Mohsen Abdelmoumen : En tant qu’ami de l’Algérie, vous êtes impliqué dans le procès du félon Kamel Daoud qui se déroule à Paris. Pouvez-vous nous dire où en est ce procès ? Y a-t-il du nouveau ?
Jacques-Marie Bourget : Je ne suis pas un «ami de l’Algérie» par opportunisme ou pour en tirer un avantage quelconque. Il se trouve que, même si je n’ai rien à voir dans l’horrible colonisation, en tant qu’issu d’une famille «française de souche», je me sens terriblement meurtri et honteux de ce qu’a pu faire «mon» peuple à l’Algérie. Le fait que ce pays, comme le Vietnam, soit l’un des survivants des guerres coloniales, est pour moi admirable et mérite le respect. Ainsi, je ne critique jamais l’Algérie, même si besoin en était, pour la seule raison qu’au nom de la France coloniale je suis disqualifié et dois demander pardon pour cette barbarie tricolore de 150 ans.
Je ne suis en rien impliqué dans le procès fait à Kamel Daoud. Au départ de l’affaire, Daoud étant devenu, comme sa femme, français à la vitesse du son, j’ai estimé que seul un procès conduit à Paris pouvait mener à une condamnation de cet homme de plume. De plus, son éditeur Gallimard étant français, seule une plainte à Paris pouvait conduire à une sanction. J’ai donc assemblé, avec des témoins et des avocats, les pièces d’un puzzle pouvant conduire vers cette sanction. C’est tout. Mais, bien sûr, je ne suis pas partie au procès. Ce sont les avocats William Bourdon et Lily Ravon qui gèrent ce combat en vue d’une audience qui doit avoir lieu à l’automne. La question est : Daoud a-t-il exploité le sort de la malheureuse Saâda Arbane pour copier son histoire – elle qui, à 4 ans, a eu la gorge tranchée par des barbares du GIA ? Daoud, donc, a-t-il pillé la vie de cette miraculée pour en écrire un livre ayant obtenu le Prix Goncourt ?
Qu’est-ce qui vous a poussé à vous engager dans ce combat ?
J’ai lutté toute ma vie contre l’injustice, et me battre pour faire reconnaître les droits de Saâda Arbane me semble être une évidence. Mais il y a plus : ce sont les épouvantables écrits de Kamel Daoud. D’abord, ceux de son premier livre Pharaon, période où le chasseur de musulmans était encore «islamiste». Indignation surtout pour sa fameuse chronique sur les «viols de Cologne» où, d’une façon détournée, il suggérait que la religion musulmane, par son idéologie, avait une proximité avec la culture du viol. C’est d’autant plus énorme que ces fameux Viols de Cologne, tels que décrits par Daoud, n’ont jamais existé. Cette tribune de Daoud, du jour au lendemain, a fait un héros mondial du journaliste d’Oran. Quoi de mieux pour les Occidentaux racistes que de voir un musulman vomir sur ses coreligionnaires ! Depuis, il nous inonde de ses fatwas daoudiennes, reçoit le Prix Goncourt, et devient confident et conseiller d’Emmanuel Macron. En matière de haine de l’islam, il est devenu la statue du Commandeur et se bat pour le titre avec Sansal. Pour moi, l’idéologie de ce néocolonial, avec sa kyrielle de mensonges, est à combattre avec violence.
Dans votre enquête sur ce dossier Daoud, avez-vous rencontré des obstacles ?
Etrangement oui. En ce qui me concerne, juger Daoud à Paris n’est pas mépriser la justice algérienne. C’est tout simplement une obligation juridique, Daoud et Gallimard étant français.
Ce qui m’a étonné, ce sont les propos tenus envers moi lors d’une audience tenue à Oran le 8 avril concernant l’affaire de l’épouse Daoud accusée de complicité. Propos soutenus par Me Ben Braham, une avocate du barreau d’Alger qui représente une association de victimes du terrorisme. Outrée du fait que le procès se déroulera également en France, elle a estimé juste d’en donner son explication au tribunal. Je résume : «Si un procès va avoir lieu à Paris, c’est en raison du poids du lobby israélien représenté par Jacques-Marie Bourget (autrement dit moi) et par maître William Bourdon, l’avocat français de Saâda Arbane.»
