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L’Algérie face à l’histoire : de la souveraineté séculaire à la réalité de la reconquête 

Une contribution d’Abderrahmane Cherfouh – En réponse à l’article du Dr Mounir Hanablia intitulé «Tunisie : du souverainisme à la question numide ou l’opposition aveugle», dans lequel il affirme notamment que «l’Etat algérien est le successeur en droite ligne de l’Etat français», réduisant ainsi l’Algérie contemporaine à un simple legs colonial, cette tribune offre une mise au point historique et politique nécessaire.

En s’appuyant sur les travaux de grands historiens et sociologues – de Charles-Robert Ageron à Pierre Bourdieu, de Mostefa Lacheraf à Benjamin Stora –, ce texte retrace le fil ininterrompu de la souveraineté algérienne. De la diplomatie active de la Régence d’Alger avant 1830 à la fermeté des négociateurs d’Evian sur l’indivisibilité du Sahara, en passant par le martyre des camps de regroupement et le rôle des pionniers du Mouvement national, cette analyse dresse un réquisitoire rigoureux contre l’amnésie mémorielle et la falsification de l’histoire.

Selon les nostalgiques de l’Algérie française qui n’ont jamais assimilé l’indépendance de 1962, l’Algérie ne serait qu’une création française. L’idée véhiculée par ce discours révisionniste est généralement que l’Algérie n’existait pas en tant que nation ou Etat avant la colonisation entreprise en 1830.

La réapparition récente, dans les colonnes de Kapitalis, sous la plume du Dr Mounir Hanablia, de la prétention selon laquelle l’Algérie serait une création française – thèse soutenant que «l’Etat algérien est le successeur en droite ligne de l’Etat français forgé par les troupes de Bugeaud et le duc d’Aumale» – ne relève pas d’un simple débat historiographique anodin. Elle s’inscrit dans la résurgence d’un récit largement entretenu par les officines nostalgiques de la colonisation et relayé sur certains plateaux télévisés français, visant à dénier au peuple algérien la profondeur historique de sa souveraineté.

En affirmant que l’Algérie contemporaine ne doit son existence qu’au tracé territorial de l’occupant et que le Sahara lui aurait été «octroyé» en 1962, ces postures procèdent d’une double confusion : l’assimilation abusive entre la délimitation administrative des frontières et l’existence pluricentenaire d’une nation, doublée d’une méconnaissance délibérée du droit international et de la mémoire des luttes populaires.

Avant 1830 : la réalité oubliée de l’Etat d’Alger et de sa souveraineté

Pour mesurer l’inanité de l’argument de la «création coloniale», il convient de rappeler ce qu’était la Régence d’Alger (Dawlat Al-Jaza’ir) bien avant le débarquement de 1830. Loin d’être un territoire vacant, Alger fonctionnait comme une entité politique pleinement souveraine, dotée d’un gouvernement centralisé (Diwan), d’une administration fiscale, d’une puissance navale et d’une diplomatie active.

Comme le rappelle l’historien Charles-Robert Ageron : «L’Algérie n’était pas une tabula rasa sur laquelle la France a écrit son histoire. La société algérienne, malgré les déstructurations du Code de l’indigénat et les spoliations foncières, a conservé sa cohésion culturelle et son identité face à la domination coloniale.»

Entre le XVIe et le début du XIXe siècle, l’État d’Alger a signé des dizaines de traités bilatéraux de paix, de commerce et de navigation avec l’Angleterre, les Pays-Bas, les Etats-Unis et la France elle-même. En droit des gens, la conclusion de ces conventions emportait reconnaissance explicite de la souveraineté algérienne. C’est d’ailleurs auprès d’Alger que la République française avait contracté des emprunts cruciaux pour approvisionner ses armées en blé sous la Révolution. La France n’a rien créé ex nihilo : elle a agressé et occupé un Etat souverain préexistant.

Derrière le mythe de la «pacification» : la résistance d’un peuple face aux crimes d’Etat

L’affirmation selon laquelle la France aurait «forgé» l’Algérie masque une réalité sanglante : loin de toute soumission, le pays fut le théâtre d’une résistance populaire ininterrompue face à une politique systématique de terre brûlée et de crimes de masse.

