Les familles des détenus civils sahraouis du groupe Gdeim Izik, en grève de la faim depuis 16 jours consécutifs, ont annoncé qu’elles observeront une grève de la faim en solidarité avec leurs proches, alors que la mobilisation solidaire s’intensifie en faveur d’une intervention internationale pour assurer leur protection et leur libération.
L’Association sahraouie des victimes des graves violations des droits de l’Homme commises par l’Etat marocain (ASVDH) a indiqué que les familles des détenus civils sahraouis avaient annoncé leur intention d’observer une grève de la faim, en solidarité avec leurs proches et en protestation contre les conditions préoccupantes auxquelles ils sont confrontés ainsi que la privation de leurs droits fondamentaux dans les prisons marocaines.
L’Association a également fait état de sa profonde préoccupation quant aux derniers développements de la grève de la faim illimitée menée par les détenus civils sahraouis, dans un contexte marqué par une détérioration continue de leur état de santé et un renforcement des restrictions à leur encontre et à l’encontre de leurs familles.
De son côté, la Ligue pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines a indiqué que les familles des détenus Mohamed Bachir Boutenkiza et El-Houcine Zaoui avaient été empêchées, mercredi, pour la deuxième fois consécutive, de leur rendre visite par le directeur de la prison de Kénitra, sans qu’aucune justification légale ne leur soit fournie et sans que leur situation carcérale et leur état de santé ne soient communiqués.
Elles ont, dans ce contexte, lancé un appel aux organismes onusiens et aux organisations des droits de l’Homme pour accentuer la pression sur l’occupant marocain afin de garantir le respect des droits des détenus civils sahraouis en grève de la faim.
Dans le cadre de cette mobilisation solidaire, l’Union nationale des femmes sahraouies a organisé un rassemblement de solidarité avec les détenus civils sahraouis.
Cette initiative a été l’occasion pour les participantes de réaffirmer leur solidarité avec les détenus civils sahraouis et leurs familles, ainsi que leur appel au respect de leurs droits et à leur traitement conformément aux règles et normes humanitaires et juridiques en vigueur.
De son côté, l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH) a exprimé sa profonde préoccupation face à la grève de la faim observée par plusieurs détenus politiques sahraouis en protestation contre les traitements humiliants et la privation de leurs droits fondamentaux, affirmant que la poursuite de leur détention constituait une violation des instruments internationaux.
Elle a appelé à leur libération et à l’ouverture d’une enquête impartiale sur les actes de torture et les mauvais traitements dont ils auraient été victimes.
L’Association a également réaffirmé sa solidarité avec les grévistes de la faim et tenu les autorités marocaines et l’administration pénitentiaire pleinement responsables de toute complication pouvant porter atteinte à leur intégrité physique ou à leur droit à la vie.
Elle a renouvelé son appel à mettre fin au dossier de la détention politique et à respecter les mécanismes onusiens des droits de l’Homme.
R. I.


