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Devant la vanité d’un Maroc aux abois : Feijóo veut restaurer l’autorité bradée par Sanchez

Par Mohamed K. – S’exprimant depuis Tolède ce vendredi 16 octobre, le leader de l’opposition espagnole et président du Parti populaire (PP), Alberto Nuñez Feijóo, a publiquement dénoncé les agissements de Rabat, indiquant que le Maroc a désormais dépassé «de loin ce qui est admissible» à travers ses «défis continuels à la souveraineté nationale» espagnole.

Cette déclaration d’une rare virulence intervient dans un contexte de ras-le-bol généralisé face aux manœuvres de harcèlement hybride orchestrées par le voisin du Sud. En proclamant avec force que «l’Espagne n’a pas de maître», Feijóo brise le tabou de la complaisance diplomatique et exige une réponse «sereine et ferme». Ce durcissement de ton met en lumière la passivité coupable du gouvernement actuel de Pedro Sanchez, accusé de céder aux pressions du régime de Rabat au détriment de l’intégrité territoriale espagnole.

L’indignation de Feijóo n’est pas un fait isolé. Elle s’inscrit, en effet, dans la continuité d’un réquisitoire méthodique contre la politique étrangère agressive du Maroc. Les récents incidents maritimes, caractérisés par l’incursion prolongée d’une patrouille marocaine dans les eaux territoriales de Ceuta, juste après une visite officielle du roi Felipe VI et de la reine Letizia, ont été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Face à cette violation flagrante, le chef du PP avait déjà exigé le déploiement de la marine de guerre espagnole (l’Armada) pour sécuriser l’enclave, qualifiant la situation de véritable «agression».

Ce comportement belliqueux réactive les traumatismes des crises migratoires précédentes. Déjà en septembre, Feijóo avait pointé du doigt la responsabilité du Makhzen marocain dans la gestion opaque des flux migratoires. Il avait alors fustigé l’attitude marocaine concernant le non-retour des mineurs non accompagnés. Selon ses déclarations de l’époque, le refus du Maroc d’appliquer de manière effective les accords de rapatriement constituait la preuve formelle d’une «agression continue» visant à déstabiliser l’Espagne.

En rappelant fermement que la souveraineté de Ceuta et Melilla «n’est pas une question ouverte à la négociation», la droite espagnole dénonce un chantage intolérable. Le Maroc utilise alternativement l’arme migratoire et les provocations militaires pour tester les limites de Madrid. L’avertissement lancé par Feijóo est clair : si l’Espagne aspire à être respectée sur la scène internationale, elle doit impérativement cesser de courber l’échine face aux exigences unilatérales de l’Etat voyou du Maroc.

M. K.

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