Forgé par qui, prétendez-vous ? Par Bugeaud, précisément – cet homme que la rigueur de l’histoire a définitivement relégué au rang des bourreaux. Un personnage aujourd’hui rattrapé par sa mémoire sanguinaire : à mesure que tombent ses statues et que s’efface son nom des plaques de rues et de places, la mémoire universelle le condamne définitivement comme l’un des criminels de guerre les plus atroces de son époque.

L’Emir Abdelkader et les traités de souveraineté (1832-1847)

L’Emir Abdelkader n’a pas seulement combattu la politique de la terre brûlée de Bugeaud ; il a réorganisé un Etat moderne unifié (Al-Dawla Al-Jaza’iriya), doté d’une armée régulière, d’une monnaie et d’une administration. La France a dû reconnaître sa souveraineté par les traités internationaux de Desmichels (1834) et de Tafna (1837).

Les enfumades et la terreur

Bugeaud et ses généraux (Pélissier dans le Dahra en 1845, Cavaignac chez les Sbéhas) ont inauguré des méthodes de guerre génocidaires, enfumant et murant des tribus entières dans des grottes.

Lalla Fatma N’Soumer (1854-1857)

Dans le Djurdjura, la résistance menée par cette figure héroïque a prouvé le rôle fondamental et précoce des femmes algériennes dans la défense de la patrie.

Les Ouled Sidi Cheikh, 1871 et les déportations en Nouvelle-Calédonie

Du Sud aux Hauts-Plateaux, puis en Kabylie sous l’impulsion du Cheikh El-Mokrani et du Cheikh El-Haddad, le peuple s’est soulevé. La réponse coloniale fut d’une fureur féroce : séquestre de 500 000 hectares de terres, spoliations foncières (loi Warnier) et effondrement social qui provoqua la terrible famine de 1867-1869 où plus de 500 000 Algériens périrent. Pour parfaire cette entreprise de déstructuration, l’administration coloniale a systématiquement décapité la résistance de ses cadres dirigeants. Assimilés cyniquement à des criminels de droit commun par des juridictions d’exception, des centaines de chefs d’insurrection, d’érudits et de notables furent condamnés au bannissement et déportés vers le bagne de Nouvelle-Calédonie afin d’isoler le peuple de ses guides légitimes.

Du mouvement national à la guerre de Libération : la reconquête de la souveraineté

L’Algérie moderne s’est forgée dans le sang de ses martyrs et la maturation de son mouvement national – et non, comme le prétend l’auteur, sous l’effet d’une prétendue impulsion extérieure attribuée au débarquement américain de 1942 et à la défaite nazie en Tunisie. L’intellectuel et historien Mostefa Lacheraf rappelait justement que la résistance algérienne, au XIXe comme au XXe siècle, témoigne d’un refus permanent de l’état de fait colonial pour réaffirmer une personnalité historique que la violence coloniale n’a jamais pu dissoudre.

De l’Emir Khaled à l’Etoile nord-africaine, jusqu’au 8 mai 1945

Dès les années 1920, l’Emir Khaled – petit-fils de l’Emir Abdelkader – posait les premières pierres du nationalisme moderne en réclamant la fin du régime de l’indigénat et une représentation politique réelle pour les Algériens. Dans cette continuité, Messali Hadj et l’Etoile nord-africaine (ENA) franchirent un cap décisif dès 1926 en revendiquant l’indépendance totale. L’historien Mahfoud Kaddache a parfaitement démontré comment la conscience nationale s’est structurée à travers cette trajectoire du Mouvement national. Malgré les péripéties politiques, la rupture définitive fut consommée le 8 mai 1945 : les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata démontrèrent tragiquement l’illusion et l’impossibilité de toute voie réformiste.

Le CRUA et le 1er Novembre 1954 : l’aboutissement de l’unité nationale

Face aux divisions politiques, la jeune garde révolutionnaire fonde le Comité révolutionnaire d’unité et d’action (CRUA), jetant les bases de l’insurrection décisive. En juin 1954, la réunion historique du «groupe des 22» à Clos-Salembier scelle l’option des armes, portée par des figures issues de toute l’Algérie profonde – des Aurès à la Kabylie, du Nord au Sud, de l’Oranie au Titteri. Cette convergence totale des provinces et des trajectoires militantes apporte la preuve éclatante de l’unité fondamentale du pays et de sa résistance face au colonisateur. Comme le souligne fort justement l’historien Benjamin Stora : «La guerre d’Indépendance algérienne n’est pas née d’un coup de tonnerre dans un ciel serein le 1er novembre 1954. Elle est le produit d’un long processus de dépossession, de refus du statut colonial et d’une suite de résistances jamais éteintes depuis 1830.»

