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La secrétaire d’Etat adjointe suisse : «L’Algérie demeure une priorité stratégique pour nous»

Par Mehenna H. – La diplomatie suisse connaît un remaniement stratégique majeur avec la nomination de Serge Bavaud, initialement désigné ambassadeur à Alger, à la tête des services de renseignement suisses. Une décision qui, selon la secrétaire d’Etat adjointe pour la région Afrique du Nord et Moyen-Orient, Monika Schmutz Kirgöz, illustre «l’importance que la Suisse attache à l’Algérie», tout en garantissant la continuité des relations diplomatiques grâce à une chargée d’affaires assurant l’intérim. «Ce n’est pas une manière de dire que l’Algérie n’est pas une priorité, au contraire», insiste-t-elle dans un entretien accordé à One TV depuis Alger, où elle effectue une visite de travail.

La secrétaire d’Etat adjointe a profité de cette rencontre pour revenir sur plusieurs enjeux régionaux brûlants. Parmi eux, les récents pourparlers nucléaires entre les Etats-Unis et l’Iran organisés à Genève, qui, selon elle, ont permis d’espérer une issue diplomatique avant que la situation ne dégénère en conflit armé. «Nous sommes très préoccupés et alarmés, à la fois par l’échec des négociations et par les actions militaires en cours», a-t-elle expliqué, tout en rappelant que la Suisse, forte de son expérience historique en médiation internationale, reste prête à jouer un rôle de facilitateur.

L’ancienne ambassadrice au Liban, elle-même victime de l’explosion du port de Beyrouth en 2020, exprime son inquiétude face aux tensions croissantes dans la région. «Il existe un risque réel d’embrasement régional», souligne-t-elle, citant notamment la situation au Liban où l’instabilité politique et militaire pourrait amplifier l’impact du conflit iranien. Pour elle, la diplomatie suisse, «agile et rapide», constitue un outil essentiel pour contribuer à la désescalade et favoriser les négociations de paix, que ce soit au Moyen-Orient ou en Europe, comme dans le dossier ukrainien.

En matière bilatérale, l’Algérie et la Suisse entretiennent des relations «très bonnes et stratégiques», insiste Monika Schmutz Kirgöz. La migration constitue le premier axe de coopération, avec un suivi actif des ressortissants algériens en Suisse et un retour régulier de ceux en situation irrégulière, dans un cadre de collaboration jugé «extraordinaire» par la diplomate. Le volet économique reste encore perfectible. Les échanges bilatéraux ont atteint 338 millions de francs suisses en 2023, en recul de 16%, principalement en raison de l’impact de la pandémie du Covid-19 et de l’absence de visites ministérielles. La secrétaire d’Etat adjointe voit néanmoins un fort potentiel de croissance, encouragé par la présence de plus d’une trentaine d’entreprises suisses performantes en Algérie et par des investissements directs significatifs.

Autre point de coopération stratégique, les projets trilatéraux Suisse-Algérie-Sahel, notamment dans le domaine de la migration, visant à réguler les flux et renforcer la stabilité régionale. «L’Algérie est devenue une destination importante pour les migrants, et nous travaillons avec nos partenaires pour soutenir la gestion de ces flux», précise-t-elle.

Enfin, l’hôte de l’Algérie aborde la posture suisse sur la scène internationale. Malgré sa neutralité, le pays entend peser sur les grands dossiers mondiaux «grâce à sa tradition humanitaire». Sur le plan intérieur, elle nuance les inquiétudes liées à la montée de l’extrême-droite, affirmant que la Suisse reste un pays de dialogue et d’intégration, où plus de 30% de la population est étrangère.

La visite de Monika Schmutz Kirgöz à Alger confirme l’engagement constant de la Suisse pour renforcer ses liens avec l’Algérie, dans un contexte régional marqué par des tensions inédites et des enjeux géopolitiques complexes. La position du gouvernement helvétique farouchement opposée au procès politique ourdi par des procureurs inféodés à l’Internationale socialiste contre le défunt général Khaled Nezzar, ancien ministre de la Défense nationale, le confirme.

M. H.

10 Commentaires

  1. Quand on voit ce qu’on voit qu’on entend ce qu’on entend, on a bien raison de penser ce qu’on pense. ? Surtout quand ça sent le gaz, je dis ça j’dis rien.

