La Banque d’Algérie a apporté des précisions sur les modalités pratiques d’attribution du droit de change destiné aux voyages à l’étranger. L’objectif est d’expliquer le fonctionnement du nouveau dispositif, qui repose désormais sur l’utilisation d’une carte de paiement internationale, afin d’assurer un meilleur encadrement de l’allocation et d’en réserver le bénéfice aux ayants droit.
A compter du 19 juillet 2026, l’allocation de voyage sera exclusivement créditée sur une carte de paiement internationale, ou sur une carte dédiée au droit de change, émise par une banque intermédiaire agréée au nom du bénéficiaire. Cette carte, valable au minimum trois ans, est strictement personnelle et ne peut être ni prêtée, ni cédée, ni utilisée par un tiers.
La Banque d’Algérie rappelle que les citoyens algériens résidant en Algérie, âgés de 19 ans et plus, peuvent bénéficier d’un montant annuel de 750 euros, ou son équivalent en devises, tandis que les jeunes de 12 à moins de 19 ans ont droit à 300 euros, dans la limite de deux enfants par famille. Cette allocation est accordée une seule fois par année civile, n’est pas cumulable et ne concerne pas les voyages effectués pour le Hadj. Elle est réservée aux séjours d’une durée d’au moins sept jours.
L’instruction précise également la procédure à suivre. Le voyageur doit déposer sa demande suffisamment à l’avance auprès d’une banque agréée, disposer d’un compte en devises lié à la carte et régler la contre-valeur en dinars, ainsi que les frais associés, au plus tard sept jours ouvrables avant le départ. Le dossier comprend notamment un passeport valide, un titre de transport aller-retour, un visa lorsque celui-ci est exigé et un justificatif de revenus. Les banques sont, en outre, chargées de vérifier que le demandeur n’a pas déjà bénéficié de cette allocation au cours de l’année et qu’il a bien effectué son précédent voyage lorsque cela est applicable.
R. E.




Ca va compliquer les choses pour le voyageur « honnête » :
-Coût de la carte internationale entre 3000 DZD ET 12000 DZD
-Frais des retrait qui varient selon les pays visités.
Sur les 300E d’allocation de base, il ne lui restera pas grand chose pour finir ses vacances si la destination est l’Europe.
Par contre pour les fraudeurs et autres spéculateurs, il leur suffit de « vendre » cette carte à un voyageur et encaisser l’équivalent de l’allocation majoré sans sortir du pays, à moins de mettre des moyens colossaux pour vérifier les mouvements des porteurs de cette carte internationale et ça, ça un coût!
Pour l’Europe avec cette allocation, les gens n’iront pas loin! Pour la Tunisie et la Turquie, pourquoi la banque Algérienne, en collaboration aves les banques tunisienne et turque ou autres pays hors Europe, n’émet pas un bon d’échange libellé en monnaie du pays de destination du touriste, encaissable dans une banque à l’aéroport d’ arrivée , et le reliquat récupéré uniquement en DZD à l’aéroport de sortie du pays visite? Ainsi le touriste algérien n’aura pas l’euro en sa possession!
Fraternité DZ