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L’Iran dans le miroir messianique : bombes, prophéties et mémoires en collision

Une contribution de Benabdellah Soufari(*) – Depuis le déclenchement de la guerre Iran-Israël en 2026, une part croissante du commentaire musulman s’organise autour d’une grille de lecture qu’on pourrait appeler eschatologique : celle qui interprète les événements contemporains à la lumière des textes prophétiques. Dans cette grille, l’Iran apparaît alternativement comme le dernier rempart de la résistance musulmane ou comme le berceau d’une alliance redoutable avec le projet messianique sioniste.

Cet article ne valide ni ne réfute ces lectures. Il propose autre chose, plus exigeant : comprendre pourquoi ces interprétations émergent précisément maintenant, quelles mémoires historiques elles activent, et quels enjeux de pouvoir elles masquent ou révèlent.

Là où une première analyse — celle de Scott Ritter — nous a permis d’examiner la logistique militaire et l’asymétrie des munitions, il faut maintenant descendre plus profond : là où la géopolitique conventionnelle ne voit pas. Car ce qui se joue entre Israël, l’Iran et les puissances occidentales n’est pas seulement une guerre conventionnelle. C’est une collision de régimes d’historicité : le temps messianique juif, le temps eschatologique chiite, le temps national iranien, le temps républicain occidental — des horloges qui n’indiquent pas la même heure et que nul accord diplomatique n’a jamais synchronisées.

I. Cyrus le Grand : l’étranger providentiel qui ne passe pas

1.1 Un édit qui fonde deux mémoires

En 539 avant notre ère, Cyrus II de Perse conquiert Babylone et y trouve des dizaines de milliers de Juifs déportés cinquante ans plus tôt. Son édit, consigné dans le Livre d’Esdras, ne se contente pas de les libérer : il finance la reconstruction du Temple de Jérusalem sur le trésor impérial perse. Le Deuxième Temple — celui dans lequel Jésus prêchera, celui dont le Mur occidental demeure le vestige le plus sacré du judaïsme — n’existerait pas sans cette décision d’un roi perse polythéiste.

Cette séquence n’est pas une anecdote. Elle structure une double vénération qui persiste à travers les siècles : les Iraniens considèrent Cyrus comme le fondateur de leur civilisation et de leur dignité nationale ; les Juifs le désignent dans le Livre d’Isaïe (45:1) par un terme sans équivalent dans toute la Bible hébraïque — Mashiah, le Messie de Dieu, appliqué à un non-Juif. Un roi étranger, irréductiblement autre, reçoit le titre le plus sacré de la tradition hébraïque. Cela ne s’est produit qu’une seule fois dans toute l’histoire biblique.

1.2 La médaille Trump-Cyrus : quand l’histoire devient programme

En 2018, l’organisation du Temple de Jérusalem frappe une médaille commémorant la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d’Israël. Sur cette pièce, le profil de Donald Trump est superposé à celui de Cyrus, avec le Troisième Temple en arrière-plan. Le message est explicite et théologiquement précis : Trump joue pour le Troisième Temple le rôle que Cyrus a joué pour le Deuxième.

Cette numismatique n’est pas marginale — elle est distribuée dans les cercles évangéliques sionistes et dans les milieux du Temple Mount Institute. Elle révèle une instrumentalisation active de la mémoire perse dans le projet messianique contemporain : Cyrus devient le paradigme de l’étranger puissant qui met sa force militaire au service de la reconstruction du Temple, quand l’État d’Israël seul manque de légitimité théologique pour l’entreprendre.

La question qu’elle pose ne peut pas être esquivée : si la Perse antique a rendu possible le Deuxième Temple, quel rôle l’Iran d’aujourd’hui — ou l’Iran reconfiguré de demain — est-il appelé à jouer dans les projections messianiques qui structurent une partie de la politique israélienne actuelle ? La question n’est pas rhétorique. Elle est au cœur des tensions qui traversent la droite religieuse israélienne depuis des décennies.

