Par M. Aït Amara – Il fallait oser. A douze jours de son procès pour corruption et trafic d’influence, la ministre ripou Rachida Dati réintègre la magistrature et se voit proposer par la chancellerie un poste de premier substitut en administration centrale. L’ancienne garde des Sceaux, qui avait quitté la magistrature il y a vingt-trois ans, retrouve ainsi la maison Justice au moment précis où elle s’apprête à comparaître devant elle. Le procès est prévu du 16 au 28 septembre 2026.
L’avocat et essayiste Juan Branco dénonce une décision qui révèle le mépris du pouvoir pour l’institution judiciaire. «Les magistrats du Parquet viennent de se voir imposer d’accueillir Rachida Dati au ministère de la justice en tant que procureure, une semaine avant l’ouverture de son procès pour corruption.» Le titre de «procureure» ne correspond pas exactement au poste proposé, mais le scandale politique dénoncé demeure : une personnalité renvoyée devant le tribunal pour corruption revient dans la magistrature à quelques jours de son procès.
Car le dossier Dati est lourd. Dans l’affaire Renault-Nissan, elle doit répondre de corruption passive et de trafic d’influence passif, ainsi que de faits de recel d’abus de pouvoir et d’abus de confiance. Entre 2010 et 2012, alors qu’elle était députée européenne, elle a perçu environ 900 000 euros d’une filiale de Renault-Nissan pour des prestations de conseil que l’accusation considère comme relevant en réalité d’activités de lobbying auprès des institutions européennes.
Et le dossier ne s’arrête pas là. Une information judiciaire ouverte en 2025 concerne des soupçons de corruption liés à des rémunérations versées par GDF Suez. En avril 2026, les locaux d’Engie ont été perquisitionnés dans cette enquête portant notamment sur la corruption, le trafic d’influence et le détournement de fonds publics.
C’est donc cette femme, bientôt prévenue devant un tribunal correctionnel dans une affaire de corruption, que Gérald Darmanin s’apprête à faire travailler au sein de la chancellerie.
«La courtisanerie insupportable qu’il l’a imposée n’a fait que renforcer le mépris dans lequel il les tenait», écrit Branco à propos du rapport entre le pouvoir macroniste et les magistrats du parquet. Puis il frappe plus fort : «Ce n’est pas un accident de parcours. C’est la fin naturelle du chemin qu’ils auront collectivement emprunté, sans moufter.»
La scène est effectivement sidérante : la ministre qui fut garde des Sceaux, aujourd’hui poursuivie pour des faits de corruption et de trafic d’influence, retrouve une fonction dans la magistrature au moment même où elle doit être jugée. Les magistrats appelés à exercer leurs fonctions à ses côtés savent qu’ils devront bientôt voir comparaître devant le tribunal celle qui sera redevenue, administrativement, l’une des leurs.
Branco parle de «décomposition terminale d’un régime». Et sa conclusion est sans ambiguïté : «Je vous enjoins à tenir face aux menaces, pressions, violences, trahisons et humiliations. Je vous enjoins à demeurer, à résister, et à l’emporter.»
Cette nomination est plus qu’une incongruité administrative. Elle donne l’image d’un pouvoir français qui ne prend même plus la peine de sauver les apparences. A quelques jours d’un procès pour corruption, le retour de la véreuse Rachida Dati dans la magistrature ressemble à un message brutal envoyé à ceux qui rendent la justice et aux Français qui la regardent : les puissants peuvent toujours revenir dans la maison qu’ils sont censés respecter, même lorsqu’ils doivent prochainement comparaître devant elle.
Un véritable bras d’honneur.
M. A.-A.



Le pouvoir fachiste a peur de Mélenchon et travaille pour la lepen corrompue, qui est du même clan à peu de choses prêt que les en marche arrière. La nomination de la mahboula par l’autre darmanin qui est vraiment mauvais, je le pensais unpeu intelligent, mais non . La nomination de la mahboula est comme vous le dites un bras d’honneur aux français, afin de les rendre encore plus raciste plus aigris
Il ne faut pas oublier que son Maître et Mentor a été Nicolas Sarkozy…
Mugabe avait le mérite d’avoir lutté pour l’indépendance de son pays à côté de cette MAFIA FRANÇAISE DE RACAILLES DU « HAUT », il peut aller se rhabiller !
C’est comme Marine Le Pen qui préconisait la tolérance zéro en matière de délinquance et l’exemplarité des élus est tombée dans ce qu’elle combattait prétendument ou l’arroseur arrosé !
Pour reprendre un certain Jean-Marie Le Pen : TÊTE HAUTE MAINS PROPRES …
LA FRANCE EST UNE RÉPUBLIQUE BANANIÈRE qui n’a de leçon de droits de justice de ceci ou cela à donner à aucun pays au monde.
C’est comme sa compatriote makhnazie Vallaud-Belkacem ex ministre de l’éducation qui avait refusé le contrôle contre la drogues des collégiens et lycéens …parachutée toujours sans compétences aucune à la « Cour des comptes ».
Pas étonnant que les pédocriminels français ont les coudées franches.
Inutile de rappeler que Carlos Ghons est également dans cette « procédure » de « justice » pour « corruption », lui qui a fui LA JUSTICE JAPONAISE pour se poser au Liban et pas visé par les bombes de l’entité sioniste.
C’est la république des copains et des copines !
Le réseau protège sa poule, un coup de téléphone à Nicolas Sarkozy et hop, elle est nommée directement.
Les lois sont faites pour les petits afin de protéger les puissants, les riches. Beaucoup de petites personnes pensent qu’elle ira au cachot mais jamais de la vie. Ils trouveront des vices de procédure et son dossier sera jeté aux oubliettes.
Souvenez vous de la Banque Crédit Lyonnais qui avait été brulée le 05 mai 1996 pour effacer les preuves irréfutables dans l’affaire Tapie.
Ne perdez pas votre temps avec ces politiciens véreux, il vaut mieux s’occuper de sa vie que d’attendre une quelconque condamnation.
Pour rappel, les 250 000 morts de la Libye n’ont toujours pas reçu un (1€) d’indemnisation depuis 2011. Les 370 000 Yéménites tous liquidés car des petites personnes croyant combattre les puissants, riches de ce monde qui font les lois.