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Une image, un geste, un message : quand le pouvoir descend à hauteur d’enfant

Une contribution de Nabila Kacimi – Une photographie peut parfois résumer ce que des dizaines de discours peinent à exprimer. Sur cette image, le président Abdelmadjid Tebboune se penche avec une infinie délicatesse pour déposer un baiser sur le front d’une élève en situation de handicap. Le geste est simple, presque instinctif. Il n’y a ni solennité forcée, ni distance protocolaire. Il y a seulement un homme qui s’abaisse à la hauteur d’une jeune fille pour lui témoigner du respect, de l’affection et de la considération. Quelques instants plus tard, il enlace d’autres élèves avec la tendresse d’un père serrant ses enfants contre lui, comme pour leur transmettre un message de confiance et d’espérance.

Certains lecteurs trouveront peut-être ces lignes empreintes de langue de bois ou les qualifieront de flagornerie. L’époque est ainsi faite que toute marque d’estime envers une personnalité politique suscite aussitôt le soupçon. Pourtant, lorsque les images parlent d’elles-mêmes, il est difficile de nier l’émotion qu’elles peuvent provoquer. Chacun demeure libre de son jugement sur le bilan du président, ses choix ou son action à la tête de l’Etat. Mais ceux qui voient dans cette scène l’expression d’une sincère proximité avec les citoyens y lisent autre chose qu’un simple exercice de communication.

A leurs yeux, on peut adresser bien des critiques au chef de l’Etat, mais certainement pas lui reprocher de mépriser le peuple d’en bas. Son parcours personnel explique en partie cette perception. Issu d’une région de l’intérieur du pays, réputée pour son hospitalité légendaire, sa générosité et son sens de la solidarité, Abdelmadjid Tebboune a grandi dans une terre qui a écrit parmi les plus belles pages de la résistance à la colonisation et de la guerre de Libération nationale. Ces contrées ont forgé des générations d’hommes et de femmes pour qui l’humilité n’est pas un slogan, mais une manière de vivre.

Bien sûr, les gestes ne remplacent pas les politiques publiques et l’affection ne dispense jamais de répondre aux attentes des citoyens. Un chef d’Etat est d’abord jugé sur ses résultats. Mais l’humanité demeure une qualité précieuse lorsqu’elle accompagne l’exercice du pouvoir. Se pencher vers une élève handicapée pour l’embrasser avec douceur, ouvrir les bras à des enfants comme un père accueille les siens, ce sont des images qui, pour beaucoup d’Algériens, traduisent une certaine idée de la fonction présidentielle. Celle d’un dirigeant qui ne regarde pas son peuple de haut, mais qui choisit de s’en approcher avec simplicité, convaincu que la véritable grandeur réside moins dans les honneurs que dans l’attention portée aux plus humbles.

N. K.

Universitaire

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