Le monde artistique algérien est en deuil. L’artiste Ahmed Meziane, connu du public sous le nom de Sid-Ahmed Agoumi, figure majeure du théâtre et du cinéma algériens, est décédé, a annoncé l’Office national des droits d’auteur et des droits voisins (ONDA).
Avec sa disparition, l’Algérie perd l’un des comédiens qui ont profondément marqué l’histoire de la scène et de l’écran national. Durant plusieurs décennies, Sid-Ahmed Agoumi s’est imposé par une carrière riche, portée par une présence remarquée aussi bien au théâtre qu’au cinéma et à la télévision.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présenté ses sincères condoléances à la famille du défunt ainsi qu’à la communauté artistique et culturelle algérienne.
Dans son message de condoléances, le président a déclaré : «Nous avons été profondément attristés par la nouvelle de la disparition de notre ami, l’artiste défunt Ahmed Meziane, Sid-Ahmed Agoumi, auprès du Tout-Puissant. Nous partageons votre peine, ainsi que celle des artistes, des intellectuels et de son large public.»
Le chef de l’Etat a salué la longue contribution de l’artiste à la vie culturelle algérienne, soulignant qu’il figurait parmi les grands noms dont l’apport artistique s’est étendu sur plusieurs décennies.
Dans son message, Abdelmadjid Tebboune a également rendu hommage au parcours professionnel du comédien, le décrivant comme «un acteur talentueux et un intellectuel profondément attaché à la culture nationale et à l’authenticité de l’art algérien».
Sid-Ahmed Agoumi a notamment marqué de son empreinte le cinéma algérien et international. Il a participé à plus de 50 films et œuvres cinématographiques et télévisuelles, en Algérie comme à l’étranger.
Sa carrière a notamment été marquée par des productions devenues emblématiques, parmi lesquelles «Z», réalisé par Costa-Gavras, et «Chronique des années de braise», de Mohamed Lakhdar-Hamina, Palme d’or au Festival de Cannes en 1975.
Le président Tebboune a également évoqué l’attachement du public algérien à l’artiste, dont les créations théâtrales et cinématographiques ont accompagné plusieurs générations depuis les années 1960.
«Nous faisons nos adieux, avec une profonde tristesse, à un acteur talentueux et à un intellectuel engagé pour la culture nationale et l’authenticité de l’art algérien», a souligné le président, qui a également rappelé avoir connu personnellement Sid-Ahmed Agoumi, qu’il a décrit comme «un homme de grande stature et un ami doté d’un sens patriotique et humain élevé».
La disparition de Sid-Ahmed Agoumi marque la fin d’un parcours artistique de plusieurs décennies, au cours desquelles il aura contribué à faire vivre et rayonner le théâtre, le cinéma et la culture algérienne.
En conclusion de son message, Abdelmadjid Tebboune a adressé ses condoléances à la famille du défunt ainsi qu’à l’ensemble de la famille culturelle et artistique, priant Dieu Tout-Puissant de leur accorder patience et réconfort et d’accueillir le défunt dans Sa vaste miséricorde.
R. C.




Inna lillah wa inna ilayhi raaji’uun
Allah yrahmou
Un immense acteur que j’appréciais énormément.
Sincères condoléances à sa famille et à toute l’Algérie.
Je présente mes condoléances à sa famille ainsi qu’à ses proches. Allah ya rahmo.
Allah y rahmou. Et oui, le cinéma algérien perd bien plus qu’une individualité : il perd un acteur au véritable sens du terme.
Je me souviens que, pendant le Ramadan, je regardais certains épisodes. Ce n’était pas forcément l’histoire en elle-même qui me retenait, mais sa présence. Dès qu’il apparaissait à l’écran, il éclipsait presque tous les autres. Ses colères, parfois, dans certains scénarios, permettaient au citoyen algérien de ressentir véritablement le jeu de l’acteur. Ces « colères » algériennes, typiquement algériennes, apportaient quelque chose de particulier aux personnages et donnaient du piment aux rôles.