La guerre contre-insurrectionnelle et les camps de regroupement

Cette politique de répression a atteint son paroxysme avec l’instauration des «zones interdites» et la création des camps de regroupement. Comme l’ont établi les travaux d’historiens et de sociologues – notamment Michel Cornaton, Pierre Bourdieu, Abdelmalek Sayad et Régine Goutalier –, plus de 2,3 millions de paysans algériens ont été arrachés à leurs terres et déportés dans des camps d’enfermement. Ce déracinement forcé a provoqué la mort de près de 200 000 civils, principalement des enfants et des vieillards, emportés par la faim et la maladie. Ce drame humain à huis clos témoigne de la volonté de déstructurer fondamentalement la société rurale algérienne pour briser son soutien à la Révolution.

Pendant la guerre de Libération nationale (1954-1962), la puissance coloniale a déployé un système répressif et contre-insurrectionnel global visant à briser la résistance populaire, à isoler le territoire et à étouffer l’Armée de libération nationale (ALN).

L’institutionnalisation de la torture

Sous le couvert de la loi sur les «pouvoirs spéciaux» (1956) et durant la Bataille d’Alger (1957), la torture est passée d’un excès individuel à une méthode d’Etat institutionnalisée et généralisée par l’armée coloniale (notamment les parachutistes) et les services de renseignement (DOP). Utilisation de la gégène, exécutions sommaires ciblées (les «crevettes Bigeard»), noyades, immersions et sévices atroces sont devenus des pratiques courantes.

Le martyre des femmes algériennes

Les femmes algériennes – moudjahidate, poseuses de bombes, agentes de liaison ou civiles – ont payé un tribut particulièrement lourd, subissant des violences sexuelles ciblées et la torture. L’arrestation de Djamila Boupacha en 1960 et sa défense par l’avocate Gisèle Halimi, soutenue par Simone de Beauvoir et le «Comité Djamila Boupacha» (rejoint par Jean-Paul Sartre, Louis Aragon et Pablo Picasso), dévoila au monde entier l’usage du viol et de la torture comme armes de guerre coloniales. Elles s’inscrivent dans la lignée des figures majeures comme Djamila Bouhired, Djamila Bouazza, Zohra Drif et Baya Hocine.

Le soutien des clercs et des intellectuels

Face aux dérives, une minorité d’hommes d’Eglise et d’intellectuels français choisirent la conscience contre la raison d’Etat : Mgr Thomas Duval (archevêque d’Alger), le théologien Jacques de Bollardière démissionnant de son commandement, ou encore le réseau Jeanson organisant le soutien logistique et financier au FLN en métropole.

L’enferment territorial

Pour étouffer la Révolution, l’armée française entreprit l’isolement hermétique des frontières par les lignes électrifiées Morice et Challe (plus de 2 000 km de barrières sous haute tension) et l’enfouissement de millions de mines antipersonnel («bandes de la mort»), tuant et mutilant des combattants et des civils pendant et longtemps après le conflit.

Le Sahara : un territoire libéré, non une concession coloniale

Prétendre que le Sahara aurait été «octroyé» à l’Algérie lors des Accords d’Evian relève d’une contrevérité flagrante. Consciente de la manne pétrolière de Hassi Messaoud et des enjeux nucléaires, la France a tenté d’amputer l’Algérie de son Sud en créant l’Organisation commune des régions sahariennes (OCRS) en 1957.

Comme l’a souligné l’historien Gilbert Meynier, le FLN a su incarner l’âme d’une nation en armes, imposant au GPRA une intransigeance absolue lors des négociations d’Evian quant à l’indivisibilité du territoire. De Gaulle a dû renoncer à ce projet de partition face à la fermeté des négociateurs algériens. Le Sahara algérien n’a pas été donné : il a été défendu par les armes depuis la résistance des Touareg sous Moussa ag Amastan jusqu’à l’intransigeance politique des négociateurs de la Révolution.

