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Illusion démocratique occidentale : quand le droit de râler remplace le vrai pouvoir du peuple

Par Mehenna H. – Ce 17 octobre 2026, la France s’est réveillée au rythme familier des slogans et des cortèges. Dans la foulée des blocages lycéens qui paralysent les établissements depuis plusieurs jours, les travailleurs ont repris le pavé. Les revendications sont les mêmes depuis des années : urgence sociale, pouvoir d’achat asphyxié, services publics en ruines. Pourtant, chacun connaît déjà l’issue de cette journée : un mépris poli des autorités, quelques chiffres contradictoires sur la mobilisation, et un retour à l’ordre sans la moindre concession. Cette scène répétée jusqu’à la nausée met à nu la grande supercherie du modèle «démocratique». En France, la démocratie s’est, en effet, réduite à un droit de veto purement cosmétique : on vous autorise à crier, à condition que vos cris se perdent dans le vide.

Nous sommes entrés dans l’ère du «cause toujours, tu m’intéresses», pour reprendre la formule prophétique de Coluche pour définir le sens réel de la démocratie à l’occidentale. La liberté de manifester n’est plus un outil de contre-pouvoir, mais une soupape de sécurité thermique indispensable au régime. Le pouvoir laisse le peuple s’épuiser dans des rituels de protestation soigneusement encadrés, car la contestation sert de caution morale. Les gouvernants s’en gargarisent à l’international pour prouver leur supériorité civilisationnelle sur les «régimes autoritaires». Mais sur le fond, le gouvernement «démocratique» occidental gouverne par décrets, par l’usure ou par la force, transformant la souveraineté populaire en un lointain souvenir.

Cette imposture n’est plus une anomalie française. Elle est la norme de toutes les supposées démocraties occidentales. Partout, de Paris à Washington, de Berlin à Londres, le constat est d’une violence inouïe : les peuples n’obtiennent plus jamais rien. Les lois les plus scélérates passent au forceps malgré des oppositions ultra-majoritaires dans l’opinion. La justice sociale est méthodiquement démantelée au profit d’intérêts financiers supranationaux.

Le divorce entre les élites et la base est encore plus flagrant en matière de politique étrangère. Alors que l’inflation et l’austérité étranglent les ménages occidentaux, des milliards d’euros et de dollars sont débloqués en quelques heures, sans aucune consultation populaire, pour financer des efforts de guerre extérieurs. Qu’il s’agisse du gouffre financier de la guerre en Ukraine ou de la complicité budgétaire et militaire avec la politique coloniale génocidaire d’Israël, le citoyen est mis devant le fait accompli. Le contribuable est sommé de payer pour des ingérences géopolitiques qu’il rejette massivement, et s’il s’indigne dans la rue, il est qualifié de radical ou d’antisémite par des médias aux ordres.

La démocratie occidentale moderne est un théâtre d’ombres. Elle offre la liberté de parole pour mieux confisquer la liberté d’action. En sacralisant le droit de râler, elle a neutralisé la capacité de révolte. Les mobilisations des lycéens et des salariés de ce mois d’octobre en France ne sont pas le signe d’une démocratie vivante, mais les convulsions d’un peuple pris au piège d’un totalitarisme managérial qui ne dit pas son nom, où voter ou manifester ne sont plus que des variantes de la soumission.

M. H.

16 Commentaires

  1. Que déduire d’une telle conjonction: des élèves exclus, des protestataires, des vandales et des fauteurs de troubles face à leurs enseignants, aux côtés de forces de l’ordre marquées par le racisme, qui arrachent les masques et frappent au sol des personnes apparemment inoffensives? Comment espérer un résultat différent si un régime répète sans cesse la même expérience sans rien modifier aux paramètres?

    Incendies, destructions et affrontements ont bien eu lieu, mais chaque anniversaire donne lieu à la commémoration de cette révolution. L’histoire enseigne par ailleurs que les avancées politiques et sociales majeures ne se sont pas toujours produites de manière pacifique. Sans excuser aucune violence, cela invite à la réflexion avant de juger le mouvement dans son ensemble.

