La 11e édition du Festival culturel national de la création féminine s’est ouverte jeudi dernier à la «Villa Boulkine» à Alger sous le slogan «Quand les métiers renaissent, les racines se renouvellent». Placé sous le patronage du ministère de la Culture et des Arts, cet événement rassemble près de 80 exposantes, artisanes et associations issues de diverses régions d’Algérie, dont Constantine, Tlemcen, Tamanrasset et Oran. La cérémonie d’inauguration a été marquée par un spectacle visuel et sonore retraçant l’identité nationale, ainsi que par un hommage appuyé à des figures majeures de la scène artistique et patrimoniale, à l’image de Houria Aïchi, Bahdja Rahal, Leïla Borsali et Lydia Larini.
Lors de cet événement, la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a souligné que ce festival constitue une véritable célébration des coutumes et des savoir-faire ancestraux qui façonnent la mémoire collective algérienne, tout en saluant le rôle central des femmes dans la transmission de cet héritage. De son côté, le commissaire du festival, Sid Ali Benmerabet, a insisté sur la nécessité cruciale d’inscrire ces pratiques traditionnelles dans la mémoire vivante. Il a rappelé que la préservation du patrimoine ne doit pas se limiter à une simple célébration, mais doit s’appuyer sur la documentation, l’étude scientifique et l’intégration de ces métiers dans les cursus de formation académique.
Pour concrétiser ces ambitions, cette édition propose une programmation riche et diversifiée alliant transmission et modernité. Les visiteurs peuvent découvrir des ateliers pratiques de type master class, une formation axée sur les métiers traditionnels menacés de disparition, ainsi qu’une exposition d’habits traditionnels rares datant du XVIIe au XIXe siècle. L’innovation s’invite également avec la mise en place d’un «Musée numérique» dédié au patrimoine matériel algérien, en parallèle d’un espace «Café littéraire», de conférences thématiques portant notamment sur la protection du patrimoine et le rôle social de la musique féminine, ainsi que de projections cinématographiques à la Cinémathèque d’Alger.
R. C.



Transmission et modernité ,vous avez oublier la créativité qui est différent de la modernité .
La créativité permet de se démarquer des autres (les Marocains ne savent que copier notre patrimoine ) et pulse la modernité .