La souveraineté ne se donne pas, elle s’arrache

L’Algérie n’est pas née d’un décret du duc d’Aumale ni d’une concession de la France aux Accords d’Evian. Elle est le produit d’une continuité étatique séculaire et du prix exorbitant payé par plusieurs générations d’Algériens pour recouvrer leur liberté.

L’histoire ne saurait être falsifiée au point de présenter la fin de la colonisation comme un legs ou un arrangement de circonstance. L’indépendance de l’Algérie n’a été ni négociée par complaisance, ni «octroyée» par un décret français : elle a été arrachée dans le sang, au prix du sacrifice ultime d’un million et demi de martyrs. Présenter un tel peuple comme l’héritier passif d’une structure «forgée par Bugeaud» relève d’une profonde indignité mémorielle et d’un déni de la réalité historique.

Répéter la rhétorique mémorielle des nostalgiques de la colonisation pour nourrir des ressentiments politiques au Maghreb est une démarche historiquement fausse et irresponsable. Face aux révisionnismes, la rigueur des faits, des traités, de la recherche historique et du sang versé demeure la seule vérité intemporelle.

A. C.

(Canada)

21 Commentaires

  1. Ce genre de narration n’est pas en sois, un discours tunisien, c’est une narration déjà pratiquée et présenté par les sionistes sur l’histoire de la Palestine. Écarter puis différencier l’histoire du peuple palestinien de celle des territoires. On a découvert après la suite et le sort réservé au peuple palestinien. La même rengaine fut chuchotée aux oreilles du vassal marocain, par ses maîtres sionistes. Mais une chose est sévèrement envoyée à ces révisionnistes, l’algérien est un très bon élève, il a bien retenu les leçons d’histoire et compte bien préserver son avenir, quoi qu’il en coûte.

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    • @Wild
      Cette narration plus exactement ce révisionnisme et négationnisme avant d’être celui de l’entité sioniste qui a usurpé la Palestine aux Palestiniens et donc colonisé la Palestine en 1948 est avant tout FRANÇAIS ET DES NOSTALGIQUES DE L’ALGÉRIE FRANÇAISE de la colonisation française en Algérie qui est antérieure à la colonisation de la Palestine par l’entité sioniste.
      Ensuite, que ce soit des makhnazis et tunisiens ils agissent tous pour le compte de leurs maîtres en vassal et colonisés qu’ils sont esclave 1 jour esclave toujours traître 1 jour traître toujours pour reprendre un Patriote AP.

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  2. Avant même lecture de la contribution : encore un tunar éternellement colonisé aigri envieux de l’Algérie…
    Alors le site sur lequel il publie est géré par l’ancien rédacteur en chef du torchon tunisien pro-makhnazie «jeune afrique» et on prend les mêmes et on recommence !
    L’Algérie un fonds de commerce extrêmement lucratif en rente mémorielle récurrente obsessionnelle plus que pathologique et psychiatrique.
    (…)

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    • Des complexés qui tentent en vain d’exister à travers l’Algérie, son Histoire et son peuple. Des dépendants qui cherchent à se construire une identité en projetant sur nous leurs délires, un manque flagrant de faits de résistance héroïques et de martyrs durant la période coloniale. Des soumis qui n’ont toujours pas couper le cordon avec leur protecteur français qui nous font la leçon. Le monde à l’envers! C’est en effet obsessionnel et pathologique chez eux.

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  3. Encore une ÉNIÈME fois :
    on ne colonise jamais un pays pauvre sans Histoire avec un grand H sans intérêt géopolitique et géostratégique.
    Nous ALGÉRIENNES ET ALGÉRIENS avons payé l’impôt du sang durant la guerre de Libération nationale pour libérer nos terres spoliées.
    Allah yarham Chouhada Al Abrar
    GLOIRE À NOS MARTYRS
    VIVE L’ALGÉRIE ETERNELLE
    TAHYA EL-DJAZAIR

    Je reprends @Aurès et remplace Lugan par le tunar :
    Aurès
    Les âneries de Hanablia mourront avec lui comme ça sera le cas de tous les révisionnistes et négationnistes. Le cimetière de l’histoire a englouti tous les perturbés du bocal. On ne retrouve plus leur tombe car le monde a deja oublié leur nom. Et l’Algérie éternelle continuera de vivre après tous ces cons . Bien à vous.