II. Le hadith d’Ispahan : texte, contexte, interprétations

2.1 Ce que dit vraiment le hadith

Dans son Sahih, Muslim apporte une narration selon laquelle le Dajjal sera suivi de 70 000 Juifs d’Ispahan portant des tayalisah (châles distinctifs). Ce hadith, authentique par la chaîne de transmission, pose plusieurs défis herméneutiques que le commentaire contemporain tend à court-circuiter.

Géographique : Ispahan est située au cœur du plateau iranien, dans une région qui fut effectivement un centre majeur du judaïsme persan depuis l’époque achéménide jusqu’à l’époque safavide. La communauté juive d’Ispahan est l’une des plus anciennes du monde — antérieure à l’Islam de plusieurs siècles.

Numérique : 70 000 désigne-t-il un contingent précis ou une multitude symbolique ? Les exégèses classiques divergent. Dans le corpus coranique et prophétique, les chiffres ronds (70, 7 000, 70 000) ont fréquemment une valeur typologique plutôt qu’arithmétique.

Chronologique : Le hadith ne dit pas que ces Juifs sont les initiateurs de la fitna du Dajjal, mais qu’ils le suivront. La hiérarchie eschatologique reste ouverte — et la résistance à cette fitna n’est pas localisée géographiquement.

2.2 Les lectures en concurrence

LectureArgument centralPartisans
Littéraliste géopolitiqueLe hadith prédit une alliance irano-juive futureCertains courants salafis, activistes anti-chiites
SpiritualisanteLes « Juifs d’Ispahan » désignent symboliquement ceux qui trahissent la vérité, quelle que soit leur origineExégètes soufis, théologiens rationalistes
Historico-critiqueLe hadith reflète les tensions de l’époque omeyyade/abbasside, pas une carte du futurAcadémiciens, réformistes
SociologiqueLe hadith comme révélateur des angoisses collectives, activé politiquement selon les conjoncturesChercheurs, analystes du religieux

La résurgence de ce hadith dans le commentaire contemporain dit quelque chose d’essentiel : dans les périodes de désorientation collective, les textes eschatologiques fonctionnent comme des boussoles de remplacement. Ils offrent un sens à l’insensé, une direction dans le chaos. Leur popularité est un symptôme, pas une explication.

III. L’homologie des messianismes : pourquoi ce conflit est structurellement irréductible

C’est ici que réside, selon nous, le nœud le plus sous-analysé de la confrontation Iran-Israël.

Le messianisme juif et l’eschatologie chiite partagent une structure d’attente remarquablement similaire. Les deux traditions organisent le temps autour d’une figure rédemptrice absente — le Messie fils de David pour le judaïsme, l’Imam caché Muhammad al-Mahdi pour le chiisme duodécimain — dont le retour marquera la fin de l’injustice et l’instauration d’un règne de justice universelle. Les deux attentes impliquent une période de troubles précédant la rédemption (chevlei Mashiah dans la tradition juive, zuhur dans la tradition chiite). Les deux traditions ont développé des courants qui cherchent activement à précipiter ce retour par l’action humaine.

Cette homologie structurelle n’est pas une coïncidence apaisante. Elle est au contraire source d’une rivalité d’une profondeur particulière : deux messianismes ne peuvent pas coexister dans le même espace symbolique sans que l’un ne nie l’autre. L’Iran de la République islamique ne s’est pas constitué comme État simplement anti-israélien — il s’est constitué comme État dont la raison d’être théologique est de préparer le retour du Mahdi. Israël comme projet sioniste religieux ne s’est pas constitué simplement comme refuge national — il s’est constitué, dans ses courants les plus influents aujourd’hui, comme l’agent actif de la rédemption messianique.

Deux projets de fin de l’histoire. Un seul espace géographique. Aucune diplomatie classique ne résout cela.

