Algeriepatriotique : Votre ouvrage Le Printemps des complotistes s’inscrit dans une réflexion critique sur les théories du complot et leur diffusion dans l’espace médiatique et politique contemporain. Comment définissez-vous cette notion aujourd’hui ?
Jacob Cohen : L’ouvrage est parti d’un désir personnel de faire le point sur des questions d’actualité. Au départ, il devait s’appeler Dialogues du temps présent. Car l’ouvrage est constitué de douze dialogues, hormis un monologue. Il n’y a aucune intervention descriptive, stylistique, analytique, ni aucune autre sentence extérieure. Les personnages parlent, échangent, et la problématique apparaît progressivement. Ce n’était pas la volonté de départ, mais cette forme s’est imposée très vite et je l’ai volontiers adoptée, car elle me donnait une grande liberté ; puis elle s’est imposée comme une image dynamique et vivante.
Evidemment, il a fallu faire un choix. La politique se taille la part du lion : pourquoi la soumission des peuples et la trahison des élites ? Je n’ai pas non plus oublié les manigances des judéo-sionistes pour faire avancer leur cause, ni les préoccupations d’une famille maghrébine face à une forme d’insécurité sociale, ainsi que le pourquoi de la manipulation due au Covid. Sans oublier l’obsession des sociétés occidentales actuelles pour détruire la normalité sexuelle. Avec une échappée spirituelle sur l’existence divine et son influence positive pour se donner le courage de la résistance.
Le dernier dialogue, «Testament patriotique», est un petit plaisir personnel dans lequel je mets en scène ma relation avec mon pays d’origine. Il y a d’autres dialogues, mais plus anecdotiques.
Le complotisme vous semble-t-il en augmentation réelle, ou simplement plus visible aujourd’hui en raison notamment de la place des réseaux sociaux ?
J’ai connu une époque, les années 60 et 70, où l’on se préoccupait seulement de vivre, de s’établir, de découvrir, d’évoluer, de progresser. Où tout cela semblait possible. Je ne dis pas facile, mais on avait la conviction, pas du tout fictive, que l’on pouvait y arriver si on y mettait les moyens. La preuve : tous les Marocains étudiants que je côtoyais à Paris ont réussi d’une façon ou d’une autre. Le système voulait qu’on réussisse, et il nous en donnait les moyens.
Nous n’avions pas cette impression, réelle aujourd’hui, qu’une certaine élite veut s’accaparer presque tout, ne laissant que des miettes au peuple, en plus de la précarité et de l’humiliation. Les millionnaires payaient leurs impôts et les milliardaires n’existaient presque pas. Aujourd’hui, il y a une évidence que seuls les naïfs ne voient pas. Le système veut écraser les masses, les manipuler, les fragiliser, se moquant de leurs sentiments, de leur stabilité, leur enlevant toute espérance concrète de vie digne et stable.
Les réseaux sociaux ne sont que la réaction légitime à cette oppression. Mais comme c’est l’élite qui contrôle les réseaux sociaux, seule une minorité de la population échappe à cette nouvelle forme de servitude.
Selon vous, qui établit aujourd’hui la frontière entre ce qui relève du complotisme et ce qui relève d’une critique légitime du pouvoir ?
Celui qui décide aujourd’hui de ce qui est ou non complotiste est le boss, le propriétaire, le maître, le complice des dirigeants politiques ou économiques, ceux dont la fortune dépasse le PIB de la plupart des pays du globe et qui la planquent dans des paradis fiscaux, protégés par les pouvoirs qui leur sont redevables.
Ceux qui viennent en jets privés pour vous convaincre qu’il ne faut pas prendre l’avion, ou qui privatisent des îles entières tout en culpabilisant le peuple de posséder une maison individuelle. Ceux qui échappent à tout contrôle médical ou financier tout en imposant au peuple des vaccins expérimentaux, une monnaie numérique, ou en demandant des comptes aux citoyens qui paient plus de 200 euros en espèces. Ceux qui ont acheté tous les médias dans lesquels on vous dit ce qu’il faut penser de ceci ou cela, ce qui est vrai ou faux, ce qu’il faut s’injecter ou pas.
C’est cette classe qui dicte aux gouvernants la politique qui les arrange. C’est elle dont les larbins médiatiques et politiques décident de ce qui est complotiste.
Quelles sont, selon vous, les principales conséquences du complotisme sur le débat public et le fonctionnement des démocraties ?