    Enfin, je rappelle que la makhnazi-judéosioniste-français Sang-sale a été condamné par la justice Algérienne pour son révisionnisme et NÉGATIONNISME.
    Au troll @Tt inutile de venir pleurnicher pour vous répondre par anticipation qui mieux que le PATRIOTE @Sprinkler : Tant et si bien que l’Algérie, pour nos voisins de l’Est, c’est la « thune easy » !

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    • Une illusion d’indispensabilité. L’arrogance crasse typique d’un insignifiant en surconfiance qui s’ignore et qui ignore. Un gros con qui en remettait une couche pensant qu’il allait y arriver par la ruse de la loose. Un profil rare de leader d’une équipe de schlingueurs. Nos voisins de l’Est et la « thune easy ». En réalité différée. Comme le khouwa épinglé pour une affaire de tourisme de kilotta en terre ibérique. Et le Profissour qui tartarinait pour « que tchi ». Le marzoukisme et le marouk. Pschitt! Saperlipopette!

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      • Quand ça ne chouine pas, ça couine. Sans parler du projet de statue colossale du mégalo démago. Saperlipopette!
        Il est l’or, Monseignor! L’or de se réveiller. 🤣🤣🤣

  4. La seule création Française c’est les CERVEAUX 🧠 ALIÉNÉS des Éternels Suppletifs décrits par Frantz Fanon

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    • Un charisme de butor avec une méduse posée sur la tête. D’où ce regard hagard! À croire qu’elle a tiré sur le tarpé avant de nous donner son avis dont on se contrefiche. L’écofascisme servi sur un plateau nauséabond. Les « blancos » d’emmanuel valsent. Surtout du côté de Vienne. Ils sont malintentionnés. Un entre-soi qui se croient supérieurs.
      Nous n’avons rien en commun avec ces arrogants. Donneurs de leçons devant l’Éternel.

      Tahya El Djazaïr. 🇩🇿
      Allah yarham chouhada.

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  5. Merci pour ce rappel crucial !

    La vraie menace n’est pas extérieure, elle est tapie dans l’ombre.

    Ce ne sont plus les étrangers ou les nostalgiques de l’OAS qui mettent notre pays en danger. Ils ne peuvent plus/pas, parce que notre ANP et nos services de sécurité veillent H24, sans relâche. Mais des NOSTALGIQUES d’une Algérie coloniale qui portent notre passeport sans jamais avoir accepté le 1er NOVEMBRE ni notre INDÉPENDANCE.

    Le danger est parmi nous.

    Encore une fois, votre contribution mérite d’être saluée, Monsieur A. Cherfouh.

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    • @Anti-BOBARDS
      Effectivement, on l’a vu avec le makhnazi Sang-sale, le terrorisme de tout bord y compris trafic de drogues incendies criminels…
      Et expulsion manu militari en 17secondes de tous les makhnazis et déchéance de nationalité et tous les subsahariens et sahéliens etc etc
      et Syriens pour n’offusquer personne

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  6. Concernant cette question de la prétendue « création de l’Algérie » par la France, il faut être clair : cette affirmation est historiquement farfelue et ne résiste pas à l’examen des faits. Elle a surtout servi à habiller la conquête, les massacres de milliers puis de millions d’Algériens, ainsi que la dépossession du pays, afin de donner au projet colonial une apparence de légitimité. Or, les débats de la Chambre des députés française montrent que, dès les débuts de la conquête, les responsables français parlaient bien d’un pays à conquérir, à occuper et à administrer, et non d’un territoire vide qu’il aurait fallu créer.

    Le général Clauzel, député des Ardennes, déclarait ainsi lors de la séance du 18 avril 1837 : « Il faut que vous l’administriez directement, et par conséquent que vous occupiez tout le pays, si vous prétendez y mettre un terme. » Cette phrase est essentielle, car elle montre que l’Algérie était alors considérée comme un pays qu’il fallait occuper intégralement et soumettre militairement et administrativement. Il ne s’agissait donc pas de créer un territoire inexistant, mais de prendre possession d’un pays déjà habité et organisé. Pour nier cette réalité, la France a appliqué à l’Algérie des critères européens de l’État moderne, comme si une seule forme d’organisation politique pouvait être reconnue comme légitime.

