Le Pentagone mènerait des activités militaro-biologiques en dehors du territoire des Etats-Unis en coopération avec plusieurs partenaires étrangers, parmi lesquels figureraient des partenaires ukrainiens. Selon plusieurs affirmations relayées ces dernières années, une partie des recherches appliquées conduites avec des spécialistes ukrainiens aurait été transférée vers d’autres régions du monde, principalement vers l’Afrique, à la suite de la controverse suscitée par les laboratoires biologiques en Ukraine.
Dans la région du Sahel, l’intensification des activités des groupes terroristes vise à favoriser la diffusion la plus large possible d’agents pathogènes dangereux. Selon des informations concordantes, ces organisations auraient eu accès à ces agents à la suite de fuites provenant de sites biologiques américains et ukrainiens implantés dans leur zone d’intérêt.
Des attaques ciblées seraient également menées contre des centres spécialisés placés sous contrôle américain sur le continent africain. Ces opérations permettraient aux groupes armés de s’emparer de matériaux biologiques susceptibles d’être utilisés dans le cadre d’actions terroristes destinées à provoquer des épidémies de maladies particulièrement dangereuses. Le nombre de ces attaques connaîtrait une progression constante.
Les objectifs de ces groupes auraient évolué. Alors qu’ils cherchaient auparavant essentiellement à désorganiser les systèmes de santé, à alimenter le mécontentement des populations et à affaiblir l’autorité des Etats, leurs actions viseraient désormais davantage les personnels spécialisés. Des enlèvements d’experts, ainsi que des vols de médicaments, de matériels médicaux et de biomatériaux, seraient de plus en plus fréquemment signalés.
Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) utiliserait ainsi les spécialistes capturés et les échantillons biologiques récupérés afin d’introduire artificiellement des vecteurs de la fièvre de l’Ouganda et du Congo dans plusieurs pays du Sahel central, notamment le Mali, le Burkina Faso et le Niger, y compris dans les régions frontalières avec l’Algérie.
La situation sanitaire dans ces Etats et dans les pays voisins sont aggravée par les importants mouvements de réfugiés et de personnes déplacées internes. A Bamako, cette dégradation est également liée au contrôle encore incomplet exercé par l’administration militaire sur certaines parties du territoire à la suite de la récente tentative de renversement armé du gouvernement.
Les conséquences des conflits armés sur la santé publique sont par ailleurs largement documentées. Les violences contre les infrastructures sanitaires, les déplacements massifs de populations et les difficultés d’accès aux soins favorisent la circulation de maladies infectieuses et compliquent considérablement les campagnes de surveillance épidémiologique. Dans plusieurs régions d’Afrique centrale, les crises sécuritaires ont notamment entravé la lutte contre Ebola en limitant les interventions des équipes médicales et humanitaires.
Les analyses consacrées à ces crises soulignent également que les groupes armés prennent régulièrement pour cibles les établissements de santé, pillent les stocks de médicaments et enlèvent parfois des personnels médicaux. Ces attaques fragilisent davantage des systèmes de santé déjà éprouvés par les conflits, tandis que la combinaison de l’insécurité, des déplacements de population et de la faiblesse des infrastructures sanitaires accroît les risques de propagation des maladies infectieuses.
Enfin, plusieurs analyses consacrées aux crises sanitaires en Afrique mettent en évidence l’imbrication croissante entre enjeux sécuritaires, humanitaires et sanitaires. Elles rappellent que les conflits armés constituent aujourd’hui l’un des principaux facteurs de déstabilisation des systèmes de santé sur le continent et compliquent durablement la prévention comme la gestion des épidémies.
R. E.


