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Europe et Balkans se tournent vers l’Algérie : offensive diplomatique tous azimuts

Par Abdelkader S. – L’Algérie poursuit son intense activité diplomatique dans un contexte international marqué par de profondes recompositions géopolitiques, où l’énergie s’impose comme un levier de puissance décisif. C’est dans ce cadre que le Premier ministre serbe, Duro Macut, a entamé lundi soir une visite de travail à Alger à la tête d’une délégation de haut niveau.

Au-delà des formules protocolaires, cette visite traduit un intérêt concret de Belgrade pour un partenaire devenu incontournable dans le domaine énergétique. Si la Serbie reste fortement dépendante du gaz russe, la diversification de ses approvisionnements figure désormais parmi ses priorités stratégiques. L’Algérie, troisième fournisseur de gaz de l’Europe, apparaît dès lors comme une option crédible, notamment à moyen terme.

Le rapprochement entre Alger et Belgrade ne repose pas uniquement sur des considérations énergétiques. Il s’inscrit aussi dans une logique d’équilibre diplomatique. La Serbie, engagée dans un jeu d’équilibriste entre Union européenne, Russie et autres partenaires émergents, cherche à élargir ses marges de manœuvre. De son côté, Alger multiplie les ouvertures vers des pays non traditionnels afin de réduire sa dépendance à ses partenaires historiques européens.

Cette visite intervient dans un moment où l’Algérie capitalise sur un avantage structurel. En effet, ses ressources énergétiques sont redevenues centrales depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine et la recomposition des flux gaziers mondiaux. Le pays attire ainsi une attention soutenue de la part de plusieurs capitales européennes.

La récente venue de Giorgia Meloni s’inscrit clairement dans une stratégie italienne visant à sécuriser des volumes supplémentaires de gaz, dans un contexte de réduction des importations russes. Rome a d’ailleurs renforcé ses accords avec Sonatrach, consolidant la position de l’Algérie comme premier fournisseur de l’Italie.

Dans le même esprit, la visite du ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, traduit une tentative de stabilisation d’une relation bilatérale fragilisée, mais essentielle sur le plan énergétique. L’Espagne, malgré ses tensions politiques récentes, reste dépendante du gaz algérien pour une part significative de sa consommation.

Dans ce contexte, l’Algérie ne se contente plus d’un rôle de fournisseur, mais cherche à transformer cet atout en influence diplomatique durable. La multiplication des visites officielles à Alger reflète moins une simple dynamique de coopération qu’une compétition accrue entre partenaires étrangers pour sécuriser un accès à ses ressources.

La visite du Premier ministre serbe illustre ainsi une tendance plus large. Dans un monde fragmenté, les pays producteurs d’énergie comme l’Algérie voient leur poids stratégique renforcé, tandis que les États consommateurs redoublent d’efforts pour garantir leur sécurité énergétique.

A. S.

20 Commentaires

  1. Il faut que l’Algérie essaie de bâtir des partenariats avec des pays fiables. Il suffit de se baser sur les moments charnières de notre histoire pour voir comment se sont comportés les pays en question. De la cohérence.

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  2. Je commence à vraiment apprécier Monsieur Sifi Ghrieb, je ne le connais pas, mais j’ai l’impression qu’il fait un travail de fourmi, en silence.

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    • C’est un 1er ministre dynamique,énergique ,qui travaille pour son pays à comparer par rapport à ceux qui ont occupé ce poste ces dernières années