IV. La fabrication de l’Iran chiite : une conversion qui fait encore débat

4.1 Avant 1501 : un sunnisme persan dominant — et fondateur

Avant l’avènement des Safavides, le territoire iranien était majoritairement sunnite. Pas marginalement — structurellement, intellectuellement, spirituellement. L’Iran pré-safavide a produit les figures centrales du corpus hadithique de l’ensemble du monde sunnite : al-Bukhari (Boukhara), Muslim (Nishapur), al-Tirmidhi, al-Nasa’i, Ibn Majah. L’école hanafite, la plus répandue dans le monde musulman aujourd’hui, porte les empreintes de l’aire culturelle perse. La poésie mystique persane classique — Rumi, Attar, Saadi, Hafez — est une production sunnite, souvent soufie.

Cette mémoire n’est pas une construction rétrospective. Elle est documentée dans les chaînes de transmission, les biographies de savants, les réseaux de madrasas. Son effacement dans la conscience musulmane contemporaine est lui-même un fait politique qu’il convient d’interroger.

4.2 1501 : la rupture safavide comme violence fondatrice

En 1501, Shah Ismaïl Ier proclame le chiisme duodécimain religion d’État. La conversion n’est pas graduelle ni consensuelle : elle s’accompagne d’une violence systématique contre les élites sunnites — exécutions publiques, exils forcés, remplacement des cadres religieux par des clercs chiites importés principalement du Jabal Amil (Liban actuel) et de Bahreïn, régions chiites de longue tradition.

Les historiens qualifient cette période, selon les critères retenus, de purge religieuse structurante ou de refondation confessionnelle coercitive. Le résultat est sans ambiguïté : en trois générations, l’Iran a été transformé en pays chiite à écrasante majorité, avec un sunnisme réduit aux marges ethniques — Kurdes, Baloutches, Arabes du Khuzistan. Des populations qui, précisément, restent aujourd’hui les plus réprimées par la République islamique.

4.3 La question qui dérange — et qui doit être posée

L’Iran actuel est le produit d’une violence intra-musulmane autant que d’une résistance anti-impérialiste. Rappeler cette généalogie n’est pas une attaque contre les Iraniens ni contre le chiisme en tant que tradition spirituelle — c’est une honnêteté élémentaire envers l’histoire. Elle empêche la réduction d’une réalité complexe à un récit de victimisation univoque, et elle rappelle que les régimes qui se présentent comme boucliers de l’Islam peuvent avoir fondé leur légitimité sur l’élimination d’une autre version de l’Islam.

V. Quand les bombes tombent : tenir ensemble ce que le confort émotionnel veut séparer

Les images des frappes sur Téhéran, Ispahan et Tabriz produisent un réflexe empathique légitime. Ce réflexe a une fonction psychologique réelle : il offre un camp, une direction morale, une clarté dans le chaos. Mais ce réflexe, non travaillé, devient un obstacle à la compréhension.

Compatir avec les victimes civiles iraniennes et critiquer le régime qui les gouverne ne sont pas deux postures contradictoires à choisir l’une contre l’autre — elles sont les deux faces d’une même exigence de vérité. Un État peut être injustement bombardé de l’extérieur et brutal envers sa propre population. Ces deux réalités coexistent. Une analyse qui n’en retient qu’une seule n’est pas une analyse — c’est de la propagande, fût-elle bien intentionnée.

Pour les lecteurs maghrébins, cette tension devrait être familière jusqu’à la douleur. L’histoire de la région a produit plusieurs régimes qui ont su mobiliser le discours de la résistance anti-impérialiste pour couvrir leur violence interne. Reconnaître la structure de cette manipulation n’est pas trahir la solidarité — c’est la rendre intellectuellement crédible.

VI. L’Iran après les bombes : scénarios, pas prophéties

Les bombardements visent les infrastructures militaires, les centres de commandement, les capacités nucléaires. Ils ne détruisent pas la population de 88 millions d’habitants, ni la mémoire collective qui traverse achéménide, islamique et moderne, ni les fractures internes que le régime contenait par la répression et que la guerre pourrait désormais libérer.