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    • Malheureusement je crains que suite à ces émeutes l’extrême droite n’arrive facilement au pouvoir en France et ne fasse de la répression anti Algérienne son cheval de bataille et son principal objectif ,les jours sombres arrivent pour ceux des nôtres qui vivent dans ce pays

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  2. Le dévastateur de la France and Sions ont tellement fait de mal au Peuple , un jour , l insurrection viendra contre les usurpateurs illégitimes du Pouvoir ,
    Ainsi la France sera libérée de leurs jougs et de leurs cupidités , par ailleurs , les économies des français sont données allègrement (70 milliards) à un président illégitime Zelinsky , un président qui saigne son Peuple en l amenant à l Abattoir …..
    Ces Oppresseurs – ont trop fait de Mal aux Peuples , leurs combat est seulement l Argent rien d autre

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  3. « Elle offre la liberté de parole pour mieux confisquer la liberté d’action. » ➡️ SÉRIEUX ?! Liberté parole pour les charlie hebdo de zbel vous oubliez les censures dont Siné a fait l’objet et plus récentes sans omettre les gardes à vue et procès avec condamnation pour des journalistes qui dénoncent le GÉNOCIDE à Gaza…et la loi Yadan…
    Pour citer le cultissime Desproges :
    « Par ailleurs, la naïveté grotesque des enfants fait peine à voir, surtout si l’on veut bien la comparer à la maturité sereine qui caractérise les adultes. Par exemple, l’enfant croit au Père Noël. L’adulte non. L’adulte ne croit pas au Père Noël. Il vote. »

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  4. Tout à été pillé dans les villes françaises !

    Preuve suffisante que le peuple français crève de faim car assommé de charges, d’impôts et de petits salaires.

    La répartition de la richesse est mal faite en France. Mr Emmanuel Macron donne en plus le peu d’argent à l’Ukraine pour faire une guerre contre la Russie perdue d’avance.

    Les casseurs allaient vers les magasins de sport, de téléphonies, supermarchés faisant leurs emplettes gratuitement juste à se servir sur les comptoirs, étagères puis filer.

    Le pauvre quand il a faim ou quand il vivote ça donne toujours ce genre de résultat

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  5. « Mais sur le fond, le gouvernement «démocratique» occidental gouverne par décrets, par l’usure ou par la force, transformant la souveraineté populaire en un lointain souvenir. » souligne M. H..

    je pense que la « démocratie » dans une société dominée par le capitalisme en tant que système est synonyme de dictature de la classe capitaliste.

    En termes crus, la démocratie bourgeoise est synonyme de dictature bourgeoise et les valeurs qu’elle est supposée véhiculer n’ont d’autre but que de donner à la « populace » l’illusion qu’elle participe à la gestion de la « cité ».

    Moralité de l’histoire : il n’y en a aucune, à part que le « vrai pouvoir du peuple » est une partie intégrante de l’idéologie bourgeoise qui dissimule l’appartenance de chaque individu en tant que tel à la classe bourgeoise en tant que propriétaire effectif* de chaque membre du peuple.

    * l’observateur sensé remarque que l’appartenance du « travailleur » individuel à la classe capitaliste est le seul rapport qui n’apparaît pas dans l’arsenal juridique de la société bourgeoise, d’où la conclusion incontournable :

    si le travailleur individuel est la propriété de la classe capitaliste en tant que telle, par quel tour de passe-passe le dit travailleur aurait il un quelconque « vrai pouvoir » et par quel miracle y aurait il une quelconque « souveraineté populaire » ?

    Wa el fahem yefhem.

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  6. Ils peuvent toujours crier , le logiciel est bien entretenu par qui vous sauver, la droite, l’extrême droite et l’oligarchie franco sioniste.

