples ignorants de savoir, les peuples malades d’hôpitaux. Il multiplie aussi les déclarations voulant limiter l’islam à la sphère privée : » Nous nous devons d’encourager l’enseignement du Coran et des préceptes islamiques, mais nous devons en même temps liquider toutes les séquelles qui dénaturent la religion et exploitent les sentiments des citoyens. »

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

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  2. Ce rigorisme vient des nouveaux adeptes pour remplir la Secte Ibn Saoud qui envoi ses représentants en Europe afin d’amasser du cash sur leur dos via ensuite, des voyages à la Mecque à 14 900 €, on a vu le résultat avec la Palestine ou l’Iran.

    Tous ces bédouins de la bédouinerie ne cherchent que du cash sous couvert de croyances religieuses qu’ils transforment en certitudes pour s’enrichir à l’œil.

    Le mieux serait de dire la vérité à ces jeunes et moins jeunes car MBS a bien vidé sa tirelire sur la table ovale de la maison blanche, il est passé de 600 milliards de dollars à 1000 milliards de dollars d’investissement aux USA rendant fou de joie Donald Trump, voilà la réalité.

    Par contre, MBS n’a pas dit aux moutons de panurge d’Europe, merci d’avoir rempli ma tirelire d’argent bien frais me donnant de la puissance aux USA et de la fierté.

    Islam ou pas, ma vie ne se résumera pas à enrichir des bédouins de la bédouinerie

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  3. On doit nettoyer l’islam dès manipulations politiques et des incultes obscurantistes.

    Juste l’anecdote sur le MSP qui a surfé sur le fait que l’Algérie à voté une résolution proposée par les États-Unis. Ce parti s’agenouille devant la Turquie, le Qatar,…pays des FM qui ont des positions ambigus mais tire à boulet rouge sur leurs propres pays.

    Ce genre de parti est un danger pour notre pays, une 5eme colonne, un ennemi intérieur!

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  4. mon point de vue, le prétendu « rigorisme » des jeunes – j’en souris plus qu’autre chose – relève bien davantage d’une crise d’adolescence que d’un quelconque ascétisme religieux. Je vis sur le terrain et j’observe : derrière la façade vestimentaire, leurs pratiques sont identiques à celles de leurs homologues occidentaux. On a une copine, on prie le vendredi, on sort en boîte le samedi ; les filles fument sans complexe, et les entorses au corpus islamique sont devenues une banalité presque culturelle.

    La jeunesse maghrébine, en particulier les Franco-Algériens, évolue dans un environnement où discriminations, contrôles policiers abusifs et refus d’entrée dans les établissements nocturnes ne relèvent pas d’une supposée violence, mais d’un malaise social structurel. La vérité, même si elle dérange, est qu’une partie de la jeunesse française supporte mal de voir de jeunes Algériens attirer l’attention des filles du pays. Cette jalousie diffuse, alimentée par des stéréotypes raciaux persistants, nourrit un ressentiment qui se retourne ensuite contre ces jeunes.

    Face à ce climat, beaucoup se réorientent vers leurs sources : la religion, mais aussi l’Algérie comme référent identitaire. D’aucuns s’en étonnent : pourquoi ces jeunes, nés en France, gardent-ils des attaches fortes avec un pays qu’ils n’ont pas connu directement ? On pose cette question aux Algériens, jamais aux autres diasporas, preuve d’un traitement différencié qui trahit une inquiétude sélective.

    S’ajoute à cela un phénomène troublant : dans les affaires de « terrorisme », les services français semblent trouver, comme par hasard, des suspects algériens, mais rarement marocains ou tunisiens. L’asymétrie est suffisamment constante pour interroger.

    Dès lors, ce fameux « rigorisme » des jeunes me fait doucement rire. Il s’agit moins d’un mouvement religieux structuré que d’un miroir déformant exploité par certains acteurs. En France, nous savons parfaitement qui façonne les narrations publiques : présenter les jeunes Franco-Maghrébins comme un problème et suggérer leur radicalisation offre au lobby pro-israélien une justification pour renforcer la mise sous surveillance de la communauté musulmane, désignée comme menace potentielle ou comme cinquième colonne fantasmée.

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  5. Le débat sur l’islam en france n’est pas faussé uniquement par confusion. C’est aussi une volonté et une stratégie de la part de la classe politico-médiatique française et de certains lobbies. Quand on ose nous présenter la prostituée du crif hassan chalghoumi comme un imam et un penseur incarnant un islam compatible avec les valeurs de la république française, c’est se moquer des citoyens de confession musulmane. Cet abruti ne sait même pas aligner une phrase sans massacrer la langue de Molière.

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  6. Nunez (TSA): « Il faut plutôt essayer de s’attaquer à ces structures, à ces individus qui disent à ces jeunes filles qu’elles doivent avoir le droit d’aller voilées à l’école et (…) que sinon il faut refuser d’aller à l’école ». CORRECT…10%! COMPLETEZ 90%:

    MEMRI, ADL, AJC, AIPAC, les CRIF, Ambassades & multiples AGENT-Figurants d´Israel qui font de la DIABOLISATION de l`ISLAM l`AXE de leur STRATEGIE de JUSTIFICATION d´Israel qui commet 1 Genocide en pleurant: « Antisemites! Seule Democratie! Verdir le Desert! J`ai TOUT INVENTÈ & LIBERÈ! L`Islam-Demon VOUS MENACE & OPPRIME TOUS! Je suis VOTRE Defense & NUL ne me Love car je suis Juif! »…..Et je DIVISE pour RUINER par « Satan`? s Trickery » et surtout Dieu!

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  7. Les écrits socio-philosophico-politiques sur l’islam en France, c’est bien !mais l’islam fait peur à cause des comportements et autres accoutrements ostensoirs des musulmans, à cela, rajoutez toutes les manipulations politiques internes ou externes!! les musulmans doivent être plus que jamais discrets car à ROME, IL FAUT FAIRE COMME LES ROMAINS ou gare aux conséquences fâcheux et autres désagréments!

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  8. Tout cela découle du fait que les politiciens occidentaux (dont la France) ont exploité l’Islam en le radicalisant, allant jusqu’à créer des mouvements terroristes, dirigés contre leurs propres coreligionnaires, dont les principaux instigateurs sont les monarchies arabes musulmanes (en particulier l’Arabie Saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis).
    Ils bénéficient évidemment du soutien de centaines de « chouyoukh » corrompus qui monopolisent leurs médias visuels et mosquées pour l’endoctrinement. L’objectif : rendre les peuples musulmans abrutis et soumis afin de les transformer en troupes de chair à canon au service de l’hégémonie occidentalo-sioniste contre les « Républiques » musulmanes souveraines, mais jamais contre les Monarchies arabes rétrogrades, qui sont les serviteurs de l’impérialisme !

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