Le Front Polisario a vivement critiqué l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara Occidental, Staffan de Mistura, l’accusant de compromettre la neutralité de sa mission en soutenant l’autonomie comme base des futures discussions entre les deux parties au conflit. Dans un communiqué publié lundi, le mouvement sahraoui avertit qu’il pourrait revoir sa coopération avec le médiateur si cette attitude venait à se répéter.
Cette réaction fait suite aux propos tenus par Staffan de Mistura lors des consultations à huis clos du Conseil de sécurité, le 8 octobre 2026, consacrées à la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso).
Le Front Polisario estime que le fait de présenter l’«autonomie» comme base des discussions revient à s’aligner sur la position du Maroc, puissance occupante. Il réaffirme que Rabat ne dispose d’aucune souveraineté sur le Sahara Occidental et insiste sur la nécessité de traiter ce dossier comme une question de décolonisation, conformément au droit international.
Dans son communiqué, le Front Polisario rappelle avoir adressé deux courriers au secrétaire général de l’ONU, António Guterres, les 4 mars et 21 septembre 2026. Il lui demandait de veiller à ce que Staffan de Mistura exerce son mandat dans le respect de la Charte des Nations unies, des résolutions pertinentes de l’organisation et des règles du droit international applicables au Sahara Occidental.
Pour le Polisario, les dernières déclarations de l’envoyé personnel constituent un nouvel écart par rapport à ces principes. Elles soulèvent de sérieuses interrogations sur sa crédibilité, son impartialité et son indépendance, ainsi que sur la viabilité de sa mission de médiation.
Le mouvement souligne que la neutralité constitue une condition essentielle au maintien de la confiance entre les parties et à la poursuite du processus politique sous l’égide des Nations unies. Il prévient que toute nouvelle déviation pourrait le contraindre à reconsidérer son engagement et sa coopération avec Staffan de Mistura.
Malgré la fermeté de ses critiques, le Front Polisario affirme rester disposé à coopérer avec António Guterres dans le cadre du processus de paix des Nations unies. Il réitère son objectif de parvenir à la décolonisation complète du Sahara Occidental, dernière colonie d’Afrique.
Signé par Sidi M. Omar, représentant du Front Polisario auprès des Nations unies et coordinateur avec la Minurso, le communiqué constitue un avertissement diplomatique à l’adresse du médiateur et de la direction de l’ONU.
Le Front Polisario ne fait pas état d’une rupture immédiate avec la médiation, mais conditionne clairement la poursuite de sa coopération au respect de la neutralité et de l’indépendance de l’envoyé personnel.
N. D.



Staffan de Mistura est un haut fonctionnaire onusien. Il obéit aux ordres qu’on lui donne.
Malheureusement, il est difficile de ne pas s’interroger sur les pressions diplomatiques auxquelles Staffan de Mistura a pu être soumis. Il ne s’agit pas d’affirmer qu’il a reçu des instructions précises, faute d’éléments permettant de l’établir, mais de constater que sa méthode soulève de sérieuses interrogations.
La proposition marocaine d’autonomie constitue une base de discussion parmi d’autres éléments du dossier. Or, à peine les négociations engagées, le médiateur semble déjà vouloir en aborder les modalités, comme si le principe même de cette solution était acquis. La nuance est de taille : discuter des modalités d’une proposition n’est pas la même chose que négocier librement entre plusieurs options politiques.
Les représentants sahraouis ont manifestement compris le risque que comporte cette approche. En acceptant de discuter des détails du plan d’autonomie avant d’avoir obtenu des garanties sur le cadre général de la négociation, ils pourraient contribuer, même involontairement, à légitimer une issue qu’ils n’ont jamais acceptée comme préalable.
Dès lors, une question s’impose : comment Staffan de Mistura peut-il espérer poursuivre sérieusement sa mission alors qu’une crise de confiance semble désormais s’être installée ? Un médiateur ne peut pas exiger des parties qu’elles lui fassent confiance tout en adoptant une méthode susceptible de donner le sentiment que l’issue des discussions est déjà largement déterminée.
Trois hypothèses méritent d’être examinées.
La première serait celle d’une manœuvre dilatoire : multiplier les discussions techniques sur l’autonomie permettrait de donner l’image d’un processus actif, sans résoudre le désaccord fondamental sur le droit à l’autodétermination.
La deuxième serait celle d’un piège diplomatique, volontaire ou non : en refusant d’entrer dans les détails du plan marocain, le Polisario pourrait ensuite être présenté comme l’acteur qui refuse de négocier, tandis que l’autre partie apparaîtrait comme celle qui fait des propositions concrètes et se montre disposée au compromis. Le débat serait alors déplacé : on ne discuterait plus de l’équilibre du processus, mais de la prétendue mauvaise volonté d’un seul protagoniste.
La troisième hypothèse serait celle d’un choix stratégique plus général au sein des puissances qui pèsent sur le dossier : privilégier une solution considérée comme plus facilement négociable à court terme, quitte à reléguer au second plan les conditions politiques dans lesquelles cette solution devrait être acceptée. Dans cette perspective, De Mistura pourrait être conduit à privilégier une méthode qui réduit progressivement l’espace des options, sans qu’il soit nécessaire de supposer l’existence d’un ordre secret ou d’un accord préalable.