C’est peut-être justement cela qui me fait réfléchir à mon propre rapport au cinéma algérien. Ma vision du cinéma s’est beaucoup construite à travers le cinéma occidental, mais elle ne vient pas uniquement de lui. Je me souviens aussi de La Bataille d’Alger, mais également de films cultes comme De Hollywood à Tamanrasset, qui réunissait une véritable crème des acteurs algériens.
Et c’est justement en repensant à cette époque que je mesure le chemin parcouru. Aujourd’hui, je trouve le cinéma algérien beaucoup plus insipide. Il manque souvent cette accroche, cette vision, cette capacité à créer de véritables œuvres populaires. Il existe bien quelques films consacrés aux grandes figures de l’histoire algérienne, mais il n’y a pas encore eu, à mon sens, de véritable grand succès capable de marquer durablement les esprits.
Pourtant, les sujets ne manquent pas en Algérie.
On pourrait faire un film autour d’un homme franco-algérien qui décide de s’installer en Algérie. Mais surtout, on pourrait prendre le contrepied d’un scénario que l’on a beaucoup vu : celui de l’Algérien qui quitte son pays pour aller en France, et qui, une fois arrivé en Occident, « renaît », réussit et découvre enfin la liberté, la modernité et la réussite.
Pour moi, ce récit est devenu presque un cliché, voire une forme de propagande narrative : il donne constamment l’impression que c’est en Occident que l’homme doit aller pour s’élever, réussir et devenir quelqu’un.
Pourquoi ne pas raconter exactement l’inverse ?
Pourquoi ne pas montrer un Franco-Algérien qui, en France, n’était finalement rien de particulier ? Un homme qui possède un emploi, une vie ordinaire, mais qui ne trouve ni véritable idéal ni raison profonde de croire en quelque chose. Puis il arrive en Algérie et, progressivement, quelque chose se produit.
Ce n’est pas l’Algérie qui lui offre simplement un retour aux sources. C’est elle qui va lui permettre de construire un idéal auquel il va réellement croire.
Il découvrirait une société imparfaite, avec ses contradictions et ses problèmes, mais aussi porteuse de valeurs : la famille, la fraternité, la solidarité, la dignité, le rapport aux anciens, l’importance de la communauté et une certaine conception de l’homme qui ne se résume pas à la réussite matérielle.
Et plus il vivrait ces valeurs, plus il comprendrait qu’elles ne sont pas simplement des mots transmis par ses parents ou des souvenirs d’une Algérie fantasmée. Elles peuvent devenir une manière de vivre.
C’est là que le film pourrait prendre une dimension beaucoup plus profonde.
On pourrait alors raconter non pas un homme qui retrouve ses racines, mais un homme qui découvre progressivement que ses racines peuvent lui donner quelque chose qu’il n’avait jamais trouvé ailleurs : un idéal.
Le film pourrait aussi montrer que l’Algérie n’est pas un paradis. Elle aurait ses défauts, ses contradictions, ses injustices et ses propres problèmes. Mais justement, ce serait dans cette réalité imparfaite que le personnage découvrirait quelque chose qu’il n’attendait plus : la possibilité de croire en autre chose qu’en lui-même.
Et plus il s’attacherait à cette société, plus son regard sur l’Occident changerait.
Il commencerait à remettre en question ce qu’on lui avait présenté comme la seule forme possible de modernité, de progrès et de civilisation. Non pas parce que tout serait meilleur en Algérie, mais parce qu’il comprendrait que la modernité ne peut pas être réduite à la richesse, à la consommation ou à l’individualisme.
Son véritable conflit commencerait alors.
Car l’Occident ne serait pas seulement un lieu qu’il quitte : il serait une partie de lui-même. Il découvrirait qu’il porte en lui un « double occidental », construit par son éducation, son environnement et toute son histoire.
