Par Mehenna H. – La compromission avec le régime marocain sonne l’heure de la déchéance politique pour ses plus fervents alliés occidentaux. En se pliant méthodiquement aux exigences coloniales de Rabat, une poignée de dirigeants pensaient acheter la stabilité ou sécuriser de cyniques intérêts marchands. Ils n’ont récolté que le déshonneur et le naufrage collectif. Aujourd’hui, alors que le peuple sahraoui continue de se battre vaillamment pour son indépendance, une forme de justice immanente semble frapper ses fossoyeurs. Ceux qui se sont acoquinés avec le Makhzen sont en train de payer le prix fort de leur reniement éthique.
Aux Etats-Unis, Donald Trump fait face au retour de bâton d’une diplomatie transactionnelle dénuée de principes. En bradant le droit international par un décret présidentiel pour reconnaître la souveraineté marocaine en échange d’une normalisation avec Tel-Aviv, il a commis une faute historique majeure. Ce troc cynique se retourne aujourd’hui contre lui. Pris pour cible par la colère légitime des citoyens américains et contesté jusque dans les rangs de son propre camp politique, l’ancien président subit l’opprobre d’avoir sacrifié l’honneur de la diplomatie américaine sur l’autel des caprices de Rabat.
En France, le naufrage de la macronie est total. Emmanuel Macron s’apprête à quitter l’Elysée par la petite porte, laissant derrière lui un paysage de ruines. En capitulant devant le palais royal marocain pour mendier une coopération sécuritaire et une paix migratoire illusoire, le président français a brisé la doctrine traditionnelle du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Le châtiment intérieur est implacable : il abandonne le pays avec le pire bilan politique, économique et social depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Une débandade nationale qui fait écho à sa faillite géopolitique.
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, incarne jusqu’à la lie cette déchéance par la soumission. Sa trahison historique de la cause sahraouie, dictée par la peur du chantage de Rabat, s’est fracassée sur la réalité du terrain. L’illusion d’avoir apaisé le voisin du Sud s’est évaporée face aux assauts migratoires répétés sur Ceuta, transformée en arme de pression hybride par le régime marocain. Humilié, affaibli et acculé de toutes parts, Sanchez s’apprête à son tour à subir une déchéance politique inéluctable, piégé par sa propre lâcheté.
La résistance héroïque du peuple sahraoui ne se contente pas de défier le temps. Elle agit comme le révélateur des failles morales des démocraties occidentales. On ne piétine pas impunément le destin d’une nation en lutte. La malédiction sahraouie n’est rien d’autre que le juste châtiment de la compromission et de l’indignité.
M. H.




Les événements qui se sont succédés les deux derniers mois sonnent surtout l’isolement et à bref échéance la décomposition du makhzen dont la corde autour du coup se resserre chaque jour un peu plus: entre la tentative d’invasion avortée de Ceuta et ses retombées dans sa relation avec l’Espagne; les sorties de Massad Boulos, de Gutierres, de De Mistura sur le pouvoir du Polisario dans la résolution de la question saharouie; les prochaines élections en Espagne qui vont probablement voir émerger une direction politique anti-bousbirienne et il est fort à parier que futur gouvernement espagnol cherchera à faire payer au royaume du dépravé son audace de fin juillet avec des mesures coercitives; l’approche de l’échéance de fin octobre et les batailles pour la succession du pédérastre qui dirige la zriba de l’ouest sonnent comme une fin funeste de ce régime voyou et prédateur car au vu de la docilité et de la servilité de son peuple, la fin de cette dictature royale ne viendra que de l’étranger!