Mais une question demeure : quelle est, dans cette affaire, la responsabilité d’António Guterres ? Le secrétaire général ne dirige pas personnellement chaque échange diplomatique, et rien ne permet, en l’état, de lui attribuer une intention cachée. Il reste néanmoins légitime de s’interroger sur les orientations données à la médiation, sur les rapports présentés au Conseil de sécurité et sur la manière dont le Secrétariat de l’ONU entend préserver la crédibilité de son propre processus.
Car le risque est considérable. Si le Polisario estime que les règles du jeu ont changé en cours de route, il peut en venir à considérer que participer aux discussions revient à cautionner une négociation dont les paramètres auraient déjà été fixés ailleurs. Et si, à l’inverse, il refuse d’y participer, ce refus pourra être exploité pour le désigner comme responsable du blocage.
C’est précisément ce qui rend la situation préoccupante : le médiateur pourrait se retrouver dans une position où chacune des réactions du Polisario serait interprétée à son désavantage. Il serait alors nécessaire de démontrer que le processus demeure réellement ouvert, et pas simplement d’affirmer qu’il l’est.
Au fond, la question n’est pas de savoir si le plan marocain mérite d’être discuté. Elle est de savoir si toutes les parties disposent encore d’une possibilité réelle de discuter des fondements politiques de la solution, ou si l’on cherche désormais à les convaincre d’en négocier uniquement les modalités.
Si la seconde hypothèse se confirmait, la crise de confiance ne serait pas un incident secondaire : elle deviendrait l’un des principaux obstacles à la médiation elle-même. Et l’ONU devrait alors répondre à une question autrement plus embarrassante que celle de la bonne volonté du Polisario : comment prétendre conduire une négociation impartiale lorsque l’une des parties a le sentiment que l’essentiel a déjà été décidé ?
Il n’y a pas besoin de faire un avertissement , Staffan MISTURA sait très bien ce qu’il dit et là en l’occurrence il se disqualifie ; il n’a plus sa place dans une quelconque médiation : qu’il dégage .
Les BRICS sont un mouvement anticolonialiste pourquoi n’interviennent il pas ?
Staffan MISTURA à écrit les critères strict d’une autonomie or il est en qualité de médiateur ( le Sahara est la dernière colonie ) ; ce document qu’il a écrit le disqualifie de sa mission il devient collaborateur Marocain car sa mission est : LA DECOLONISATION .
Qu’il dégage .
Inutile de palabrer !
Horst Köhler a lui mouillé sa chemise en son temps….
Le POLISARIO doit faire comme l’Algérie pour se libérer du joug colonial et encore une ÉNIÈME fois attaquer la narco-terroriste-pédophile-monarchie partout sur son territoire et pas que les territoires occupés et y compris les entreprises étrangères qui pillent ses richesses.
Seule et unique solution GUERRE DE LIBÉRATION DE DÉCOLONISATION et ça vaut pour la Palestine OCCUPÉE.
VIVE LE POLISARIO🇪🇭
VIVE LA RASD LIBRE 🇪🇭
VIVE LA RÉSISTANCE PALESTINIENNE🇵🇸
VIVE LA PALESTINE LIBRE 🇵🇸
« Sahara Occidental : le Front Polisario met en cause l’impartialité de Staffan de Mistura » titre N. D..
je pense que la question du Sahara Occidental est en train de suivre un processus similaire à la question palestinienne.
En termes crus, à force d’attendre que l’ONU ou un quelconque machin leur octroient leur indépendance, les sahraouis finiront par observer que le Sahara Occidental qu’ils revendiquent,ressemble de plus en plus à la Palestine occupée, c’est à dire à un morceau d’Emmental.
Moralité de l’histoire: il n’y en a aucune, à part que je persiste à croire que l’indépendance du Sahara Occidental est au bout du fusils des sahraouis et nulle part ailleurs.
Wa el fahem yefhem.
Oui , tu as raison , le Maroc joue le temps longs et veux invisibiliser le peuple Sahraoui ; c’est cela le danger assimiler un peuple a un autre si tenter et cela est raciste de ma part : le peuple Marocain est il un peuple car être aussi servile que cela c’est inimaginable .
Ceci étant dit je souhaite aux Marocains qui nos lisent car ils nous lisent : inspirez vous de vos maitre Français et lisez : LA BOETIE le discours de la servitude volontaire .
Marocain inventer votre république , arrêter d’être des objets .
La diplomatie du chéquier probablement étant donné à 80 ballets qu il arrive en fin de carrière et qu il est exténué ,une bonne retraite l attend. Il avait proposé la partition du Sahara occidental il y a deux que tous ont rejetées.
Le Polisario à la place de menacer ce médiateur de ne plus travailler avec lui , il aurait dû menacer de quitter tt simplement les négociations en cours et rejeté complètement la résolution 2797 voulu par les alliés du Maroc et les réunions de Madrid et de Washington qui ne l arrange pas, la voix des armes peut être est mieux approprié pour de faire entendre et reprendre ce qui est de droit .