Plus il vivrait en Algérie et plus il adhérerait à certaines de ses valeurs, plus ce double entrerait en contradiction avec lui.
À la fin, il ne serait donc pas simplement devenu « Algérien ».
Il serait devenu quelqu’un qui comprend que son identité est beaucoup plus complexe : un homme façonné par deux mondes, mais qui décide pour la première fois de donner un sens à cette dualité.
Et c’est là que le film pourrait éviter le cliché du retour aux origines.
Il ne s’agirait pas de dire : « l’Algérie est parfaite et la France est mauvaise ».
Il s’agirait de montrer qu’un homme peut avoir grandi en Occident sans y trouver nécessairement son idéal, et qu’il peut découvrir en Algérie quelque chose qui lui manquait : une conception de l’existence à laquelle il choisit enfin de croire.
Ce serait alors l’inversion complète du récit habituel : ce n’est plus l’Algérien qui part en Occident pour devenir quelqu’un ; c’est l’homme façonné par l’Occident qui vient en Algérie et qui, pour la première fois, commence à comprendre qui il veut devenir.
Sid-Ahmed Agoumi est mort en France ou il vivait depuis les années 90
Merci Monsieur Sid Ahmed Agoumi pour votre talent et votre generosite envers le Peuple Algerien
Une Etoile du Cinema Algerien qui brillera encore longtemps
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Condolences a sa Famille , a ses proches et tous ses amis
Allah Yerahmou
Agoumi, mon ami, tu es parti mais tu as laissé des mots, des idées, des traces pour semer le beau l’antidote de l’ignorance des esprits et de l’aridité des cœurs. Je me souviens de nos discussion au festival d’Avignon où nous philosophions sans nous prendre au sérieux sur l’art comme une arme en faisant référence à Mahmoud Darwich qui écrivit »la vérité est mon arme et je résiste ». Tu as représenté dans le cinéma ton pays qui a résisté et qui s’est libéré des griffes de la colonisation comme le fait actuellement la Palestine. Je suis sûr que ce jour viendra et les cris de joie du monde entier, tu les entendras. Aujourd’hui j’ai perdu un frère dont je garderai le souvenir de l’artiste aux yeux pleins d’étoiles et au rire contagieux. Ali
Allah yarahmou wa i Wassaa Alih wa Yarham Oumati Mohamed sallAh Alayhi wa Salam
Je suis persuadé qu’ils se connaissent parfaitement quand monsieur Tebboune étais préfet a Tizi Ouzou sid Ahmed agoumi était directeur de la maison de la culture aujourd’hui porte le nom de Mouloud Mammeri et ce centre culturel se trouve juste en face de la préfecture mon collège se trouvait derrière ce centre,et pour ne pas faire un grand détour avec mes camarades on traverser le centre avec des pas de velours car il étais strict je vous jure à son époque ce centre culturel était plus propre que beaucoup d’établissements scolaires il l’a gérer comme si c’était sa maison des fleurs partout dans la salle de cinéma dès que la lumière s’éteignait pour voir le film y’avait des vigiles avec des torches qui surveillaient les fumeurs a dehors tout de suite,y’avait beaucoup d’événements surtout en été des pièces de théâtre des concerts des expositions etc…. Paix a son âme !
Toutes mes condoléances à la famille, un acteur,et artiste que j’apprécie beaucoup,Allah y rahmou, On ne t’oubliera pas.
انا لله و انا إليه راجعون
Allah y rhamo 🤲 et les condoléances à la famille.
Allah Yarhmeh et wessae elih, qu’il repose en Paix
On n’oubliera jamais notre grand artiste algérien.
Sincères Condoléances à toute sa famille et sa famille artiste.
Que tous nos artistes ou journalistes femmes et hommes reposent en Paix
انا الله وانا اليه راجعون
Mes condoléances à sa famille.
L’Algérie vient de perdre un grand talent du 7e art qui a marqué des générations. Qu’il repose en paix.