ScénarioMécanismeHorizon temporel
Survie du régime affaibliSuccession institutionnelle, résilience des Gardiens de la révolutionCourt terme probable
Recomposition interneJeunesse urbaine, nationalisme sécularisé, rejet du cléricalismePossible si guerre prolongée
Retour au référent cyréenNationalisme pré-islamique, réconciliation avec les Juifs iraniens de la diasporaSpéculatif mais structurellement préparé
Fragmentation régionalePoussées kurdes, baloutches, arabes du KhuzistanContenu mais latent

Aucun de ces scénarios ne « prépare le Dajjal » mécaniquement. Chacun dépend de choix politiques, de solidarités internationales, d’accidents historiques. Les textes prophétiques ne sont pas des cartes d’état-major.

Conclusion

Il y a une tentation intellectuelle particulière dans les temps de guerre : celle de simplifier par nécessité morale, de choisir un camp pour ne pas avoir à tenir la complexité. Cette tentation est compréhensible. Elle est aussi, à terme, ruineuse pour la pensée.

Ce qui se joue en Iran aujourd’hui convoque simultanément des mémoires vieilles de vingt-cinq siècles, deux messianismes dont la structure d’attente se ressemble assez pour se nier mutuellement, une conversion religieuse fondée sur la violence et présentée comme naturelle, et des projections eschatologiques qui fonctionnent moins comme des prophéties que comme des révélateurs de l’angoisse présente.

Le Prophète Muhammad (ﷺ) a laissé à sa communauté des balises pour naviguer dans les temps de trouble — pas des cartes détaillées. La tâche du croyant qui regarde cette guerre n’est pas de prédire l’avenir ni de choisir le bon camp messianique. C’est de distinguer, avec la plus grande rigueur, le bien réel du bien apparent, la résistance authentique de la résistance théâtrale, le bouclier de l’Islam du ventre de la fitna (terme coranique désignant la discorde, l’épreuve qui divise la communauté).

Cet exercice de distinction — infiniment plus exigeant que l’adhésion à un slogan — est le seul qui mérite le nom de fidélité intellectuelle et spirituelle.

B. S.

(*) Anthropologue, ancien président du Conseil régional du culte musulman d’Alsace (GMP), président de l’association France Hajj. Ingénieur GEII (systèmes et structures). Ancien secrétaire adjoint ANAAF (l’association Alliance nationale des associations des Algériens de France)

18 Commentaires

  1. Merci, très pertinent
    Y a peut être un volet sur le criminel qui dirige l’état « zèbreu » qui fait tout pour ne pas être traduit devant la justice, si la justice renonce à le poursuivre, tout s’arrêtera comme par magie
    Idem pour Trump et ses amis pédo !

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    • Ces criminels ne sont pas immortels. Il y’a la justice des hommes et la justice divine.

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  2. « La tâche du croyant qui regarde cette guerre n’est pas de prédire l’avenir ni de choisir le bon camp messianique. C’est de distinguer, avec la plus grande rigueur, le bien réel du bien apparent, la résistance authentique de la résistance théâtrale, le bouclier de l’Islam du ventre de la fitna (terme coranique désignant la discorde, l’épreuve qui divise la communauté). » souligne B. S.

    Primo je pense qu’il faut être d’une naïveté maladive pour croire que l’idéologie, fût elle religieuse, mène le monde alors que cette dernière ne fait que refléter des rapports sociaux historiquement datés.
    Secundo, je pense que l’entité sioniste (vestige colonial et régime raciste basé sur la religion) a profité d’une occasion, i. e. la faiblesse manifeste actuelle du régime des mollahs et a entraîné le première puissance impérialiste du moment dans une dynamique qui débouchera sur …………………. la destruction du régime des mollah actuel et son remplacement par un régime vassal, quelle que soit sa coloration idéologique et/ou religieuse.

    Je splike :

    je pense que l’agression de l’Iran des mollahs par les impérialistes américains et l’entité sioniste est une partie intégrante de la dynamique de remodelage du Moyen-Orient, remodelage annoncé par le « Plan Yinon » de 1982 et actualisé par « A Clean Break » de R. Pearle en 1996.

