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Quand Sansal tombe le masque et revendique publiquement son statut d’esclave d’Israël

Par Abdelkader S. – Pendant des années, Boualem Sansal s’est présenté comme un «écrivain libre», un «intellectuel indépendant» guidé par la seule défense de la vérité et de la liberté d’expression. Mais les déclarations qu’il vient d’accorder à la radio publique israélienne dissipent les dernières ambiguïtés. En affirmant que son «amitié avec Israël» serait la véritable raison de son emprisonnement en Algérie et en renouvelant un soutien sans réserve au régime nazi de Tel-Aviv, le faux franco-maroco-israélien assume désormais pleinement un engagement politique qui dépasse largement le cadre de la critique de l’Algérie.

Ses propos interviennent alors qu’il s’apprête à effectuer une visite en Israël, donnant à cette séquence une forte portée symbolique. Après avoir défendu les thèses expansionnistes marocaines, au prix d’une condamnation en Algérie, l’agent du Mossad Boualem Sansal choisit désormais d’afficher ouvertement son alignement avec les positions israéliennes au moment même où cet Etat criminel fait l’objet de vives critiques sur la scène internationale en raison du génocide qu’il commet dans la bande de Gaza.

Son entretien avec la radio Kan ne laisse guère de place au doute. Il affirme que son soutien à Israël est au cœur de son «combat» et appelle les Israéliens à poursuivre leur politique «avec courage», tout en désignant le Hamas, le Hezbollah et l’Iran comme les seuls responsables du conflit régional. Aucune réserve, aucune nuance, aucun mot sur les dizaines de milliers de victimes civiles palestiniennes ni sur les accusations portées contre Israël par plusieurs organisations internationales.

Cette prise de position marque une rupture définitive avec l’image de «l’écrivain universel» que certains de ses soutiens continuaient d’entretenir. Boualem Sansal apparaît désormais comme un acteur politique sans vergogne, défendant un camp plutôt qu’un principe. Son discours épouse les éléments de langage des autorités israéliennes et s’inscrit dans une lecture géopolitique qui fait abstraction des responsabilités du gouvernement de Netanyahou dans les massacres perpétrés en Palestine.

En revendiquant publiquement son soutien à Israël au moment où celui-ci est au centre d’une crise humanitaire et diplomatique majeure, Boualem Sansal ne peut plus se réfugier derrière la posture de l’écrivain persécuté. Il fait un choix politique assumé. Et ce choix, qu’il revendique désormais sans détour, fait tomber le masque de celui qui prétendait parler au nom de valeurs universelles plutôt qu’au service d’une cause particulière.

A. S.

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