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  3. Belgrade ravagé inutilement par l’Otan, pilonné pendant trois mois sans discontinuer. Comme titré par Serge Halimi dans le Monde diplomatique, cette abjection a été enfantée par « Le plus gros bobard de la fin du XXe siècle », une guerre totale basée sur des fake news et au-delà cautionnée « par la gauche française, notamment Jospiniste, Kouchenériste et les conservateurs de cette période-là ! Très étonnant pour des pays hypocrites qui n’avait même pas encore réintégré l’Otan d’ailleurs ! Et qu’on se le dise, c’est bien Kouchner, via son faux prophète BHV, l’inventeur de « l’ingérence humanitaire» au détriment des peuples concernés justement… On ne sait tjrs pas pourquoi l’UE avait sollicité la Serbie pour une adhésion à cette union monétaire féodale ethnocentrée et romanesques d’ailleurs. Il m’avait semblée que lors du passage de Xi Jinping, le 08 mai 2024, juste après son bout de brousse à l’Elysée, le président Serbe avait formulé son intention d’adhérer aux BRICS plutôt qu’à l’UE. Et on peut comprendre son choix, l’Otan ayant bombardé et détruit l’ambassade de Chine en Serbie en 1999 avait considérablement rapproché les deux pays… Force à vous…

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  4. « Dans un monde fragmenté, les pays producteurs d’énergie comme l’Algérie voient leur poids stratégique renforcé, tandis que les États consommateurs redoublent d’efforts pour garantir leur sécurité énergétique. » conclut A. S..

    Je pense que le poids stratégique de l’Algérie sera réellement renforcé lorsque les dirigeants algériens auront compris que la réduction de l’économie algérienne à une économie exportatrice d’hydrocarbures est un signe de sous-développement, pour ne pas dire d’arriération, et entreprendront de dépasser le système rentier qui nous réduit à des tubes digestifs ambulants doublés de zombies décérébrés, par l’implémentation d’un système reposant sur le travail* en tant qu’activité et valeur autour desquelles repose la reproduction de la société dans son entièreté.

    Moralité de l’histoire : il n’y en a aucune, à part qu’en termes crus, nous devons réaliser que l’Europe et les Balkans ne se tournent pas vers l’Algérie vers l’Algérie et les algériens pour les beaux yeux des algériennes et des algériens, mais ne font que défendre leurs intérêts palpables et quantifiables qui ne peuvent être convenablement défendus que si l »économie algérienne est réduite à un ounboub d’hydrocarbures sans robinet d’arrêt.

    Wa el fahem yefhem.

    * La matérialisation d’un système reposant sur le travail exige que la rente générée par l’exportation des hydrocarbures soit, non pas dépensés dans l’importation de biens de consommation (du genre des bus de Chine, des bananes de l’Équateur ou des « kbèchs » de Roumanie), mais investie dans un tissu industriel (l’IA, la cybersécurité, l’industrie 4.0, la biotechnologie, etc.) qui nous permettra de nous extirper du système rentier qui nous avilit et nous réduit à des infra-humains.

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    • Tout à fait d’accord avec vous @abou srroff et c’est pour cela que la rente engendrée par votre pays la Tunisie (gaz) va bientôt vous être coupés

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  5. Entièrement d’accord avec Abou Stroff : préparer des générations d’étudiants et étudiantes chercheurs/chercheuses. L’Iran l’a très bien fait, c’est l’un des pays dits musulmans où existent le plus grand nombre de femmes diplômées universitaires, chercheuses, ce qui fait la force de ce grand pays, qui résiste aux USA et à Israèl.
    Il n’y a pas de quoi être fier de n’avoir qu’à vendre une ressource qui n’a demandé aucun effort pour exister et qui une fois tarie, laissera gros jean comme devant l’Algérie et son peuple. La seule ressource à exploiter et qui ne tarit jamais est l’INTELLIGENCE, le GOUT de L’EFFORT, le GOUT de l’ETUDE qui vont conduire au TRAVAIL et au DEVELOPPEMENT du PAYS et de TOUS HOMMES et FEMMES et TOUS LES JOURS jusqu’à la FIN DE SA VIE. Au boulot, ,au boulot ! Debout !

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  6. Bonjour
    Tout cela est joli mais quel bénéfice pour l’Algérie ; y aura t il des échangeS de technologie des partenariat ?

