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Sahara Occidental : L’AARASD dénonce l’escalade répressive marocaine contre les grévistes de la faim

Alors que le Conseil de sécurité des Nations Unies doit se réunir à la fin du mois d’octobre, l’Association des Amis de la République Arabe Sahraouie Démocratique souligne que la mobilisation autour des grévistes de la faim sahraouis devient insupportable aux autorités marocaines et entraîne de nouvelles arrestations.

L’association, qui affirme suivre chaque jour les nouvelles transmises par les militants sur l’état de santé préoccupant des grévistes, dénonce ce qui se passe désormais dans et autour des prisons marocaines.

L’association indique que si des engagements avaient été pris auprès de Naama Asfari pour lui permettre d’arrêter sa grève au terme de 46 jours, rien n’a été tenu par la suite. Face à ce qu’elle qualifie de 50 ans d’occupation et de répression, l’association s’interroge sur la confiance qui peut encore être accordée aux autorités marocaines au sein des Nations Unies.

L’organisation précise que les prisonniers sahraouis n’ont pas été transférés à la prison d’El Aïoun, mais plutôt dispersés dans de nouvelles prisons afin de rendre difficile, voire d’empêcher toute coordination entre eux.

L’association souligne également que les familles, contraintes à de coûteux déplacements vers le nord du Maroc, se voient la plupart du temps interdire de visiter leurs proches. Elle rapporte à ce sujet que Claude Mangin-Asfari a été refoulée à son arrivée et que le maire d’Ivry n’a pas pu entrer dans la prison de Marrakech pour visiter Naama Asfari, pourtant citoyen d’honneur de sa ville.

L’association dénonce la répression comme unique réponse apportée aux prisonniers, ainsi qu’à leurs familles et aux Sahraouis qui les soutiennent depuis le 13 octobre. L’organisation rappelle que ces derniers s’étaient rassemblés à Rabat devant la délégation à l’administration pénitentiaire pour obtenir des informations sur l’état de santé préoccupant des grévistes privés de téléphone, avant d’être arrêtés et soumis à des gestes brutaux, sept d’entre eux étant désormais en garde à vue en attente de la décision du Procureur.

Dans ce contexte, l’association des Amis de la RASD appelle les Nations Unies à assumer leur devoir de protection en faveur des Sahraouis soumis au non-droit et à la brutalité des autorités marocaines, et à s’engager résolument pour imposer leur libération, affirmant que la réunion du Conseil de sécurité du 31 octobre prendrait alors tout son sens.

K. B.-H.  

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