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  2. Faire confiance à la nouvelle classe occidentale serait d’une naïveté qui n’a plus sa place au 21ème siècle.
    L’adage dit qu’un état n’a pas d’ami mais que des intérêts.
    Peut-être, mais mêmes les intérêts doivent se défendre avec des partenaires fiables et ce n’est malheureusement plus le cas en occident, du moins pour le moment!
    Commençons par travailler et laisser travailler, une politique de base que nous avons de moins en moins.

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  3. Ahhhhhh l Internationale So…….Chialiste !!!! La DAGUE dorée de l Entite Nazisioniste qui a , pendant des Décennies , ENTUBÉ certains de nos Compatriotes par le BIAIS des So…..Chialistes de France que ces ……Certains n ont pas pris la Peine de Disséquer la Relations Criminelle , entre ces derniers et les Nazis qui genocident en Palestine occupée , depuis la fin de la 2 eme GMondiale . Au point qu ils ont FOURNI les Documents complets de la fabrication de la Bombe À à la Vermine Nazie au Nez et à la Barbe de De Gaulle ( le Criminel Shimon Perès étant leur Officier traitant ) .

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  4. La Suisse se dit peut-être neutre mais est quand même alignée au bloc occidental. Un peu ambiguë comme positionnement. Une neutralité « hypocrite » en fin de compte.

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  5. Durant la guerre de libération nationale, la Suisse a accueilli beaucoup de résistants algériens victimes de l’oppression des forces françaises. Les universités suisses ont formé des centaines d’étudiants qui ont participé à l’émergence d’une élite au gouvernement de l’Algérie indépendante. Les algériens étaient biens accueillis et respectés pour ceux qu’ils étaient « défenseurs de la liberté » Hélas les choix du FLN, désastreux, soumis à l’arabisme et aux monarchies obscurantistes arrosés de socialisme de bas échelle ont freiné l’ascension du pays vers la démocratie. La Suite de l’histoire du pays on la connaît. L’avènement de grands hommes tels que Boumedienne, Khemisti, Nezzar, Zeroual et que Dieu le bénisse, notre actuel Président Tebboune, ont malgré les pièges ourdis par le colonialisme, l’arabisme et le sociocommunisme construit les voies pour l’émergence d’une nation sûre de ses choix et de son prometteur avenir.

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  6. Le CAPITAL Suisse est SA NEUTRALITE & « Pas Langue Fourchue »! Donc Berne est des RARES Chefs de Tribus ou aujourd´hui des « Democrates & Elus » signent á 8H & resilient á 12h! Le « Mot » & Calumet de la Paix » des « Sauvages » de mes Comics sont plus FIABLES, CIVILISES & SAGES!

    Post-7/10 (sur la base de N.Z.Zeitung) Berne DOUTA de sa Neutralite! La NZZ, comme TOUTE Germany, devint BÈTE & FOLLE pour Israel! On se demande « Qui Commande? » dans des pays préts au SUICIDE pour sauver Gourou-Israel!

    Vienne la Neutre fut aussi des RARES Votes POUR Israel avec USA, Tonga, Palau, Samoa & Boss-Israel. La Suisse DOIT GARDER son CAPITAL & celui de la Croix R. Int. en qui TOUS font Confiance! Pourquoi! Dans SON Interet & celui d`1 Ordre Mondial qui n`est PAS dirigé par des FOUS tels Hitler ou ISRAEL qui DICTE au « Monde Libre »!

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    • Tojor tojor. Mdr. J’ai été programmé avec un décodeur et un capteur à résonance magnétique. Spécialiste en tmenicologie et lecture analytique améliorée. Un fantassin numérique quoi. 😂

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  7. Bonjour
    « L’importance que la SUISSE porte a l’Algérie »
    Mais depuis quand , vous oublier les insultes et l’acharnement de la justice SUISSE / L’Algérie pays considéré terroriste !
    Vous vous en souvenez pas ?

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  8. Si la Suisse cesse d’être un dépôt bancaire pour les fortunes mal acquises en Algérie (et aide l’Algérie à les récupérer) et cesse de servir de refuge à ceux qui ont mis l’Algérie à feu et à sang dans les années 90, pourquoi pas?

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