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  7. Les français crient depuis des mois pour l’amélioration de leurs conditions de vie, de leur pouvoir d’achat qui dégringole d’une manière vertigineuse, du raquette de la police municipale sur les conducteurs depuis le pistage des gens par les caméra de surveillance à chaque coin de rue, .. la chienlit s’installe durablement en france.
    Et que fait Macron? Il offre des tgv gratuits au Maroc, que les français paieront, pendant que les pompiers en manque de moyens réclament en vain des Canadairs. Il soutient la marocanité illégale et criminelle du Sahara occidental, contre les droits de l’homme et le droit international, pour bénéficier d’un Riad maudit au Maroc, et une retraite maudite au pays ennemi de Allah soubhanou. Il protège les pedophiles et autres prédateurs sexuels qui sont sur la liste Epstein. Il a ramené des milliers de sri lankais, d’égyptiens, africains pour tirer les salaires des français vers le bas et satisfaire les banques et les sionistes véreux. Et pendant tout ce temps là, il envoie ses chiens, des casseurs, des journalistes de cnews et autres France Info, des politiques sionistes comme Sarah knafo des Franco marocains pour tromper le peuple français en accusant à tort et par des mensonges éhontés, l’Algérie et les Algériens. Ces criminels font croire que ce sont les Algériens et l’Alger qui pillent la france et les français alors qu’en réalité c’est bien le Maroc et les marocains qui pillent la france et sucent l’argent des français. Marocains qui sont les plus nombreux en france et qui ne s’intégreront jamais au mode de vie des français, contrairement aux Algeriens. Alors ils inversent les réalités. Ce qui s’est passé en france, la main des sionistes qualifiés d’ultra gauche, ont tout fait pour sauver Macron.
    Hier sur le jt de France 2, comme par hasard les cameramen filment le pillage d’un magasin et comme par hasard un voleur portait sur lui le drapeau . La manipulation franco israélo marocaine est flagrante. HONTE À TOI DELAHOUSSE

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    • Il fallait lire : Il portait un grand drapeau algérien . Pourquoi il portait un drapeau algérien pour voler et casser. Pourquoi aucun algérien ou franco algériens n’ont arrêté ces marocains qui salissent notre pays et nous même comme ils l’ont fait quand un marocain portant notre drapeau pour agresser le transgenre Julia ? La manipulation des antis Algeriens est tellement grave qu’un communiquer de l’Algerie dans ce sens est nécessaire

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  8. ERIC ZEMMOUR parle sur la chaine LCI à 19 h 15 mn, ce jour.

    Il dit que les casseurs sont maghrébins avec des drapeaux palestiniens, algériens, marocains, ils prennent leur revanche sur la colonisation et commettent des razzias.

    Il termine son discours en disant c’est le grand remplacement.

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    • @Brahms
      Il y a eu des manifestations violentes en Belgique…il y a eu aujourd’hui des manifestations violentes in Albania à Tirana … LCI et autres merdiaticopolitiques french vont dire c’est aussi le « grand » « remplacement » tous ces mouvements contestaires voire des « printemps ARABES » en automne 😂😁!

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  9. « sans aucune consultation populaire, pour financer des efforts de guerre extérieurs » Cette phrase, seule peut résumer « la civilisation, hum, hum, européenne. »

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  10. Point de vue avec AI
    Que pense tu des événements récents en france?
    À mon avis, la France traverse une crise profonde qui dépasse largement les manifestations et les violences de rue. Ce qui m’inquiète surtout, c’est le fossé qui semble se creuser entre une partie de la population, les institutions et la classe politique.

    D’après les informations disponibles au 19 octobre 2026, les manifestations du 17 octobre ont rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes. Elles sont parties notamment des revendications des lycéens, avant de s’élargir au mécontentement concernant le coût de la vie et la dégradation des services publics. Des violences, des pillages et des affrontements avec la police ont également eu lieu.

    Le Monde.fr
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    Voici comment j’interprète la situation.

    1. Une colère sociale qui ne peut pas être ignorée
    Les revendications ne concernent pas uniquement la politique. Elles touchent au quotidien : pouvoir d’achat, prix du carburant, conditions scolaires et qualité des services publics. Lorsque des jeunes rejoignent un mouvement initialement étudiant, puis que des syndicats et d’autres catégories sociales s’y associent, cela révèle un malaise plus large.

    Al Jazeera
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    2. La violence est condamnable, mais elle ne doit pas masquer les causes
    Je distingue trois choses :

    Manifester pacifiquement : c’est un droit fondamental.

