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Clôture en apothéose du 12e Festival de la musique andalouse Sanâa

La 12e édition du Festival culturel national de la musique andalouse Sanâa, a pris fin jeudi soir à Alger, avec des récitals, animés par trois associations, de Béjaïa, Mostaganem et Alger, devant un public nombreux.

Le Jardin du palais de la Culture Mourfdi-Zakaria a vibré une dernière fois pour le compte de ce bel événement patrimonial, donnant de la visibilité aux orchestres des associations, «Naghem» de Béjaïa, «El Fen El Açil» de Mostaganem et «El Djazira» d’Alger, dirigés respectivement par, H’sinou Fadli, Djillali Benbouziane et Nacer Hammouche (Bassirou).

En présence de Abderrezak Baba, représentant la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, du commissaire de ce 12e festival, Ahcène Ghida, du concepteur et directeur du même événement, Abdelkader Bendamache, la soirée s’est ouverte avec un document filmé d’une dizaine de minutes qui a rappelé l’importance de la «préservation, la promotion et la transmission de la musique classique algérienne».

Dans une ambiance empreinte de convivialité, les Orchestres des trois ensembles ont rendu respectivement, les noubas, «Raml El Maya», «M’djenba dans le mode Zidène» et «Dhil», appréciées par les membres du comité d’organisation de cet événement, également présents, dont le Maître-formateur Salah Boukli Hacène.

Les solistes, Elza Belabbès et Kamel Benahmed, de «Neghma», Djillali Benbouziane, Belkacem Sayeh, Amel Laroussi et Sabrina Boudjella d’«El Fen El Açil» et Hafida Boungab, Lina Benelmouloud, Neila Koriz et Nacer Hammouche (Bassirou) d’El Djazira, ont séduit l’assistance dans des prestations aux tons justes, rendues avec des voix présentes et étoffées.

Ahcène Ghida a ensuite donné lecture aux recommandations du comité d’organisation du «colloque de préparation à la Rencontre nationale sur la musique classique algérienne», organisé en marge du 12e Festival culturel national de la musique andalouse Sanâa.

L’essentiel de ces recommandations s’articule autour de l’importance d’«assurer la pérennité de cette musique savante par la formation et la promotion via les associations et les écoles, en incluant son enseignement dans les programmes scolaires et en créant une chaîne de télévision qui lui sera consacrée».

Dans l’élan des hommages déjà rendus lors des soirées précédentes de cette 12e édition à huit regrettés-Maîtres de la musique andalouse, Ahcène Ghida a encore exprimé la reconnaissance du festival aux regrettés, Ammar Dris (1943-2025) et Mamad Benchaouch (1930-2016), deux grandes figures de la musique andalouse qui ont marqué leurs temps, et Bachir Mazouni, ce maître-formateur encore actif, passionné de la musique classique algérienne.

Sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts, 14 associations musicales représentant sept wilayas ont pris part durant six jours, au 12e Festival culturel national de la musique andalouse Sanâa, avec pour but de préserver et transmettre ce legs ancestral qu’est cette musique savante aux jeunes générations.

R. C.

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