    En termes crus, au Moyen-Orient (qui s’étale, comme par hasard, de l’Atlantique au Golfe persique), les impérialistes américains* ont besoin de régimes vassaux servant, essentiellement, les intérêts du capital financier mondial et les intérêts de l’entité sioniste, vestige colonial et régime raciste basé sur la religion dont la survie, en tant que telle exige qu’elle soit la seule puissance régionale** de la région, d’où la convergence remarquable des intérêts impérialistes et sionistes.

    Moralité de l’histoire : il n’y en a aucune, à part que la chute d’un régime aussi anachronique que le régime des mollahs ne serait regrettée par quasiment personne mais pourrait ouvrir des perspectives révolutionnaires dans tout le Moyen-Orient.

    En effet, l’agression américano-sioniste pourrait réveiller les peuples de la région, les pousser à rejeter les régimes (dits arabo-musulmans) qui les asservissent et les exploitent au profit des couches compradores qui les dirigent et des puissances impérialo-sionistes qu’elles servent et …………….. remodeler le Moyen-Orient au profit des peuples (quelle que soit leur religion) du Moyen-Orient.

    Wa el fahem yefhem.

    PS1 : je pense que persister dans l’appréhension des conflits du Moyen-Orient comme des conflits de religions sert, d’abord et avant tout, les intérêts de l’entité sioniste (les textes sacrés, aussi bien juifs que musulmans ne reconnaissent ils pas que la Palestine a été réservée par le Bon Dieu, himself, aux …. juifs ?) et occulte le fait incontournable que cette entité est, essentiellement, un vestige colonial (doublé d’un régime raciste basé sur la religion) et un gendarme des puissances impérialistes dans la région, d’où un appui inconditionnel de ces dernières à l’entité en question.
    PS2 : s’il est admis que des régimes reposant sur la religion musulmane ne sont pas un anachronisme, au nom de quoi devrait on refuser le droit à l’existence d’un « état ………….. juif ?
    Ceci étant souligné, je pense, dès lors, que le projet sioniste continuera à s’imposer tant que les régimes arabo-musulmans (des vestiges coloniaux doublés de régimes racistes basés sur la religion) et l’entité sioniste (un régime colonial doublé d’un régime raciste basé sur la religion) ne seront pas « déconstruits » par les peuples (quelle que soit leur religion) qui subissent l’asservissement et l’exploitation du Grand Capital dont le régime sioniste et les régimes arabo-musulmans ne sont que les « représentants régionaux ».
    En termes crus, je pense que, pour neutraliser le projet sioniste, les peuples de la région doivent commencer par neutraliser les régimes arabo-musulmans (maillon faible du ………… réseau) compradores qui justifient, directement ou indirectement, l’existence même de l’entité sioniste en tant que telle.

    * Le contrôle par les impérialistes américains du pétrole iranien est, me semble t il, un objectif essentiel pour « perturber » la montée en puissance de la Chine qui est la seule puissance en mesure, économiquement et politiquement de rivaliser avec les Usa.
    ** Étant donné que la survie de l’entité sioniste et sa pérennité en tant que régime raciste basé sur la religion exige qu’elle soit entourée de régimes racistes basés sur la religion et/ou l’ethnie (comme le sont tous les régimes dits arabo-musulmans), je pense que l’Iran des mollahs hostiles à l’entité sioniste sera, soit remplacé par un Iran …… des mollah alliés de l’entité sioniste soit, sera démantelé au profit de plusieurs entités basées sur la religion et/ou l’ethnie.

    Dans tous les cas de figure, la religion, quelle qu’elle soit, servira, essentiellement, à dissimuler la main mise du Grand Capital (dont l’entité sioniste n’est que le …………. gendarme régional) sur la région concernée.