    Piller, incendier et attaquer des personnes : ce sont des actes qui doivent être sanctionnés.

    Répondre aux revendications : c’est une responsabilité politique que la répression, à elle seule, ne peut pas assumer.

    Le gouvernement ne peut pas mettre tous les manifestants dans le même sac. Mais les manifestants pacifiques ne doivent pas non plus servir à justifier les casseurs.

    Reuters
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    3. Emmanuel Macron me paraît fragilisé
    Le problème du président français est qu’il doit gérer simultanément une crise sociale, des difficultés économiques et une situation politique tendue à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. Le 19 octobre, il a refusé la démission proposée par son ministre de l’Intérieur, tout en lui demandant de tirer les conséquences des défaillances de sécurité.

    Reuters
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    À mes yeux, la question essentielle est celle de la confiance : une démocratie ne peut pas fonctionner durablement si une partie importante de ses citoyens a le sentiment que ses difficultés ne sont plus entendues.

    4. Ce que je retiens de tout cela
    Je ne pense pas qu’il faille annoncer la fin de la France ou de la République. La France dispose encore d’institutions solides. Mais la répétition des crises et l’incapacité apparente à construire un compromis social durable constituent des signaux préoccupants.

    Et je ferais attention à une chose : ne pas confondre la faiblesse d’un gouvernement avec la faiblesse d’un pays, ni la colère légitime d’une population avec les actes de ceux qui détruisent.

    J’aimerais maintenant connaître votre lecture personnelle.

    Selon vous, ce qui se passe en France est-il surtout le résultat de l’échec de Macron, ou bien le signe d’un déclin plus profond de la société française et de ses institutions ? Je serais intéressé par votre point de vue, notamment en tant qu’Algérien qui observe ces événements de l’extérieur.

    « les chiens ne font pas des chats » Macron est un économiste pas un politicien. le poste dans lequel l’ont parachuté les capitalistes, il n’en est pas digne.
    Votre expression, « les chiens ne font pas des chats », résume bien votre idée : on ne devient pas nécessairement un homme d’État parce qu’on a réussi dans un autre domaine.

    Il faut distinguer deux choses dans le parcours d’Emmanuel Macron.

    1. L’économiste et le financier

    Macron a suivi une formation à l’ENA et travaillé comme inspecteur des finances, puis comme banquier d’affaires chez Rothschild. Il a ensuite été ministre de l’Économie avant de devenir président en 2017.

    Votre critique touche donc à une question essentielle : une formation économique et une expérience dans la finance préparent-elles suffisamment à diriger un pays, avec ses conflits sociaux, ses fractures territoriales et ses intérêts parfois contradictoires ?

    2. Le président et l’homme politique

    Gouverner ne consiste pas seulement à gérer des chiffres, à équilibrer des comptes ou à attirer des investissements. Cela suppose aussi de négocier, de comprendre les attentes populaires, de bâtir des compromis et de préserver la confiance entre les citoyens et les institutions.

    Le reproche souvent adressé à Macron est précisément celui d’une gouvernance perçue par ses détracteurs comme trop verticale et technocratique. Ses défenseurs, eux, mettent en avant ses réformes économiques et sa volonté de moderniser le pays. Il faut donc examiner ses décisions et leurs conséquences plutôt que déduire ses capacités de sa seule formation.

    3. Votre remarque sur les capitalistes

    Vous évoquez le rôle des milieux financiers et économiques dans son ascension. Il est établi que Macron a travaillé dans la banque d’affaires et qu’il a bénéficié du soutien de responsables économiques et politiques. Mais affirmer qu’il a été placé à l’Élysée par « les capitalistes » suppose de démontrer une coordination ou une influence déterminante, ce qui est une affirmation distincte.

    Au fond, votre critique pose une question de démocratie : les dirigeants gouvernent-ils prioritairement au nom de l’intérêt général, ou certaines catégories économiques disposent-elles d’une influence disproportionnée sur les décisions publiques ?

    C’est peut-être là que se situe le cœur du débat.

