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Le président Tebboune réaffirme la doctrine de l’Algérie : souveraineté, dialogue et solutions africaines

A l’occasion d’une réunion tenue samedi à Addis-Abeba, en marge des travaux de l’Union africaine, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a réaffirmé la position constante de l’Algérie en faveur du respect de la souveraineté des Etats et de l’intégrité de leurs territoires. Dans une allocution lue en son nom par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, le chef de l’Etat a plaidé pour un règlement pacifique des conflits à travers un dialogue constructif, dans le cadre des mécanismes africains de prévention et de gestion des crises.

Le président Tebboune a salué, à cette occasion, les efforts du président égyptien pour son action à la tête du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine durant le mois en cours. Il a également mis en avant l’importance du rapport présenté dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes et des pressions sécuritaires accrues sur le continent africain.

Abordant les principaux foyers de tension en Afrique, le président de la République a réitéré la position ferme de notre pays concernant les conflits en cours. S’agissant de la République démocratique du Congo, il a renouvelé le soutien total de l’Algérie à la souveraineté et à l’unité territoriale de ce pays, insistant sur la nécessité de préserver sa stabilité face aux menaces persistantes.

Concernant la région du Sahel, le chef de l’Etat a souligné l’impératif d’adopter une approche globale et intégrée, tenant compte du lien étroit entre sécurité et développement. Selon lui, la lutte contre l’extrémisme violent ne saurait se limiter à une réponse sécuritaire, mais doit également s’attaquer aux causes profondes, notamment les fragilités sociales et économiques qui alimentent l’instabilité.

Sur le dossier libyen, Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé le soutien de l’Algérie au processus politique interlibyen, ainsi qu’aux efforts africains et onusiens visant à rapprocher les positions des parties en conflit. Il a insisté sur le fait que la seule issue à la crise réside dans l’organisation d’élections libres et transparentes, couplée au retrait complet et immédiat de toutes les forces étrangères et des mercenaires, afin de garantir l’unité et la souveraineté de la Libye.

La situation au Soudan a également suscité une vive préoccupation de la part du président de la République, qui a exprimé sa profonde tristesse face à la tragédie humanitaire et aux violations sans précédent qui frappent le pays. Saluant le rôle central de l’Union africaine dans les efforts de médiation, il a appelé à un cessez-le-feu immédiat et à l’ouverture d’un dialogue national soudano-soudanais, souverain et inclusif, pour mettre fin à l’effusion de sang et répondre aux aspirations légitimes du peuple soudanais.

Dans la Corne de l’Afrique, l’Algérie a réitéré son attachement au respect de la souveraineté des Etats et à la résolution pacifique des différends par le dialogue, dans le cadre des mécanismes de l’Union africaine.

S’agissant enfin du processus de décolonisation au Sahara Occidental, le président de la République a réaffirmé le soutien de l’Algérie aux efforts des Nations unies en vue d’aboutir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, conformément aux principes de la Charte de l’ONU et aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. Il a insisté sur l’importance de poursuivre un engagement constructif sous l’égide des Nations unies et de soutenir le rôle de l’envoyé personnel du secrétaire général.

Enfin, Tebboune a appelé à faire face aux ingérences extérieures illégitimes, qu’il considère comme l’un des principaux facteurs d’instabilité sur le continent. Il a estimé que les défis actuels exigent l’activation pleine et entière de l’architecture africaine de paix et de sécurité, afin de traduire concrètement dans les faits le principe des «solutions africaines aux problèmes africains».

R. I.

1 Commentaires

  1. Les propos du président sont louables. Cependant, on sait bien qu’il sera difficile de régler tous ces conflits en Afrique. Il suffit juste de prendre deux aléas en compte.
    Le premier étant la non indépendance de l’UA dont le financement pour son fonctionnement provient à plus de 50% de l’aide de pays étrangers à l’Afrique. Le second aléa réside dans la félonie de certains états membres de l’UA qui oeuvrent pour les interêts des puissances etrangères.
    Si l’esprit panafricain algérien souhaite surmonter toutes ces difficultés, il faut que l’Algérie adopte une strategie d’indépendance et souveraine qui consiste à créer un bloc de stabilité économique, sécuritaire et de développement autour d’elle en arrimant les pays frontaliers ( hors le maroc sioniste ) à savoir la Mauritanie, la Tunisie, le Mali, le Niger, le Burkina-Faso et tout faire pour amener une stabilité en Libye qui est réellement le grand chantier. Si dans les 5 ans à venir ce bloc se construit autour de l’Algérie, c’est un espace économique de développement et sécuritaire qui pèsera énormement sur le destin de l’Afrique si de surcroit entre-temps le gazoduc Nigeria- Algérie arrime le Nigeria à ce bloc de stabilité. C’est une superfie de presque 9 millions de km2, 370 millions et d’habitants et plus de 660 milliards de dollars de PIB. Cette espace pèsera lourds économiquement et politiquement non seulement en Afrique pour faire bouger les lignes, mais aussi sur la scène internationale. Tous ces pays ont des atouts pouvant créer une dynamique de développement inédite en Afrique. Si une force militaire commune pour leur défense pouvait se construire par la suite, c’est une indépendance et souveraineté acquises avec certitude pour ce bloc de 7 pays qui n’incitera peronne à s’ingérer dans leurs affaires. C’est cette nouvelle approche qui pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour le Maghreb (hors Maroc ) et pour l’Afrique. Bien à vous.

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