Urgent |

Quand le citoyen de la future République des ripoux détourne les regards vers l’Algérie

Par Mrizek Sahraoui – Le bon sens aurait dû commander d’ignorer les gesticulations de Xavier Driencourt, mais le grotesque de sa dernière sortie exige que l’on mette les points sur les «i». Jusqu’ici, le discours de l’ancien diplomate a relevé du psittacisme. Un perroquetage qui n’a trouvé d’écho que dans la galaxie complaisante de la fachopresse. Mais dans sa dernière interview accordée au journal de droite dure, Le Figaro, il a allègrement franchi la limite du raisonnable et de l’admissible. Il est, en effet, allé jusqu’à accuser l’Algérie de manipuler la présidentielle française de 2027 via la Grande Mosquée de Paris et les associations de la diaspora algérienne. 

Clairement, le conseiller de la cheffe du RN – le parti fondé par des membres de l’OAS et des Waffen-SS – sombre désormais dans un complotisme délirant. A travers ses déclarations, Xavier Driencourt vient de toute évidence de donner la preuve indiscutable qu’il est définitivement perdu. Son obsession anti-algérienne relève désormais d’une dérive psychiatrique.

Il ne se passe pas une semaine sans que Xavier Driencourt s’attaque à l’Algérie, ses institutions et son peuple, diaspora comprise. Un acharnement systématique, répétitif et irrationnel contre l’Algérie que l’on sait grassement payé et qui relève moins de l’analyse politique que d’une pathologie pure et simple. Car Xavier Driencourt ne fait pas d’analyses politiques ; il est dans la monomanie de la haine anti-algérienne. S’attaquer à l’Algérie doit sûrement lui apporter un réconfort : un antidépresseur !

Mais le souci, c’est qu’au moment où l’officier traitant de l’agent Sansal s’agite, tout comme une certaine élite appartenant au milieu de la presse et de la caste politique du régime en place qui se gave sur le dos du peuple et donne des brevets de bonne gouvernance à la planète entière, les institutions françaises, elles, s’enfoncent dans une déliquescence éthique sans précédent. 

La France s’apprête, en effet, à être gouvernée par le RN, dont la cheffe fera la campagne électorale sous bracelet électronique, et dont 12 cadres – de probables ministrables – ont été définitivement condamnés le 7 juillet dernier pour détournement d’argent public. Comme si cela ne suffisait pas, des plaintes et des enquêtes sur de présumés détournements d’argent public et d’emplois fictifs ciblent déjà le président du parti raciste, lui qui se dit prêt pour le poste de Premier ministre en 2027.

D’aucuns parlent déjà de future République des ripoux. Et pendant ce temps, le sieur Xavier Driencourt s’entête à critiquer un pays, l’Algérie, dont l’importance qu’elle lui accorde, au cas où il l’ignore, avoisine epsilon. 

M. S.

Laisser un commentaire