L’Algérie a exprimé sa vive indignation face à la décision du gouvernement colombien d’ouvrir une ambassade à El-Qods occupée. Dans un communiqué rendu public ce mercredi par le ministère des Affaires étrangères, l’Algérie qualifie cette démarche d’acte inacceptable, s’inscrivant dans le cadre de «tentatives illégitimes et répétées visant à altérer le statut juridique et historique de la ville sainte».
Le ministère des Affaires étrangères dénonce une violation flagrante du droit international et des résolutions pertinentes de la légalité internationale. En cherchant à imposer un fait accompli sur le terrain, cette décision fragilise l’ordre juridique mondial. L’Algérie insiste sur le fait que de telles mesures unilatérales ne font qu’entraver les perspectives de justice pour le peuple palestinien.
Le ministère des Affaires étrangères a également mis en garde contre les répercussions politiques et sécuritaires d’un tel acte, soulignant que cette démarche illégale est de nature à saboter définitivement la solution à deux Etats, pourtant prônée et reconnue par la communauté internationale. De plus, elle risque d’alimenter les tensions et de raviver le conflit dans une région déjà fortement déstabilisée, tout en portant un coup dur aux efforts globaux visant à instaurer une paix juste, durable et globale au Proche-Orient.
Face à cette situation, l’Algérie réitère son appel pressant à la communauté internationale. Elle exhorte tout particulièrement le Conseil de sécurité des Nations unies à assumer pleinement ses responsabilités juridiques, morales et historiques. Elle demande une action urgente et coordonnée pour stopper ces politiques répétitives qui tentent d’imposer une nouvelle réalité illégale dans les territoires palestiniens occupés, réaffirmant ainsi son soutien indéfectible à la cause palestinienne.
R. I.