    Parce que la Régence d’Alger ne correspondait pas exactement au modèle de l’État-nation centralisé tel qu’il s’était développé en Europe, les autorités coloniales ont tenté de la présenter comme dépourvue d’État et de souveraineté. Pourtant, si l’on appliquait les mêmes critères à d’autres pays du Maghreb ou à d’autres sociétés non européennes, il faudrait également nier leur existence politique, ce qui montre l’absurdité du raisonnement. On pourrait d’ailleurs, avec cette logique, prétendre que le Vietnam serait une création française, sous prétexte que la colonisation française y a imposé des frontières et une administration nouvelles ; or personne ne confond sérieusement la transformation coloniale d’un pays avec sa création ex nihilo.

    Comme l’explique l’historien James McDougall, la Régence d’Alger possédait une capitale, une administration, une armée, une fiscalité et des relations diplomatiques, même si elle ne correspondait pas encore à l’État-nation algérien moderne et si son contrôle du territoire demeurait inégal. Il faut donc éviter deux erreurs opposées : prétendre que l’Algérie de 1830 était déjà identique à l’État indépendant de 1962 serait anachronique, mais affirmer qu’elle n’avait ni histoire, ni institutions, ni organisation politique est tout simplement faux. La France a certes conquis l’Algérie, détruit la souveraineté de la Régence d’Alger, imposé son ordre colonial ; cependant, elle n’a pas créé ex nihilo une terre sans histoire. Elle a pris possession d’un espace politique déjà structuré, habité par des sociétés organisées, inscrit dans une longue histoire maghrébine et ottomane, puis transformé par la résistance, le mouvement national et la guerre de libération.

    L’Algérie de 1962 n’est donc ni la simple continuation de la Régence, ni une invention française : elle est une refondation nationale née d’une histoire antérieure, d’une rupture coloniale et d’une conquête politique de l’indépendance. Réduire cette histoire à une « création française », c’est confondre la fabrication coloniale de certaines frontières avec la création d’un peuple, d’une mémoire et d’une volonté souveraine.

    Non, l’État algérien n’est pas le fruit artificiel d’une France qui aurait créé un pays inexistant : la France a conquis l’Algérie, elle ne l’a pas inventée.

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  7. « L’Algérie n’est pas née d’un décret du duc d’Aumale ni d’une concession de la France aux Accords d’Évian. Elle est le produit d’une continuité étatique séculaire et du prix exorbitant payé par plusieurs générations d’Algériens pour recouvrer leur liberté. » Souligne A. C..

    En effet, l’Algérie, en tant qu’État et Nation et les algériens, en tant que peuple, sont EXCEPTIONNELS parce qu’ils sont le produit d’une lutte anticoloniale qui a duré plus d’un siècle et d’une guerre d’indépendance qui a duré plus de sept années.

    En termes crus, notre ADN ou notre moi historiques arrosés par le sang de 1,5 million de martyrs, s’inscrivent, essentiellement, dans notre lutte permanente contre toute forme d’oppression, d’où qu’elle vienne.

    Moralité de l’histoire : il n’y en aucune, à part qu’il incombe, en premier lieu, à nos politiques et à notre élite intellectuelle de ramener le cours du fleuve ……….. historique dans son lit « originel » en dénonçant, d’une part, les constructions idéologiques qui effacent notre MOI HISTORIQUE en devenir et en mettant en exergue, la réalité incontournable de ce dernier.

    En termes simples, nous, les algériens, avons besoin d’une révolution culturelle (copernicienne?) dirigée par une élite intellectuelle qui martèlerait, sans cesse, la réalité de notre « algérianité » qui ne doit, en aucun cas, être voilée par des constructions idéologiques ou dissoute dans des ensembles virtuels qui n’ont, dans les faits jamais existé, constructions et ensembles qui gommeraient notre spécificité en tant qu’État et Nation.