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  7. Si la Serbie, héritière de l’ex-Yougoslavie de Tito, demeure animée par un esprit de coopération sincère avec l’Algérie, il convient de rappeler que c’est de cette même Yougoslavie que provenaient les armes ayant permis à notre pays de lutter contre le colonialisme français. Sauf erreur, il s’agissait du seul pays européen de l’époque à s’être engagé de manière aussi significative dans notre lutte de libération. Des relations particulières devraient ainsi continuer de guider nos deux pays, à condition, bien entendu, que l’esprit de Tito y demeure encore présent.

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    • Veillons à ne pas confondre des éléments qui relèvent de registres différents. En d’autres mots, ne confondons pas des réalités distinctes en mélangeant les torchons et les serviettes.

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    • On sent le gamin lobotomisé au tik tok
      On va boycotté 99 % de la population mondiale pour te faire plaisir
      Vous mélangez tout

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  8. Il faut que d’une part l’Algérié accélere le développement de son parc photovoltaïque pour liberer le maximum de gaz à l’exportation et d’autre part de raccorder dans les 2 ans à venir le gaz nigérian pour alimenter l’Europe. Ces 2 projets réalisés le plus rapidement possible en travaillant H24 placeront l’Algérie comme le fournisseur principal de l’Europe et si dans la foulée le projet à hydrogène pour alimenter l’Autriche et l’Allemagne suit dans le même rythme, il est clair que l’Algérie remplacera aisément les pays du golfe et deviendra le poumon énergitique de l’Europe avant de se tourner vers le developpement de l’Afrique. En effet, grâce aux recettes énérgetiques considérables en provenance de l’ Europe, l’Algérie pourra investir en Afrique dans des projets gagnants- gagnants et structurants qui lui permettront de se hisser au rang de puissance économique mondiale dans les 15 ans à venir. Elle disposera d’un PIB la plaçant dans les 25 puissances économiques mondiales et par conséquent lui conférant les moyens pour le développement d’une puissance militaire autonome parmi les grandes puissances militaires mondiales pour une garantie absolue de sa souveraineté et de son poids politique dans les instances continentales et internationales.Bien à vous.

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  9. Les européens ne sont pas nos amis et ne seront jamais amicaux avec notre peuple.

    Ils veulent obtenir du gaz naturel à bas prix et sont prêts à toute les flagorneries pour ce faire.

    Il faut esperer que les dirigeants algériens soient intraitables:
    s’ils veulent du gaz, qu’ils payent le prix fort, tel que dicté par l’offre et la demande.

    Les européens ne nous font jamais de cadeaux, nous n’avons aucune raison de leur faire des cadeaux.

    Le rôle des autorités algériennes est de défendre les intérêts de l’Algérie,
    pas d’encourager les européens à nous faire les poches contre du baratin.

    Dès que le peuple Algerien entend certains mots clés venant de la bouche des hyènes et des vautours (relations stratégique, amitié entre les peuples, convergences de vue, partenaire incontournable BLABLABLA),
    Notre réaction immunitaire est de nous souvenir de l’implacable et inoubliable réalité du soutien des occidentaux au génocide et au meurtre de masse d’enfants à Gaza.

    L’Europe n’est pas notre amie et ne le sera JAMAIS.

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  10. Je souhaite attirer l’attention sur le fait que Cuba a beucoup de difficultés economique et a besoin d’aide. N’oublions pas que Cuba nous a fourni des chars pour défendre notre pays lors de l’invasion marocaine de 1963. L’Algérie et Cuba ont toujours entretenu des liens étroits et il est donc de notre devoir de les soutenir.

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  11. L’offre et la demande et le temps. Nous puisons et vendons. Ne pas perdre de vue que cette situation n’est pas éternelle et que ce n’est le mérite de personne si nous vendons plus. Le malheur des uns fait le bonheur des autres puis l’euphorie n’est que d’un temps restreint. Ne pas perdre de vue que demain nos enfants auront besoin de cette énergie. Il ne faut se croire très fort et de ne pas prendre en considération l’expérience et les décisions où non décision passées pour ses agissements, ce serait u.e erreur fatal ou le peuple est le premier impacté. Laisser l’égo de côté!

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