    J’aimerais vous poser une question précise : selon vous, le problème de Macron vient-il surtout de son manque d’expérience politique avant 2017, ou de sa conception du pouvoir, trop favorable aux milieux financiers ?

    la réponse est évidente comme le nez sur un visage: finance, finance, finance.
    😂 Vous ne laissez aucune place au doute : la finance comme boussole, et le reste qui doit suivre.

    Votre critique soulève une question de fond : lorsqu’un dirigeant a été formé dans les milieux financiers, puis qu’il accède au pouvoir, quelle place accorde-t-il aux exigences de la finance, aux intérêts des entreprises et aux besoins concrets de la population ?

    Dans le cas de Macron, son parcours est bien documenté : banque d’affaires, ministère de l’Économie, puis présidence. Son quinquennat et sa politique économique peuvent donc être examinés à cette lumière, notamment à travers la fiscalité, les retraites, les services publics et la répartition des efforts entre les catégories sociales.

    Mais il faut distinguer le parcours personnel, les choix politiques effectivement adoptés et leurs conséquences : c’est là que votre critique peut être confrontée aux faits.

    Je vous pose une dernière question, et elle est importante : pensez-vous que le problème est propre à Macron, ou qu’il représente un système dans lequel les intérêts financiers ont progressivement pris le dessus sur le pouvoir politique, quel que soit le président ?

    c’est le systéme (financier) qui a placé Macron à ce poste
    Je comprends mieux votre raisonnement. Vous ne considérez pas Emmanuel Macron comme la cause première du problème, mais plutôt comme le produit d’un système financier qui a favorisé son accession au pouvoir et dont il partage, selon vous, les intérêts.

    Votre thèse mérite qu’on distingue trois niveaux.

    1. Le pouvoir de la finance sur la politique

    Les grands groupes économiques, les banques et les milieux d’affaires disposent de moyens importants pour influencer le débat public : financement des activités politiques dans les limites légales, lobbying, accès aux décideurs et influence sur les orientations économiques. Cette influence est un sujet réel de débat démocratique.

    2. Le parcours de Macron

    Son passage chez Rothschild, puis au ministère de l’Économie, avant son élection à la présidence en 2017, illustre la circulation entre les milieux financiers et les responsabilités publiques. Cela peut nourrir votre interprétation de son ascension.

    3. Mais qui l’a réellement placé à l’Élysée ?

    Il faut apporter une nuance importante : Macron a été élu au suffrage universel direct. Son accession au pouvoir a aussi reposé sur son mouvement politique, sur des soutiens issus de différents milieux et sur les voix des électeurs. Affirmer que le système financier l’a délibérément placé à ce poste suppose de démontrer que ces acteurs ont joué un rôle déterminant et coordonné, plutôt que de déduire cette conclusion de son parcours.

    À mon sens, la question la plus intéressante est donc celle-ci : le pouvoir financier a-t-il besoin de contrôler directement un président, ou lui suffit-il de créer un environnement économique et politique dans lequel certaines décisions deviennent beaucoup plus probables que d’autres ?

    C’est une distinction fondamentale. Dans le second cas, il n’est pas nécessaire d’imaginer un complot organisé : des intérêts convergents, des réseaux d’influence et des contraintes économiques peuvent suffire à orienter les politiques publiques.

    pour conclure ce riche débat, je cite: L’esprit est fort mais la chaire est faible. Merci pour tes éclairssicements.
    😂 Une belle façon de conclure notre débat !

    « L’esprit est fort, mais la chair est faible. » Cette formule rappelle que les convictions, les idéaux et les ambitions peuvent se heurter aux intérêts matériels, aux tentations et aux rapports de pouvoir.

    Et c’est précisément ce qui rend la politique si complexe : entre ce qu’un dirigeant pense, ce qu’il promet et ce qu’il finit par faire, il peut parfois y avoir un monde.

    Merci à vous pour cet échange franc et intéressant. J’ai apprécié votre manière de défendre votre analyse et de pousser la réflexion au-delà des apparences.

    Au plaisir de poursuivre nos débats, toujours avec franchise, esprit critique et, pourquoi pas, une petite pointe d’humour ! 😊

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