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    • Cher Abou Stroff,
      Merci pour cette lecture attentive et cette contre-lecture rigoureuse. Votre position matérialiste mérite mieux qu’un acquiescement poli.
      Vous posez la question suivante : parler de messianismes ne revient-il pas à mystifier des rapports de force qui sont, en dernière instance, économiques et coloniaux ?
      Ma réponse est non — et voici pourquoi.
      Le Plan Yinon (1982) et « A Clean Break » (1996) que vous citez à juste titre sont eux-mêmes des documents qui mêlent indissociablement calcul géopolitique et références à la destinée historique d’Israël. Les rédacteurs de ces textes ne séparent pas les deux registres. Ignorer la dimension théologique ne rend pas l’analyse plus matérialiste — cela la rend amputée d’une variable que les acteurs eux-mêmes mobilisent consciemment.
      Dit autrement : quand Netanyahu cite Amalek pour justifier Gaza, ce n’est pas du folklore — c’est un cadre opératoire. Quand les Gardiens de la révolution parlent de zuhur du Mahdi, ce n’est pas de la propagande creuse — c’est une grille de décision réelle pour une partie des décideurs.
      Marx lui-même n’a jamais dit que l’idéologie était sans effets — il a dit qu’elle reflétait les rapports sociaux tout en les reproduisant. La religion, dans ce conflit précis, ne dissimule pas seulement les rapports de force — elle les configure.
      Sur votre PS2 — vous touchez au nœud le plus honnête du débat : peut-on condamner le sionisme comme projet colonial tout en refusant de condamner les théocraties musulmanes de la même manière ? Mon article répond oui à cette symétrie critique. C’est précisément ce qui le distingue d’une apologétique de la « résistance ».
      Fraternellement,
      B.S.

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    • Nuance, selon le Coran et le Bible, la terre de Palestine n’a pas été promise par Dieu aux Juifs mais au Hébreux, et qui sont les descendants actuels de Hébreux ? Ils se trouvent plus du coté des Palestiniens que des sionistes importés d’Europe et du Magrheb. toutes les études archéologiques, historiques et génétiques vont dans ce sens. Les Palestiniens sont le peuple élu par Dieu originellement en grande partie constitué de Juifs mais qui avec le temps et les invasions se sont convertis au christiannisme puis à l’islam même si certains sont restés Juifs. C’est pour celà qu’il y avait déjà des juifs indigènes quand les sionistes ont débarqués.

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      • Merci de rappeler cette Vérité historique . Cette Engeance qui a déferlé sur la Palestine avec l AIDE de HITLER et Consort ( Accord HAAVARA de 1933 ) n a Absolument rien à VOIR avec les Hébreux encore moins avec les Israélites . Tout juste des descendants de Païens convertis au judaisme par intérêt et dont le 1 er méfait diabolique est le Talmud censé remplacer la Thorah Décret Divin .

        Les Samaryines descendants des tribus de Sidna Yaacoub , Palestiniens millénaires conservateurs de la Thorah , subissent les Affres des Nazisionistes tout autant que leur compatriotes musulmans et chrétiens …..

  3. Derrière le hadith des 70 000 juifs d’ispahan qui suivront le dajjal, il faut peut-être comprendre 70 000 sionistes activistes agissant pour le compte de l’empire depuis le sol iranien.

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    • 70 000 traîtres en mode taqiya qui activent pour l’agenda impérialo-sioniste. La lie de l’humanité. L’incarnation de la félonie et de l’imposture.

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  4. Les sionistes « juifs » et « chrétiens » motivés par leur calendrier messianique provoquent volontairement le chaos dans toute la région du Proche et du Moyen-Orient pensant qu’ils vont précipiter la venue de leur machiah. De vrais malades !
    Le scandale epstein comme un symptôme de leurs lubies. Le sionisme n’étant pas une religion abrahamique mais bien une maladie satanique.

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  5. Ce texte de Benabdellah Soufari est intéressant mais plutôt orienté politiquement et idéologiquement.