A partir du moment où l’on jette l’anathème du complotisme, l’affaire est entendue. Que vous soyez prix Nobel de médecine, économiste reconnu ou que vous ayez un passé de résistant, l’étiquette «complotiste» vous détruit. Le débat n’est même plus nécessaire. Cela ne marche peut-être pas pour toute la population, mais les deux tiers y succombent, et cela suffit.
Rappelez-vous la terrible période du Covid. Songez à la diabolisation de La France insoumise pour son soutien à la Palestine. Loin de moi la volonté de défendre ce parti, mais c’est un bon exemple de la mise au ban d’une organisation pour des positions acceptables dans un débat dit démocratique. C’est une bonne trouvaille qui, grâce au quasi-contrôle des médias et des relais politiques, vide le débat démocratique de son sens et de sa valeur.
Comment distinguer concrètement une critique politique légitime d’un discours relevant du complotisme ?
Pour revenir à la première question, j’ai vécu une période où la diabolisation n’avait pas cours, ou très peu, où l’on pouvait presque tout dire. Il y avait des débats à la télévision, ou les sketches de Coluche ou de Desproges, qui sembleraient aujourd’hui totalement inconcevables.
Cette distinction est artificielle et a été mise en place pour empêcher les gens de communiquer ou de critiquer. C’est un peu l’idée sous-jacente des «Dialogues». Il semble que, dans chacun d’eux, il y ait cette suspicion d’un combat contre des forces invisibles qui veulent imposer des choses, et surtout empêcher qu’on en parle.
La seule issue viable est la liberté totale, dans le cadre de la loi, bien entendu.
Interview réalisée par Kahina Bencheikh El-Hocine



Interview très intéressante de Jacob Cohen. L’intelligence et le bon sens. Certains se servent effectivement du complotisme pour faire taire toute contestation. Décrédibiliser l’adversaire pour ne pas avoir à répondre de ses agissements.
Ne pas oublier l’opposition contrôlée. Et les soucoupes volantes de donald trump. Détourner l’attention de son opinion publique. Un écran de fumée politique bien pratique quand on est gêné aux entournures.
La réalité est elle une perception ou une projection?
Pour répondre à cette question il nous faut comprendre (ou du moins nous entendre sur) ce que c’est que la réalité.
Le dictionnaire nous dit que la réalité désigne la totalité de se qui existe de façon effective, concrète, et objective, englobant les phénomènes matériel et physique.
Sauf que cette définition me semble incomplète, pour ne pas dire autre chose qui nous dévierait du sujet. Parce que si on prend les sentiments avec les sensations, et les actes concrets qu’ils génèrent ( tel que l’amour, la haine, la joie, la peur etc…), ils sont aussi réels qu’un bloc de pierre concret dans les faits, et les effets.
On s’aperçoit alors, que ceux qui ont fait ce genre de dictionnaire avec de telles définitions avaient un but bien précis, et ce dernier est tout se qu’on veut sauf expliquer, définir, et encore moins éclairer les gens (qui sont vous et moi). Ca aussi c’est une réalité, non incluse dans la définition officiel, pour ne pas dire exclut officiellement, لحاجة في نفس يعقوب.
Quant à la perception, elle transforme les “sensations” (qui ne sont pas réelles selon la déf du dico) perçu et transmise par les organes sensoriels en une image mental consciente et interprétée du réel.
Pour se qui est de la projection, au delà de la définition psychologique ou autre, elle est un outil de planification par extrapolation des données dans un but/objectif prédéfinie.
Partant de se postulat, on peut dire dans ce contexte, que la réalité est la perception réelle des faits projeté, perçu par les théoriciens du complot, qui s’efforcent de dénoncé les praticiens du complot, qui sont bien réel.
Je dis ca je dis rien
Les sionistes ont emprisonné Monsieur BARGHOUTI, car ils craignent la création d’un autre État palestinien regroupant Gaza et la Cisjordanie. Selon cette vision, cette création irait à l’encontre de leur projet du « Grand Israël ». Ainsi, Monsieur BARGHOUTI apparaît comme un otage sacrifié par l’entité au service de ces desseins. Pourtant, son emprisonnement semble hélas vain, puisque la réalisation d’un « Grand Israël » n’appartient pas à notre époque.
Oui, ils auront Leur « Grand Israël », mais seulement dans des milliers d’années.
Cet otage, Monsieur BARGHOUTI, ne représente aucune menace.
La HAWLA WALA QOUWATA ILA BILAH