Au total, 57 personnes ont été arrêtées et 10,5 tonnes de drogues saisies lors d’une opération menée par la Police espagnole contre un réseau international de trafic de stupéfiants opérant à Madrid et approvisionné depuis le Maroc, rapporte samedi le journal espagnol El Independiente.
Intitulé «La Police nationale saisit 10 tonnes de haschisch et arrête 57 personnes dans six provinces», et se référant à un communiqué de la préfecture de police, le journal a fait savoir que les stupéfiants, en provenance du Maroc, étaient introduits clandestinement dans la péninsule Ibérique par voie maritime avant d’être acheminés par route dans des appartements loués au nord de Madrid, où ils étaient stockés.
Depuis ces lieux, la drogue était ensuite distribuée vers d’autres provinces espagnoles ainsi que vers des réseaux européens. Au total, 57 personnes ont été arrêtées, dont 45 à Madrid, cinq à Valence, trois à Malaga, deux à Guadalajara, une à Burgos et une à Almeria, a-t-on expliqué.
Le journal espagnol a indiqué que les personnes interpellées sont poursuivies pour plusieurs délits, notamment appartenance à une organisation criminelle, trafic de stupéfiants, falsification de documents et détention illégale de munitions. Dix-huit d’entre elles ont été placées en détention provisoire, a-t-il précisé.
La même source a indiqué que 20 perquisitions ont également été effectuées à Madrid (15), Guadalajara (2), Malaga (2) et Valence (1). Ces opérations ont permis la saisie de plus de 10 500 kilos de haschisch, 1 100 kilos de marijuana, 47 jerrycans d’essence destinés à approvisionner les bateaux utilisés pour le trafic de drogue, 19 véhicules, 12 montres de luxe, 50 800 euros en espèces ainsi qu’une arme à feu.
Le journal a précisé que l’enquête, menée sous la direction du Tribunal central d’instruction numéro 1 de la Cour nationale, avait débuté en août 2025, après que les enquêteurs eurent détecté que le réseau canalisait ses activités illicites via une plateforme de messagerie cryptée.
Après plusieurs mois d’investigations, les agents ont confirmé l’existence d’une structure criminelle internationale particulièrement organisée, spécialisée dans l’introduction de haschisch et de marijuana par les côtes espagnoles, en vue de leur distribution sur le marché national et vers d’autres pays européens.
D’après les éléments de l’enquête, les profits issus du trafic de drogue étaient réintroduits dans le circuit légal au moyen de prêts frauduleux, de l’achat de biens immobiliers et de véhicules haut de gamme, ainsi que par la falsification de fiches de paie et de factures à travers des sociétés écrans.
R. I.




L’Algérie, l’Espagne, même combat contre un état voyou qui produit la drogue sur son sol et l’exporte en toute impunité au travers des réseaux criminels clandestins.
Quand cela cessera? Il faut déposer plainte devant les instances internationales compétentes pour lui infliger des sanctions.
@Anonyme
C’est toute l’hypocrisie de l’Europe…
La narco-terroriste-pédophile-monarchie doit être reconnue comme telle à l’international avec tout ce que cela implique au niveau juridique sanctions blocus et embargo.
Dans le monde de la drogue, il n’y a que des délateurs et des félons, des malfaiteurs et des vauriens, mélangés à des coups fourrés et des traîtrises, dépourvus de tout honneur et dignité. Il vous soutient un jour et vous intimide le jour suivant. Pour accomplir un acte de cette nature. Il est clair que la police espagnole a été contrainte de rassembler tous ses officiers, y compris des informateurs, des dénonciateurs, des rats et des espions marocains. C’est un environnement toxique!
L’univers de la drogue représente une force financière énorme, avec un chiffre d’affaires global qui excède les 400 milliards de dollars annuellement. Il constitue ainsi un vecteur de corruption monumental susceptible de déséquilibrer des nations entières.
Les acteurs de ce trafic ont recours à la corruption, qui se révèle à tous les niveaux du financement illégal des campagnes électorales, dans l’intention d’obtenir l’appui d’élus. Ils emploient également des pots-de-vin versés à des policiers, des douaniers et des magistrats, les incitant ainsi à négliger ou éliminer des preuves.