Voilà. Une cellule sioniste, pourquoi pas du Mossad, a initié à Paris un procès contre Daoud, un auteur qui adore Israël et sa politique, et vice versa. Nous sommes en pleine folie.
Lors d’une conversation téléphonique, demandant l’explication de ses propos à Me Ben Braham, j’ai alors entendu et enregistré que «mon beau-père Tahar Merakchi, martyr de la Révolution, torturé et fusillé par les Français, était un faux martyr» (j’ai entre les mains les états de service, c’est-à-dire son mortel sacrifice, décrits de façon très élogieuse par le ministère algérien des Affaires étrangères). Que sa fille Warda (ma femme défunte), était «une p…», et moi-même «un agent israélien». Or, il se trouve que mon beau-père était bien un héros, que ma femme Warda, professeur de sociologie à l’Université de Versailles, n’était pas «une p…», et que je dois à William Bourdon, après 18 ans de bataille, d’avoir fait condamner Israël pour «tentative d’assassinat volontaire» contre moi après qu’un sniper sioniste m’ait tiré dans le poumon gauche (étonnant pour un «agent du Mossad»).
Enfin, je rappelle que Bourdon a sorti des malheureux de la barbarie américaine de Guantanamo et a rendu la liberté à un Palestinien accusé de l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic à Paris. Donc, pour Ben Braham, tout cela démontre que nous «travaillons pour le sionisme». Pour finir en beauté, celle qui ose porter une robe aussi noire que celle de mon ami Vergès, m’a annoncé qu’elle «me tuerait à petites gouttes». Voilà ce qu’est une star du barreau d’Alger. Pauvre barreau.
Qu’évoque pour vous l’affaire Kamel Daoud ?
Elle évoque ces Algériens qui continuent de rêver à une présence française en Algérie et qui pratiquent la haine d’eux-mêmes en vomissant sur leur pays et en méprisant leur Révolution. Pour trop de Français, Daoud est le moyen de continuer la guerre d’Algérie par procuration.
Vous qui connaissez très bien le Moyen-Orient, pouvez-vous nous livrer votre analyse à propos de ce qu’il se passe actuellement ?
Il est exact que les extravagances d’une avocate algérienne n’ont que peu d’intérêt face à la mort qui inonde le Moyen Orient. Un pays que je connais comme mon jardin et que j’aime au-delà de la raison. Tous les morts qui tombent sur ses terres arabes et en Palestine sont mes frères.
Que dire ? Rien, puisque le monde est entre les mains de deux fous, Netanyahou et Trump, deux pères Ubu qui nous conduisent au cimetière. Et l’épouvantable Europe a mis sur sa porte une pancarte «Ne pas déranger». C’est atroce. Le droit et l’espoir sont morts et chaque pays est aujourd’hui à la merci d’une folie de ces maîtres – momentanés et agonisants – du monde.
L’important reste qu’aujourd’hui, en dehors des cadavres et des destructions, l’Iran a gagné la première partie de la guerre.
Interview réalisée par M. A.




Je ne me sentirai rassénéré que lorsque j’aurai lu que des excuses officielles auront été présentées à Jacques-Marie Bourget par ben braham.
Quant au procès à Paris contre le néocolonisé Kamel Daoud, je n’en attends rien puisque le daoud n’est qu’un rien.
Wa el fahem yefhem
Tout à fait d’accord Abou Stroff, cette avocate manifestement inculte, ne connaissant rien à la chose politique, voire géopolitique, ne connaît pas Jacques-Marie Bourget et son itinéraire en qualité de journaliste engagé (cf la balle prise de la part d’un sniper israèlien).
