Correspondance particulière, Mohamed Seghiour – Partout en France, les ressortissants algériens ont eu à exprimer leur droit de vote, leur choix de désigner librement, mais en conscience et en connaissance de cause, celui ou celle qui pourrait les représenter, dans un cadre législatif, auprès de l’Assemblée populaire nationale (APN).
Comme toutes les autres représentations consulaires algériennes en France, les services consulaires de Montpellier se sont mobilisés pour la préparation et la bonne tenue des bureaux de vote, ainsi que pour leur organisation et leur logistique.
A ce titre, sur les huit villes de France rattachées à Montpellier, où un bureau de vote était prévu, l’exemple de la ville de Carcassonne (103 km de Toulouse et 162 km de Montpellier) est à signaler, en ce sens que c’est le seul bureau de vote qui a été délocalisé à Narbonne (71 km), à la suite du refus du maire RN de la ville de mettre une salle à la disposition du consulat pour la tenue des opérations de vote, comme cela avait déjà été fait par le passé, avant l’arrivée de ce nouveau maire.
Devant cet impondérable, qui aurait pu gêner la tenue des élections, la réaction du consulat de Montpellier a été immédiate : le bureau de vote n° 6 sera installé à Narbonne. Il fallait impérativement éviter aux électeurs de cette région de faire le déplacement jusqu’à Montpellier pour exprimer leur droit de vote. C’est donc dans cet esprit de rapprocher l’urne des électeurs, une sorte de facilitation bénéfique et appréciable.
Excellente initiative, saluée par tous les électeurs, d’autant qu’une navette de transport (aller-retour) gratuite a été mise en place pour amener les Algériens de la région de Carcassonne jusqu’à Narbonne, avec un créneau horaire aménagé qui ne dépasserait pas une heure, tant pour le trajet que pour l’opération de vote.
Ainsi donc, grâce à la volonté des services consulaires, les citoyens algériens de cette région ont pu exercer leur droit civique envers leur pays d’origine.
Sans cette délocalisation et l’instauration de cette navette, il faut reconnaître que, compte tenu de la distance jusqu’à Montpellier, les citoyens auraient pu hésiter à se rendre aux urnes les 27 et 28 juin. Cette facilitation a été très bien accueillie, d’autant que, depuis longtemps déjà, une politique tendant à resserrer les liens avec la population anime les esprits, dans la culture d’un service public destiné aux ressortissants, ce qui ne peut que rendre une certaine dignité et une fierté. C’est le ressenti de tout un chacun.
A cela s’ajoute, pour les Algériens, une confiance envers la représentation, sur le plan administratif, qui, en bonne conséquence, peut se mesurer à la qualité de ce service et à la bonne prise en charge des préoccupations des ressortissants.
Force est donc de constater qu’au fur et à mesure, la confiance s’installe, surtout quand on voit les améliorations technologiques et modernes mises en place par les autorités du pays, comme la réduction des temps d’attente ou encore celle des délais d’établissement des documents administratifs.
Au cours de ces deux journées, le bus était présent à l’heure, dès 9h30, et les électeurs de Carcassonne également. Ils sont venus pour élire leurs députés qui vont les représenter auprès des institutions du pays.
Ce dimanche, la salle s’est montrée bien exiguë pour contenir les premiers arrivants de Carcassonne. A l’intérieur, il y avait quelques couples avec leurs enfants. Une sympathique ambiance, des sourires, un bon moment démocratique. Les agents donnaient ici et là quelques explications aux plus âgés et à des mamans sur la manière de procéder au vote.
D’autres distribuaient des bouteilles d’eau fraîche et apportaient des chaises aux personnes les plus âgées. Une fraternité remarquable. Il y avait un bon accueil, pas de longue file d’attente ; c’était fluide, bien organisé.
M. S.