Il est indéniable que des conséquences démocratiques graves peuvent survenir, comme la disparition de la souveraineté de certaines nations qui deviennent des narco-états, à l’instar du makhzen. L’augmentation de la délinquance et la suppression physique des individus intègres qui s’opposent à la corruption et qui gênent les opérations, tels les journalistes, les magistrats ou les politiciens. Il est essentiel de souligner le déclin de la confiance des citoyens, non seulement dans la justice et les forces de l’ordre, mais également dans leur gouvernement.
Bravo contre cette mafia du Maroc,
Si, j’étais l’Espagne, je mettrais tous ces marocains en mode expulsion définitive du pays, ils n’ont rien à y faire, ce ne sont que des trafiquants de drogue et des problèmes avec des mineurs isolés.
10 tonnes c’est carrément une industrie avec des complices de l’Etat.
Quoi faire de ces marocains, mettez tout ça à la porte.
Le récent coup de filet mené conjointement par la police espagnole et Europol, couronné par la saisie de plus de dix tonnes de haschich et l’interpellation de cinquante-sept individus au sein d’une organisation tentaculaire, ne relève en rien du simple calendrier judiciaire ordinaire . En effet, lorsqu’une enquête de cette envergure aboutit précisément dans le sillage de la grave crise migratoire et territoriale de Ceuta, l’analyste avisé ne saurait croire à la coïncidence. Puisqu’une investigation d’une telle complexité — mobilisant des mois, voire des années d’écoute et de traque des flux logistiques transfrontaliers — est pilotée avec une minutie chirurgicale, le choix du moment de son déclenchement revêt une portée éminemment politique.
Dès lors, on peut légitimement s’interroger : ce spectaculaire démantèlement constitue-t-il la première réponse calculée de Madrid aux provocations de Rabat, signifiant ainsi la rupture unilatérale d’un pacte tacite qui régissait jusqu’alors les relations entre les deux royaumes ?Pour comprendre la profondeur de ce signal, il faut se remémorer les règles tacites qui ont longtemps cimenté le statu quo en Méditerranée occidentale. Historiquement, l’Union européenne et l’Espagne ont observé une complaisance coupable, fermant les yeux sur l’immense manne du trafic de cannabis issu du royaume chérifien.
Ce laxisme structurel n’était pas fortuit, mais entretenu par un double jeu géopolitique habilement orchestré par Rabat. D’un côté, le pouvoir marocain brandissait perpétuellement le spectre d’une explosion sociale dans la région rebelle du Rif, affirmant que toute répression frontale de la culture du cannabis plongerait la zone dans le chaos et déstabiliserait irrémédiablement le régime. De l’autre, des rapports d’investigation et des archives diplomatiques de long cours ont amplement documenté combien l’économie souterraine de la drogue alimente une vaste nébuleuse de corruption, irriguant des réseaux de notables et des sphères proches du Palais royal qui tirent de substantielles rentes de ce commerce illicite.
En somme, le trafic de haschich a été transformé par Rabat en un instrument de chantage permanent : la tolérance européenne en échange d’une stabilité factice.Cependant, les récentes agressions migratoires sur l’enclave de Ceuta ont agi comme un électrochoc salutaire pour la diplomatie espagnole. En constatant la passivité calculée des autorités marocaines pour faire pression sur les frontières européennes, couplée à la tiédeur et aux divisions de la réponse communautaire, Madrid a pris la pleine mesure de sa vulnérabilité.
Le gouvernement espagnol a ainsi compris que s’il persécutait une politique de soumission et de silence, le chantage migratoire demeurerait l’unique boussole des relations hispano-marocaines. C’est précisément dans cette optique que l’activation de ce gigantesque coup de filet policier prend tout son sens géopolitique. En frappant au cœur même des infrastructures logistiques adossées aux réseaux transfrontaliers, l’Espagne brise le tabou du « pacte du haschich » et démontre qu’elle dispose, elle aussi, de leviers redoutables pour atteindre les intérêts vitaux et financiers de l’appareil sécuritaire et économique marocain.
En conclusion, si les semaines à venir confirment la pérennité de cette posture offensive, nous assisterons à un basculement historique des rapports de force bilatéraux. Madrid a enfin décidé de ne plus subir la loi du talion migratoire, signifiant clairement à son voisin du sud que toute escalade frontalière trouvera désormais une riposte implacable sur le terrain de la répression criminelle et financière. Le message sous-jacent est d’une limpidité absolue : la souveraineté et la sécurité de l’Espagne ne sont plus monnayables sous couvert de la prétendue stabilité rifaine, et le temps de la complaisance européenne est bel et bien révolu.