Que Daoud soit jugé en France paraît logique et …. pertinent ! Il est maintenant Français.Ses soutiens connaîtront ainsi le véritable individu, voleur de vie, et en conséquence…. imposteur. Ce sera sans doute le début de la fin pour sa « carrière » d’écrivain. Par ailleurs, je suis sidérée de la vulgarité avec laquelle s’exprime cette « dame » avocate. Elle devrait subir une sanction de la part de ses supérieurs.
Comme le dit si bien Jacques-Marie Bourget, la france est d’emblée « disqualifiée » pour donner des leçons à l’Algérie. On n’a que faire de son avis et on a aucunement besoin de son « pardon » pour ses crimes historiques.
Le mercenaire de la plume kamel daoud est une prostituée morale qui offre ses talents pour donner corps aux fantasmes de ses maîtres-protecteurs. Il se sent vivre et exister à travers le regard que portent sur lui l’occidental. Sa misérable personne. Un néo-colonisé qui court après le faux brillant de la vie d’ici-bas. Il finira dans les poubelles de l’histoire. Un détritus.
Ces personnages de mauvais augures, ont bien profité, des années durants, des largesses de certains anciens dirigeants. On leur déroulait le tapis rouge dans toutes les administrations du pays y compris les ministères. Ils avaient largement profité de leur carnet d’adresses pour amasser illégalement des sommes et des bien non négligeables. Des privilèges , des facilités, des passes droit , tout leur était offert. Mais, hélas pour eux, ce merveilleux temps des seigneurs a subitement prit fin, avec la venue de nouveaux hommes au pouvoir. Leur regret et leur déception furent immenses et devinrent alors, une haine viscérale contre le pays et son peuple. Au point de monnayer l’honneur et le prestige de leur nation, par une vilaine et honteuse soumission néocoloniale. À croire que leur cervelle etait faiblarde, facile à détruire et à corrompre.
Maintenant, si ce n’est pas déjà fait, le moment est venu pour faire les comptes et leur exiger de rendre au fisc algérien, tout l’argent et les biens dont ils ont bénéficié des décennies durant . Ils ne possèdent rien dans le pays, tout ce qu’ils ont confisqué et volé, appartient et revient désormais au peuple .
L’avocate du diable Ben Brahm et les deux traitres Kamel Daoud le Sang Sal étaient des protégés de la clique de Bouteflika qui ne portaient pas les martyrs de la Révolution dans leur coeur comme le beau père de notre frère Jacques-Marie.
Je me sens plus proche de Jacques-Marie que de ces moins que rien.
J’en connais d’autres qui se sentaient proches de jean-marie de la gégène et qui le déclaraient ouvertement. Les faits sont vérifiables. Des harkis et des pieds-noirs issus de l’oas. Des nostalgiques de l’époque coloniale qui ont été parachuté en france. Le terrorisme était leur mode de signature.
Excellent interview.
Je ne crois pas que KD le makhnazie qui a dit « je suis marocain » soit condamné en France…
En Algérie il a déjà été condamné pour avoir frappé sa femme.
Au lieu d’approuver la noble démarche de jaques-marie Bourget et de l’appuyer par toutes les informations et le dossier dont elle dispose cette avocate ben Braham me déçoit énormément. Elle s’est totalement Commentaire
décrédibilisée et ne fait nullement honneur à la profession. (…) pour se permettre toutes ces interventions intempestives sur Al24 News et dans les médias algériens.
Finalement, son patriotisme de façade ne nous trompera plus.
Madame ben Braham veut égaliser d’ illustres avocats algériens tels : M.KHELLIL MAHMOUD, OUSSEDIK et d’autres, sans avoir leur talents et leurs intelligences, dépourvue de cela , (…).
Quant à Daoud , le pauvre est dans le reniement total da sa personne et de sans identité, pour une gloire éphémère, car au prochain Goncourt, ce plumitif passera à la trappe des oubliette littéraire, peut être même plutôt que ça, si la justice le condamne, tel sera son funeste destin.
Fraternité DZ