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  6. Chacun d ‘entre nous peut en faire sa proore lecture, maintenant la mienne personnellement ne remonte jusqu’ au projet messianique ou le hadith mais des paroles d un grand général américain Wesley Clark qui il y a quelques années parlant d un agenda et un programme bien établi américain sionistes et d’une liste de pays arabes à éliminer ou à soumettre qui résiste à leurs hégémonies et qui ne rentrent pas dans le cadre bien défini par leurs soins, ce général avait nommés 7 pays qui figuraient dans une liste du Pentagone et l Iran en faisait bien partie et était le dernier pays à abattre ou à mettre dans le rang. mais mon opinion personnelle et ça n engage que moi si ils arrivent à plier l Iran, ni l entité sioniste ni les états Unis sionistes s arrêteront à cette liste programmée des 7 pays , ils s en prendront bien évidemment à l Algérie même si les relations sont plus ou moins bonnes en générale et que le pouvoir algérien est ces derniers temps bcp plus flexible indirectement pour x raisons (…) mais est toujours vu par ces occidentaux et sionistes comme un régime autocratique et ne rentrant pas dans leur cadre en niant totalement l entité sioniste étant eux mêmes ces sionistes revanchards et rancuniers. Le but de la entité sionistes des USA et ces alliés européens est de soumettre tout les pays arabes do’nt l’Iran J avais écris sur ce site des les bombardements et ensuite le génocide des palestiniens et la lâcheté et l’impuissance des pays arabes à laisser faire sans broncher que leurs tours viendra tôt ou tard mais ça n engageait que moi. En tout cas ça en prend la direction maintenant il.est difficile de parler d unité arabe ou musulmane pour y remédier je crains qu il est trop tard car la division existe et a été entretenue par ces américains l entité sioniste et les européens. Seul Allah le tt puissant ce paramètre qu ils ‘ ont pas calculé et qui est au dessus de tout peut les détruire eux et keyts plans machiavéliques et les peuples musulmans aussi le peuvent du Allah le souhaite mais ces dernièrs me donnent l impression d être dans l indifférence totale un peu à l image de leurs dirigeants arabes alors qu ils devraient être le véritable rempart à leurs plans diaboliques sionistes , les dirigeants arabo musulmans sunites depuis longtemps se sont pliés à leurs exigences malheureusement , j écarte l’iran chiites qui reste le dernier bastion du refus en leur résistant à ces chiens sionistes. L Algérie concernant notre pays devraient se préparé à l avenir et être parée à toutes éventualités car je pense qu elle fait bien partie de leur programme et de leur agenda, eux ces occidentaux sioniste et l entite sioniste programment calculent et préparent tout en avance, l Iran en fait les frais aujourd’hui et pourtant leurs menaces envers elle existent depuis plus de 30 ans. L Iran a l intelligence et c’est un peuple éduquer, elle fait des missiles que les arabes ne possèdent pas , les arabes achetent tout à ces blancs ou autres Dieu sait ce qu il fait et sait qui est qui. Ce commentaire je réitère n engage que moi.

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      • L Algérie possède une arme absolue, c est son peuple et sa diaspora son attachement et son amour à la patrie et au pays. Idem pour les turques je pense.

  7. « Les bombardements visent les infrastructures militaires, les centres de commandement, les capacités nucléaires. Ils ne détruisent pas la population de 88 millions d’habitants »
    》》vous êtes sérieux aller dire ça aux victimes Iraniennes dont les 85 fillettes d’une école Allah yrahmoum

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  8. Le hadith mentionnant les 70 000 Juifs d’Ispahan qui suivront le Dajjal ne dit absolument rien sur la géopolitique contemporaine. Il ne parle ni d’États modernes, ni de frontières actuelles, ni de systèmes politiques, ni de projections démographiques. C’est un texte eschatologique, qui s’inscrit dans le registre des signes de la fin des temps.

    Vouloir y lire l’avenir d’un pays précis, l’effondrement d’un État ou l’émergence d’un autre relève davantage de la spéculation que de l’exégèse. Cela reviendrait à jouer les aventuriers de la « bonne nouvelle » ou du scénario prophétique personnalisé, ce que les savants ont toujours déconseillé lorsqu’il s’agit des textes de fitan (troubles de la fin des temps).

    Les hadiths eschatologiques décrivent des événements futurs sans en donner la chronologie politique détaillée. Ils appellent à la vigilance spirituelle, pas à l’élaboration de scénarios géostratégiques.

