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Justice : vers l’emploi de tamazight dans le système judiciaire national

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa, présidera, samedi, aux côtés du secrétaire général du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad, la cérémonie d’ouverture d’une journée d’étude consacrée au thème «La langue amazighe dans le système judiciaire national : vers la consécration de tamazight dans la pratique judiciaire et professionnelle», à l’Ecole supérieure de la magistrature (ESM) de Koléa (Tipasa), indique vendredi un communiqué du ministère de la Justice.

«L’organisation de cette journée d’étude, en partenariat entre le ministère de la Justice et le Haut-Commissariat à l’amazighité, s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la langue maternelle et traduit l’engagement de l’Etat à promouvoir la langue amazighe et à renforcer sa place au sein des différentes institutions de la République», précise la même source.

Cette rencontre abordera «plusieurs principaux axes, notamment le cadre constitutionnel et juridique de la justice linguistique, le rôle de la traduction judiciaire en tant que mécanisme garantissant les conditions d’un procès équitable, ainsi que la présentation des expériences de terrain et des défis pratiques liés à l’usage de la traduction lors des audiences judiciaires», lit-on dans le communiqué.

«Une élite d’universitaires et d’enseignants spécialistes, ainsi que des magistrats, des experts, des traducteurs et des cadres des deux secteurs, prendront part aux travaux de cette journée d’étude, afin d’enrichir le débat et de favoriser l’échange d’expériences», conclut le communiqué.

R. N.

9 Commentaires

  1. Une question embêtante mais qui a son sens.Edt ce que le peuple algérien dans son ensemble c est à dire en dehors de la Kabylie a assimilé cette langue et la parle pleinement ? C était ma question après je veux bien tout entendre ?

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    • Réduire la langue amazighe à la seule région kabyle est de la mauvaise foi de ta part. La réduire à une seule région ou pire encore à une initiative makiste pour mieux l’achever est un plan diabolique arabo-baathiste. Hélas pour toi et tes semblables c’est devenu un secret de polichinelle connu et compris par tous les algériens qui se respectent et respectent leur vrai origine.

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      • Si tu veux mais moi je suis de Ain Temouchent et peu le parle dans ma wilaya c est factuel et ça doit être partout pareille dans l ensemble du territoire certe les élèves l apprennent à l école probablement, la réduire non mais c’était juste une question de ma part et que j étais prêt à tout entendre.Pour finir il y a un article du jour d AP ou le ministère de la justice cherche des traducteurs, ça aussi c est un fait Anonyme.Sinon dis moi en Algérie où les algériens et habitants des régions sur le territoire national la maîtrise pleinement à part en Kabyle , je demande qu à savoir ? Pour rappel le MAK veut éradiquer la langue arabe du territoire algérien donc le plan arabo baathiste que tu essais de nous vendre tombe à l eau. Pour répondre aussi à Ayweel je suis né dans un douar près de Terga et non dans un quartier mais je posais à la base juste une question si dans l ensemble du territoire national les algériens au bout de facile sept ans d inscriptions entre la période de Bouteflika et les 7 ans de Tebboune si dans l ensemble du terroir du territoire national les algériens la parlaient hada maken mais ça viendra inch Allah j en suis persuadé .

    • Monsieur M.Z, pour avoir la réponse il suffit juste de prendre un mois de vacances , louer une voiture et faire le tour de ton pays en passant d’un village à un autre d’un douar à l’autre , du nord au fin fond du sud et de l’extrême est à l’extrême ouest. À force de se cantonner à sa ruelle ou son quartier on pense que tout nous ressemble en culture, langue et traditions. Pour te faciliter la tache je t’invite à visiter les montagnes des aurés où chaque village et douar te racontera son histoire lointaine et son présent en sa langue maternelle, il te racontera qu’à l’époque coloniale, avant que les français soient chassés, dans chacun de leurs tribunaux, et pour que justice soit juste, travaillaient des interprètes pour donner la chance aux autochtones
      de se défendre en s’exprimant pleinement en leur langue maternelle. Ces douars t’apprendront que l’algérie n’est ni les quelques quartiers d’elharach, d’oran, de constantine , de annaba ou de telemcen…(…)

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  2. C’est une initiative qui va dans le bon sens. Il faudra peut-être du temps pour que les choses prennent. Et il faudra faire un bilan après un certain délai d’application de cette mesure.

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  3. Excellente initiative. Celà donnera le véritable sens de l’équité de la justice en Algérie. Permettre à ceux qui ne maîtrise pas l’arabe de s’exprimer dans leur langue maternelle pour défendre leur droit. Bravo !

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  4. LA LANGUE AMAZHIG EST NOTRE PREMIERE LANGUE Ô PEUPLE ALGERIEN , NOUS SOMMES MUSULMANS , ARABES OU TURCS OU AUTRES CERTES AUSSI ….DES ORIGINES IL EST VRAI , NE PAL LE NIER , NOUS SOMMES LA NATION ALGERIENNE HAMDOULILAH C ‘EST CE QUI COMPTE

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  5. « Justice : vers l’emploi de tamazight dans le système judiciaire national » titre R. N..

    Question à un doro: les linguistes ont ils déjà « codifié » (particulièrement la grammaire) le tamazight en se basant sur les diverses dialectes (kabyle, chaoui, targui, m’zabi, etc.)?

    Réponse gratuite: si la réponse est oui, le tamazight aura le même destin que ………….. l’espéranto et si la réponse est non, alors, l’emploi de tamazight dans le système judiciaire est voué à l’échec.

    Wa el fahem yefhem

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