    En termes crus, arrêtons de prendre en compte ce que autrui (quel qu’il soit) pense de nous, retroussons nos manches, travaillons, innovons et inondant le monde dans son entièreté de notre savoir et de notre savoir-faire, prolongement palpable et quantifiable de l’expression de notre moi historique en devenir.

    Quant à la rhétorique mémorielle des nostalgiques de la colonisation, j’avance que nous leur clouerons, définitivement, le bec dès que nous nous extirperons de cette fixation maladive sur nos « origines »*, i. e. dès que nous commencerons à travailler pour nous imposer en tant qu’êtres humains en devenir

    Wa el fahem yefhem.

    * Reconnaissons, d’une part, que l’État-nation des temps présents est un produit de la révolution bourgeoise et qu’il est inutile de chercher sa « trace » en tant que telle avant la dite révolution et d’autre part, à force de questionner nos origines, nous risquons de nous retrouver en face du couple formé d’Adam et Eve, premier couple des mythes religieux ou de ….. l’anthropologie, peu importe.

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    • {.. .En effet, l’Algérie, en tant qu’État et Nation et les algériens, en tant que peuple, sont EXCEPTIONNELS parce qu’ils sont le produit d’une lutte anticoloniale qui a duré plus d’un siècle et d’une guerre d’indépendance qui a duré plus de sept années.

      En termes crus, notre ADN ou notre moi historiques arrosés par le sang de 1,5 million de martyrs, s’inscrivent, essentiellement, dans notre lutte permanente contre toute forme d’oppression, d’où qu’elle vienne.

      Moralité de l’histoire : il n’y en aucune, à part qu’il incombe, en premier lieu, à nos politiques et à notre élite intellectuelle de ramener le cours du fleuve ……….. historique dans son lit « originel » en dénonçant, d’une part, les constructions idéologiques qui effacent notre MOI HISTORIQUE en devenir et en mettant en exergue, la réalité incontournable de ce dernier. .. fin de citation !}.

      Suis je en droite ligne (de votre poste!) en affirmant que finalement,

      MASSINISSA (Roi de la Numidie = Algérie ) a dit l’Afrique aux Africains
      et que
      Tonton TEBBOUN, président de l’Algérie, quant lui, en passé, à l’acte en faisant en sorte de lui donner une réalité à cette vision plus de 2000 ans après.

      Je pense que cette idée d’une Afrique aux Africains est resté et a traversé le temps et que c’est ceci qui a fait que ce pays du nom de Numidie et aujourd’hui Algérie a subit tout sorte d’attaque afin, justement, ne pas voir surgir dans la réalité cette idée d’une union Africain de fait .. .Wa Allah ya3lem !

      Bonjour sieur Abou STROFF (ça fait un bail !! J’ai apprécié ton poste, plein de justesse et de sobriété, comme d’habitude !! Portes toi bien)

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      • « MASSINISSA (Roi de la Numidie = Algérie ) a dit l’Afrique aux Africains
        et que
        Tonton TEBBOUN, président de l’Algérie, quant lui, [est] passé, à l’acte en faisant en sorte de lui donner une réalité à cette vision plus de 2000 ans après. » Dites vous !

        En effet, je ne cesse de répéter que :

        – notre profondeur stratégique est en Afrique et nulle part ailleurs-
        – les soi disant nations arabe et/ou musulmane sont des constructions idéologiques qui ne couvre aucune réalité concrète. En effet, Nous sommes, essentiellement, le produit d’une lutte anticoloniale suivie d’un guerre d’indépendance tandis que la majorité (pour ne pas dire toutes) des nations arabo-musulmanes sont des vestiges coloniaux doublés souvent, pour ne pas dire toujours, de vassaux des puissances impérialo-sionistes.
        – enfin, nous devons cultiver notre « algérianité » qui fait de nous des êtres exceptionnels au lieu de vouloir, à tout prix, nous dissoudre dans des ensembles aussi réel qu’un cercle carré.

        Moralité de l’histoire : il n’y en a aucune, à part qu’en cultivant notre « algérianité », nous nous différencions d’autrui et nous nous imposons, véritablement en tant qu’État et Nation.

        Wa el fahem yefhem.

