Une contribution de Mohamed Abdelhak – Dans un contexte international marqué par la montée des tensions géopolitiques et la multiplication des sanctions économiques, les pays du Sud cherchent de plus en plus à repenser leurs mécanismes financiers et monétaires. L’objectif est double : renforcer leur souveraineté économique et réduire leur dépendance à un système international largement dominé par le dollar et les grandes places financières occidentales.
L’un des leviers majeurs de cette transformation repose sur le développement des règlements interétatiques en monnaies nationales. En favorisant l’utilisation des devises locales dans les échanges commerciaux régionaux et internationaux, les pays concernés stimulent directement la demande pour leur propre monnaie. Cette dynamique contribue non seulement à renforcer la stabilité de la monnaie nationale, mais aussi à réduire la pression sur les réserves de change, souvent vulnérables aux fluctuations des marchés mondiaux.
Ce choix stratégique a des effets structurants sur l’ensemble de l’économie. Il favorise l’émergence de marchés financiers nationaux plus solides, encourage le développement de systèmes de paiement locaux et renforce le rôle des banques nationales. En obligeant les acteurs économiques à utiliser davantage les monnaies locales, ces politiques participent à une forme de réorganisation progressive des circuits financiers internes et régionaux.
Dans le même esprit, la question des sanctions économiques internationales joue un rôle déterminant dans cette réflexion. De nombreux pays considèrent que la dépendance excessive au système financier dominé par le dollar les expose à un risque élevé de déconnexion brutale des circuits mondiaux en cas de tensions politiques. Cette vulnérabilité a été illustrée à plusieurs reprises dans des cas récents touchant différents pays, où des restrictions financières ont fortement limité leur accès aux marchés internationaux.
Face à ce constat, certaines alternatives émergent, notamment le recours à des systèmes de règlement basés sur les monnaies numériques des banques centrales. Ces dispositifs permettent aux Etats de mieux contrôler leurs transactions transfrontalières tout en réduisant leur dépendance aux infrastructures financières occidentales. Ils constituent également une base importante pour la construction d’une architecture financière internationale plus équilibrée et plus autonome.
Par ailleurs, la gestion des réserves stratégiques, notamment des réserves d’or, s’impose comme un enjeu central. Plusieurs experts estiment que les pays du Sud auraient intérêt à conserver physiquement leurs réserves sur leur propre territoire. Le stockage de l’or dans des centres financiers étrangers expose, en effet, ces actifs à des risques de gel ou de confiscation pour des raisons politiques, comme cela a pu être observé dans certains contextes internationaux récents.
A l’inverse, la détention nationale des réserves d’or renforce la souveraineté financière des Etats. Elle permet une plus grande réactivité dans la gestion des crises économiques et consolide la confiance dans la monnaie nationale. Cette approche offre également aux gouvernements une plus grande autonomie dans l’utilisation de leurs réserves pour stabiliser leur économie sans dépendre de décisions prises dans des juridictions étrangères.
Dans ce contexte de recomposition progressive des équilibres économiques mondiaux, les pays du Sud sont appelés à s’engager dans une dynamique de transformation profonde de leur architecture financière. Entre diversification monétaire, innovations technologiques et sécurisation des actifs stratégiques, ils doivent à construire un modèle plus résilient, capable de mieux résister aux chocs externes et aux incertitudes géopolitiques.
M. A.
Analyste financier




Même si la valeur de l’or a chuté d’environ 12 pour 100 depuis le début de la guerre contre l’Iran, un retour à l’étalon-or limiterait bien des maux.
La plus grande arnaque du système monétaire international est quand un pays, comme l’Algérie, qui en contractant un crédit sur le marché financier en dollars ou en euros doit rembourser aussi en dollars et non dans sa monnaie nationale qui n’est pas une devise forte. Comment ce pays peut-il s’acquitter de sa dette puisqu’il n’a pas de réserves suffisantes en devises puisqu’au départ il n’en possédait nullement. Et si même le crédit contracté et bien investi générait des bénéfices, ces derniers ne seraient qu’en monnaie nationale non convertible. C’est donc la quadrature du cercle et ce genre de pays finira donc par obéir aux diktats de ces créanciers comme on le voit de nos jours. Une véritable arnaque qu’il faut éviter coûte que coûte !
Tous ces créanties sont des requins. Par exemple, le FMI agit comme une «mafia en charge des faillites» et se montre particulièrement malveillant, car il détient tous les secrets de chaque pays. Si un pays n’a rien à offrir, comme vous le dites, alors il ne reçoit rien.
Effectivement, le FMI ne fournit pas de prêts ni d’aide directe aux pays vulnérables, mais plutôt précipite leur déclin s’ils cherchent à solliciter son soutien.
Pourquoi ne pas inventer une monnaie unique Africaine .
Faire du commerce intra Africain , l’argent est en Afrique .
Le guide Libyen , et Saddam hussein avait essayés de s’émanciper du dollar us mais leur espérance de vie avaient été considérablement réduite , j’ajouterais simplement que toute monnaie créé sans contrepartie tangible ( or et argent physique ) retournera un jour à sa valeur initiale qui est 0 , tous les empires se sont effondrés par ce principe immuable , et les usa ne feront exception à cette réglé immuable avec leur 39.000 milliard de dette .