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Décès de Mohammed Harbi : une figure majeure de l’historiographie algérienne nous quitte

Par Farida O. – L’historien et intellectuel algérien Mohammed Harbi est décédé ce jeudi 1er janvier 2026 à l’âge de 92 ans. Hospitalisé à Paris, il s’est éteint des suites d’une infection pulmonaire, entouré de proches, après une vie consacrée à l’histoire, à la mémoire et à la compréhension critique de l’Algérie contemporaine.

Né le 16 juin 1933 à El-Harrouch, dans la wilaya de Skikda, Mohammed Harbi a très tôt embrassé le combat pour l’indépendance. Militant dans les années 1950 au sein du Front de libération nationale (FLN), il fut l’un des acteurs du mouvement nationaliste qui porta l’Algérie vers l’indépendance en 1962. Après l’indépendance, il occupa des fonctions politiques mais se retrouva rapidement en désaccord avec les orientations prises par les autorités nouvellement installées.

Exilé en France, Harbi devint un historien respecté, dont les travaux ont profondément renouvelé l’historiographie algérienne. Son œuvre, à la fois rigoureuse et critique, déconstruisait les mythes fondateurs du nationalisme et explorait les tensions internes du mouvement indépendantiste. Parmi ses ouvrages les plus influents figuraient ses mémoires Une vie debout, ainsi que des analyses du FLN et de la guerre d’Indépendance, saluées pour leur profondeur et leur honnêteté intellectuelle.

Mohammed Harbi était reconnu non seulement pour son érudition mais aussi pour son indépendance d’esprit.

Sa disparition laisse un vide dans le champ intellectuel algérien et maghrébin. Son héritage, fruit d’une vie de recherche, de militantisme et de réflexion critique, continuera d’inspirer chercheurs, étudiants et tous ceux qui s’intéressent à l’histoire de l’Algérie et au sens de ses combats.

Le président Tebboune a présenté ses condoléances à la famille de Mohammed Harbi, saluant la mémoire d’un intellectuel ayant marqué la réflexion historique sur l’Algérie contemporaine. Dans son message, le chef de l’Etat a rendu hommage à un chercheur dont les travaux ont contribué à la connaissance du Mouvement national et de la guerre de Libération, soulignant l’importance de préserver le débat historique et la transmission de la mémoire aux générations futures.

F. O.

11 Commentaires

  1. Un Esprit Libre et rigoureux . Déjà , certains , comme Stora , essayent , sous couvert d Hommages , d interpréter ses travaux pour continuer à semer le Doute sur l Histoire de mon Pays .
    Allah yarhamou .

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    • Allah yarhmou. Moi j’aimerais bien qu’un historien sérieux et capable nous explique où cet historien qui a fait ses preuves a touché les sensibilités de ceux qui l’ont exilé de son pays et de quelle manières il les a touchés. Cela complètera beaucoup mieux le tableau et rendra en même temps un hommage à ce grand historien.

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  2. On lui rend hommage à posteriori mais certains ont tout fait pour qu’il soit exilé.

    En Algérie, on a cette capacité à dénigrer les talents lors de leurs vivants et de les rendre des hommages nationaux?

    J’espère qu’il s’était inhumé en Algérie avec les hommages qu’il mérite.

    A Dieu nous appartenons, à Dieu nous retournons! Paix à son Âme!

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    • C’était le cas du Feu Ait Ahmed Allah Yarhmou. Il a été traité de traitre en 1995. Ensuite, on lui a rendu hommage après sa mort.

      L’Algérie sera grande lorsqu’elle accueillera tous ses exilés et opposants politiques. L’Algérie a besoin de tous ses fils et filles quel que soit leur bord politique.

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