  8. Que le Fiel des Complexés Pieds Nickelés francis et apparentés se déverse sur l Algerie qui leur a Botté le Cul , soit . Ce n est pas la Peine de se fatiguer à leur Rappeler leur Inculture Crasse ne serait ce que par le simple rappel que l Algerie en tant que Entité Politique et Peuple existait bien , très bien avant le 12 eme siècle qui leur sert de référence à leur soi disant État de ……..France , ne sert pas à « démarrer » la chose , le magma , qui leur sert de cervelet . Ils ne savent pas que la « nationalité » Française ne date qu après 1789 ?!!!! Soit!!!!
    Mais ce fiel venant d un ……….BOUGNOULE a une Odeur pestilentielle tant il traduit un Avilissement sans pareil d un Être censé connaître l Histoire de La Numidie puis de l Algerie et donc ……….de La Tunisie , mais qui préfère vendre son Honneur ( si il en avait) pour quelques «  caresses »……..  genre «  toi……tu n es pas comme les Autres…. »
    Ou , peut être n est il que le porte voix de la Secte Nazisioniste encore présente en Tunisie et qui , d ailleurs , participe comme d habitude aux tentatives de destabilisation de la Tunisie Souveraine et Patriote ….

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  9. Les faussaires de l’histoire sont à nos frontières est et ouest. Jalousant l’histoire pluri-millénaire de l’Algérie rappelée par Léon Gallibert dans son livre « L’Algérie ancienne et moderne » ainsi que sa fougue à défendre son identité, ces deux voisins n’ont de cesse de vouloir déconstruire la longue histoire humaine algérienne qui va de la Numidie à l’Algérie actuelle en passant par la Régence d’Alger et par la lutte anticoloniale qui a vu l’Algérie bouter hors de son sol le joug colonial avec un lourd tribu humain de millions de martyrs. Mais contrairement à nos voisins, nous sommes un peuple éduqué, qui sait d’où il vient et où il va. Nous connaissons très bien notre histoire, moi même n’étant né à moins de 6km du village ayant vu naître AbdelMoumen ibn Ali al Koumi, le fondateur de la dynastie Almohade qui a fondé Rabat et seulement 3km du village Oulhaça qui a donné naissance à Tarik Ibn Zyad le fier conquérant d’Al Andalous, mon arrière arrière grand père et les hommes des tribus de Beni Menir, Beni Khelad, … combattaient avec l’Émir AbdelKader à la bataille de Sidi Brahim notamment où l’armée coloniale a pris une déculottée, les villes qui entourent la région d’où je viens ont une histoire millénaire et ce que je raconte est la réalité des millions d’algériens à travers l’Algérie d’est en ouest, du nord au sud avec nos particularités régionales alors qui pourrait nous faire oublier notre histoire ? Tahya Al Djazaïr!

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  10. Je me permets juste de reprendre on commentaire sur article AP 2026/05/13 : Signature historique : la Chaire Emir Abdelkader officiellement créée au Centre d’études islamiques d’Oxford :
    L’Émir Abdelkader incarne la beauté physique et spirituelle Algérienne.
    Il a su donner à l’Algérie l’idée d’une nation libre et incarne la nation libre et l’État Algérien souverain.
    Il est l’image que l’Islam est Justice.
    Voilà pourquoi l’Histoire Algérienne est plus qu’intéressante et nécessaire car elle remet les pendules à l’heure.
    Une ville en hommage porte son nom aux USA : El Kader.

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  11. Cette réthorique coloniale négationniste classique anti-algérienne ,est avant tout celle de l’État voyou🇫🇷néocolonial .
    Cette propagande révisionniste & négationniste,est abondamment diffusée et répétée depuis des décennies et à longueur de journée y compris par les plus hautes sommités de l’État voyou et néocolonialiste français. De l’immonde De Gaule à l’infâme Macron(rappelons nous des déclarations de cette crapule il y a quelques années de cela)en passant par le sinistre Valéry Giscard d’Estaing qui déclarait en 1975 : «La France (…)millénaire salue l’Algérie indépendante »… & ainsi que par toute la sphère politico-médiatique🇫🇷de droite comme de gauche ,avant d’être reprise par les protectorats de la France en Afrique du Nord,de l’Ouest🇲🇦et de l’Est🇹🇳(du moins par une partie de l’intelligentsia tunisienne).

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