    Laissons donc ce hadith dans son cadre naturel : un texte qui évoque un signe de la fin des temps. Lui faire dire plus que ce qu’il dit, c’est risquer de le détourner de son sens et d’en faire un instrument d’interprétation partisane.

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  9. Analyse pertinente si l on règle le focus sur la Secte Nazisioniste qui n a jamais oublié de convoquer la Thorah manipulée pour la nauséabonde « Cause » et ce , par le « Laïque » et Antisemite T. Herzl .
    Pour le CRIME que le Guignol Corrompu de la Maison Blanche COMMET en ce Moment tant en Palestine Occupée et en IRAN , c est un niveau plus près de la Vénalité que de l Eschatologie ou tout autre niveau de « Réflexion que cet Arriviste , une fois Prebysterien , une fois Juif , ne pourra en aucun cas atteindre .
    Et pour cause , l Essence de ce Pervers se résume à Amasser …….Amasser du Pèze par tous les moyens : la Secte Nazisioniste le Tient par les …..Fesses et le Pognon : plus d 1 / 2 Milliards de Dollars de La part de La seule P……….Farbstein – ADELSON – des Bas fonds de Pologne pour EFFACER LES PALESTINIENS .
    Sans compter ce qu il a Obtenu du Reste de la Secte pour Réduire la Capacité de Résistance de l IRAN , aujourd hui le seul Rempart musulman et ………………Chrétien d Orient a l Idéologie et Desseins de La Secte de l Asservissement des Peuples de la Région ; l Europe étant déjà Asservie depuis plus de 2 Décennies .

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  10. Voici une lecture large de ce qui se passe au Moyen-Orient.
    Cette guerre est avant tout siiniste, l’Amérique est là en appuie.
    L’entité sioniste a ouvert la porte au chaos pour un seul et unique objectif purement messianique talmudique, la construction du grand Israel, du Nil à l’Euphrate.
    Cette guerre va passer très vite à une nouvelle phase, l’entité sioniste cherche à jouer à fond la carte de transformer cette attaque contre l’Iran en un conflit Chiit-Sunnit en s’appuyant sur ses alliés objectifs dans la région parmi lesquels les Kurdes Irakiens/Iraniens, la Syrie à sa tête El Joullani (ex Daech), tous les mercenaires Daech de la region, les pays du Golfe dont l’Arabie-Saoudite pays pivot de ce plan diabolique qu’elle essaye d’entrainer par tous les moyens dans son sillage malgré des demonties formels de l’Iran sur l’attaque de la raffinerie d’Aramco et l’attaque de l’ambassade américaine en Arabie-Saoudite, ces attaques sont d’apprence sous faux-drapeau.
    Cette guerre terrestre a déjà commencé par l’attaque sioniste du sud liban face au Hizbollah libanais et va s’étendre conformément a leur agenda messianique.
    Reste à connaître la position officielle de la Turquie qui a amassé ses troupes à sa frontière Iranienne et les autres pays de la region.
    A bon entendeur

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  11. Merci pour votre analyse tres pertinente. les mollah et ayatollah ne sont pas ennemis d’Israel bien au contraire. Ils ont été placés comme au Maroc (pour les rois),par les Sionistes. Aux USA, il existe deux mouvances celles de America First mais aussi Israel First. Le Congres Juif Mondial aurait menacé le Parti de America First s’il ne soutenait pas Israel et qu’il mettrait tout en oeuvre pour le détruire. Ensuite il faut savoir que le projet sioniste est de former des milliers de pasteurs évangeliques sionistes car ils estiment que les américains ne sont pas assez pro israel. Il existe en effet deux récits complètement opposés mettant Israel et l’Amérique ensemble. De quelle Amérique ? …Israel First! qui aime semer la confusion au niveau des masses? Les médias au service du maussade! payés pour mentir! Ils payent des acteurs pour jouer des rôles , utilisent des masques pour faire remplacer des personnalites politiques de grandes envergures et j’en passe et des meilleures! Observer au dessus de 19000 pieds

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