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Exercice illégal de la médecine : l’Etat lance l’offensive contre les apprentis sorciers

Le ministère de la Santé a mis en garde, mercredi dans un communiqué, les organisateurs de sessions de formation, d’ateliers pratiques et d’activités liées au domaine de la santé, ainsi que l’ensemble des professionnels contre l’exercice de toute activité médicale ou thérapeutique ou la réalisation de toute application pratique sur des personnes en dehors des établissements de santé ou des structures légalement agréées.

«Aucune activité médicale ou thérapeutique ne peut être exercée en dehors des établissements de santé ou des structures agréées, conformément à la législation et au règlement en vigueur», a souligné la même source, ajoutant que ces lieux non destinés à cet usage ou non agréés «incluent en particulier les hôtels, les structures touristiques, les salles de conférences et de formation, les espaces publics ou privés, ainsi que tout autre lieu non destiné ou non légalement autorisé à l’exercice d’activités de santé». 

Le ministère de la Santé a également mis en garde contre «les sessions de formation et les ateliers pratiques annoncés et promus via les sites web et les réseaux sociaux, qui incluent, en plus du volet théorique, la réalisation d’applications et de pratiques réelles sur des personnes, notamment dans les domaines des injections, du laser, de l’utilisation de certains dispositifs médicaux ou paramédicaux, des implants dentaires, des soins parodontaux, des actes dermatologiques et esthétiques et d’autres actes s’inscrivant, de par leur nature, dans le cadre de la pratique de la médecine, des soins dentaires et autres professions de la santé».

«Dans le cadre de son attachement permanent à protéger la santé des citoyens et de garantir leur sécurité, le ministère a affirmé qu’il prendra toutes les mesures et dispositions nécessaires, en coordination avec les secteurs concernés pour faire face à toute infraction, conformément à la législation et au règlement en vigueur».

R. N.

4 Commentaires

  1. C’est quelque chose qui m’a marqué lorsque je me suis rendu en Algérie il y a quelques mois. Je dois avouer que je ne m’étais pas rendu au pays depuis l’épisode du drapeau déchiré par une espèce de vermine mal fagotée, made in Cannabis Land. Oui, car à l’époque, j’avais trouvé l’attitude et la réponse algériennes à cet événement trop molles et sans aucune fierté.

    Je reçois un coup de téléphone et un ami me dit : « Un homme va arriver de telle ville et soigne toutes les maladies. » Je me suis rendu à l’endroit convenu, sceptique en grande partie, et je le suis devenu définitivement lorsque je l’ai vu pratiquer.

    C’était tout bonnement ce qu’on appelle un rāqī. La ruqya peut, dans certaines situations, être une aide spirituelle non négligeable. Mais de là à faire du rāqī un médecin, un spécialiste, un chirurgien, un ophtalmologue ou un ORL, c’est une limite que je ne franchirai jamais.

    Malheureusement, son « cabinet » était plein et certains avaient fait le déplacement de plus de cent kilomètres.

    Je crois cependant qu’il faut aussi rattacher ce phénomène à l’état parfois lamentable des hôpitaux et aux « accidents » qui surviennent encore trop souvent, y compris lors d’interventions considérées comme bénignes.

    J’ai surtout été surpris de constater à quel point certaines personnes restent attachées, et semblent même de plus en plus attachées, à des méthodes mystiques.

    À la fin, après l’avoir interrogé sur sa pratique « médicale », je me suis rendu compte qu’il s’agissait surtout d’un charlatan qui en savait davantage que d’autres sur le plan religieux et qui utilisait ce savoir pour remplir ses poches.

    Pourtant, la tradition prophétique est formelle : « Dieu n’a pas fait descendre une maladie sans y mettre le remède. » Les gens de science en ont notamment déduit deux dimensions : la première, se soigner auprès de personnes qualifiées ; la seconde, rechercher les remèdes, ce qui implique la recherche scientifique, les laboratoires et la médecine.

    Et sans tomber dans un patriotisme fanatique, les médecins algériens ont la réputation d’être très compétents, notamment dans certaines spécialités comme les maladies cardiovasculaires ou l’ophtalmologie.

    Car la médecine fait partie des sciences. Et, de la même manière que dans les sciences religieuses, lorsqu’on est malade, on doit s’adresser à ceux qui ont reçu la formation et les qualifications nécessaires pour exercer leur profession.

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  2. cette tradition de la roqya n’est pas du tout propre aux algériens la montée de l’islamisme des barbus attardés et agressifs a caché et banalisé toutes les infiltrations des autres communautés en particulier le parasite bousbirien qui depuis toujours ne peut pas vivre sans vaudou et se sent pertuellement ensorcélé pour justifier sa folie
    les pratiques arriérés se sont repandu en algérie (les sorciers bousbiriens ensorcelent les gens pour leur soutirer de l’argent) (…)
    nous avons même accueilli des syriens et subsahariens dire qu’ils guerissent les gens avec des herbes ou autres alorsque le qahwi se fit ensorceler et devient fou

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